Marius Plamondon

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Marius Plamondon
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Biographie
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Marius Plamondon, né à Québec en 1914 et mort en 1976 est un sculpteur et artiste canadien du vitrail qui a beaucoup contribué au renouveau de l'art du vitrail au Québec de son vivant. Son œuvre la plus célèbre est l’ensemble de dix vitraux qu’il a réalisés pour l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal.

Premières années[modifier | modifier le code]

Marius Plamondon est né en 1914 dans la ville de Québec. Il a étudié à l'École des beaux-arts de Québec[1]. Il a passé du temps en Italie où il a étudié la sculpture[2]. En octobre 1938, il alla travailler avec le sculpteur Henri Charlier en France[3]. Il a également été intéressé par le travail du sculpteur Jean Lambert-Rucki et son utilisation des distorsions expressives de l'art africain[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Plamondon participe à la renaissance remarquable des arts au Québec en 1940-1942, avec Louis Guay et le peintre Jean Paul Lemieux[4]. Il a insisté sur le fait que les artistes du vitrail devaient développer de nouveaux modes d'expression pour compléter la nouvelle architecture simplifiée de l'époque [5]. Plamondon est devenu professeur et directeur de l'École des beaux-arts du Québec[2]. Plamondon a fait vingt fenêtres pour la chapelle du noviciat des Clercs de Saint-Viateur, Joliette, décrite dans une étude de 1947 de Maximilien Boucher[6]. Le noviciat avait été construit en 1939 sur un projet de l'architecte René Charbonneau. Les magnifiques fenêtres de Plamondon contribuent à créer une atmosphère de mystère et de contemplation dans la chapelle, qui a été appelée une version moderne de l'église allemande de Frielingsdorff[7]. Plamondon a également créé des statues pour la chapelle[8].

Église du Très-Saint-Sacrement, Québec. L'église a des vitraux de Plamondon

De 1951 à 1952, Plamondon a sculpté trois niches destinées à contenir des images mariales dans la façade de la chapelle Notre-Dame de Lourdes au Lac-Bouchette[9]. En 1954, les vitraux de Plamondon ont été installés dans l'église du Très-Saint-Sacrement au Québec dans les années 1920, ajoutant de la couleur à une nef néo-romane plutôt austère[10]. Il a reçu une subvention de recherche de la Société royale du Canada qui lui a permis de se rendre en Europe en 1955-1956 afin de documenter des vitraux anciens et modernes[3]. Plamondon était parmi les artistes choisis pour décorer l'intérieur de l'hôtel Queen Elizabeth, propriété du Chemin de fer Canadien National, qui a ouvert ses portes en 1958. Il a présenté une peinture murale en vitrail. Jean Dallaire (tenture murale), Claude Vermette (carreaux de céramique), Julien Hébert (portes d'ascenseurs en bronze) et Albert Edward Cloutier (panneaux de bois sculptés[11]).

En avril 1957, Plamondon fut invité à faire les fenêtres de la basilique de l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal[3]. Entre 1958 et 1978, Plamondon a créé dix fenêtres dans les allées de l’Oratoire. Celles-ci illustrent les actions extraordinaires de saint Joseph, le saint patron du Québec, dans la vie des Canadiens. Il a également fabriqué quatorze vitraux pour le cimetière, représentant les vertus et les qualités de saint Joseph, ainsi que deux demi-cercles et une rosace. Les fenêtres sont éducatives et contribuent également à l'atmosphère calme de la basilique[12]. L'autel et le crucifix de la basilique ont été fabriqués par l'ancien professeur de Plamondon, Henri Charlier[13].

Plamondon a épousé Muriel Hall le 17 août 1944[14]. C'était une soprano populaire qui a joué à la radio et lors de concerts entre 1930 et 1950[2]. Sa femme a continué à se produire sous son nom de jeune fille pendant quelques années[14]. Il est décédé en 1976[2]. Une rue du quartier Montchâtel à Québec a été nommée en 1985[15]. Son fonds d'archives est conservé au Musée national des beaux-arts du Québec.

Fenêtre de l'Oratoire Saint-Joseph de Montréal

Les dix fenêtres de l'Oratoire Saint-Joseph[12] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ostiguy 1982, p. 11, 154.
  2. a b c et d Rodrigue 2014.
  3. a b et c Robillard 2005, p. 370.
  4. Dubé 2002, p. 173.
  5. Lerner et Williamson 1991, p. 282.
  6. Lerner et Williamson 1991, p. 707.
  7. Hunter Publishing 2006, p. 229-230.
  8. Samuel et Maher 1998, p. 148.
  9. Laflèche et Routhier 2001, p. 152.
  10. Hunter Publishing 2005, p. 116.
  11. Lerner et Williamson 1991, p. 852.
  12. a et b Turbide 2011.
  13. Ulysses Travel Guides 2004, p. 165.
  14. a et b Guay 2011.
  15. Marius-Plamondon, rue.
  16. Laroche, Ginette. et Fabrique Saint-Sacrement., Marius Plamondon et les verrières de Très-Saint-Sacrement : histoire et interprétation, Fabrique de la paroisse du Très-Saint-Sacrement de Québec, [2010] (ISBN 9782981220806 et 2981220802, OCLC 937814531, lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]