Marius Cottier

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Marius Cottier
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Parti politique

Marius Cottier, né le à Jaun et mort le [1], est une personnalité politique suisse, membre du parti démocrate-chrétien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marius Cottier est originaire de Jaun (Bellegarde). Il est catholique et germanophone. Il est le troisième d’une fratrie de sept enfants. Tous feront des études. Leur père Albert est forestier; leur mère Lina, née Vonlanthen, est restauratrice.

Le jeune Marius accomplit son école primaire dans son village natal. A l’âge de 12 ans, il entre comme interne au Collège Saint-Michel, où il obtient son baccalauréat latin-grec. Bilingue allemand-français, il apprend l’anglais lors d’un séjour de quelques mois au Royaume-Uni en 1958. De retour en Suisse, il suit une formation très sélective de pilote militaire et il obtient, en 1960, son brevet. Il couronne ses études de droit en 1966 par un doctorat à l’Université de Fribourg. Il fait un stage d’avocat et il obtient sa patente en 1968. Il a 31 ans. Il ouvre son étude en ville de Fribourg.

Inscrit en 1968 au parti conservateur (PDC en 1970), il en préside les Jeunesses de 1970 à 1972. Il sera également président de la commission du parti pour les questions universitaires dans le contexte né de mai 1968. En 1972, il entre au Conseil de l’Université. Il participe à la fondation, en 1970, de l’Université populaire.

En 1976, Marius Cottier entre en lice pour les élections au Conseil d’État. Lors du deuxième tour, le 5 décembre, où s’affrontent huit candidats pour six sièges, il est élu en tête avec 53 % des suffrages.

Au Gouvernement, il obtient la Direction de l’Instruction publique et des Cultes, qui devient en 1980 Direction de l’Instruction publique et des Affaires culturelles. Durant sa première législature, il défend devant le Grand Conseil neuf lois et huit décrets. Au nombre des premières figurent principalement : deux lois de 1978, l’une sur le Conservatoire, jusqu'ici institution privée, l’autre sur la réorganisation de l’Université et la loi de 1979 sur l’organisation de l’Église évangélique réformée. Parmi les décrets, on retient notamment : celui de 1978 sur l’agrandissement du Musée d’art et d’histoire; et celui de 1980 sur l’agrandissement du Collège Sainte-Croix qui, soumis au peuple, est accepté par 61 % des votants.

Le 6 décembre 1981, Marius Cottier brigue un second mandat. Après le ballottage général du premier tour, il est élu au second, le 6 décembre, en deuxième position sur huit compétiteurs. La législature lui permet de faire voter par le Grand Conseil cinq lois et six décrets. Dans le domaine de l’enseignement, l’accent est mis sur l’école obligatoire : la loi de 1884, centenaire, fait place à celle de 1985, qui met l’accent sur le cycle d’orientation et la scolarité enfantine. En 1985 encore, le canton adhère à l’accord intercantonal de 1984 sur le financement des Universités. En matière culturelle, l’Etat engage en 1986 un crédit en faveur de fouilles archéologiques prometteuses à Vallon, dans la Broye ; leurs résultats probants sont à l’origine du Musée romain.

En ces années 1980, Marius Cottier se penche aussi sur un important et délicat dossier, celui du bilinguisme. Il estime qu’il est temps de légiférer et qu’il faut, selon ses mots : « préparer le peuple ». À cet effet, il souhaite vivement le dialogue entre les deux principales associations linguistiques : la « Deutschfreiburgische Arbeitsgemeinschaft » et la « Communauté romande du Pays de Fribourg ».

Marius Cottier est réélu pour un troisième et dernier mandat en 1986. Il s’investit beaucoup en matière de sport. Certes, le projet de création de centres cantonaux est rejeté par le peuple (votation du 25 septembre 1988), mais, en quinze ans, « Monsieur Sport » aura inauguré quarante-neuf salles aux quatre coins du canton.

Durant ses deux dernières années gouvernementales, Cottier s’occupe de lois d’importance majeure : en 1990, les rapports entre les Églises et l’Etat, ainsi que la reconnaissance de la Communauté israélite ; en 1991, l’enseignement secondaire supérieur, les affaires culturelles, les institutions culturelles et la protection des biens culturels. L’État soutient financièrement la création du Théâtre des Osses, à Givisiez, et celle de l’Opéra de Fribourg. Le budget culturel de l’État comporte désormais chaque année l’acquisition d’au moins une œuvre d’un artiste fribourgeois en vie.

Après avoir présidé le Gouvernement en 1983 et en 1990, Marius Cottier quitte le Conseil d’État le 31 décembre 1991. Il n’a que 54 ans. Très actif, il préside le Conseil d’administration de deux institutions : celui de l’Union des Banques Raiffeisen (au niveau suisse), dont le siège est à Saint-Gall, et celui de la Fondation de l’Institut Saint-Joseph à la Gouglera (Singine), dont la mission est sociale. Dès 1989, il est membre de la Société suisse du Sport-Toto, puis membre de son comité dès 1992, enfin vice-président. En 1997, il est cofondateur de l’Espace Jean Tinguely – Niki de Saint Phalle, sis au cœur de la ville de Fribourg.

Famille[modifier | modifier le code]

En 1966, Marius Cottier épousera Ilsemarie, née Dechamps, de nationalité allemande. Le couple aura quatre enfants, élevés à Fribourg. Son frère Anton, né en 1943, sera conseiller aux Etats.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Disparition de l'ancien ministre Marius Cottier », sur La Liberté, (consulté le 8 mars 2019)

Annexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Georges Andrey, John Clerc, Jean-Pierre Dorand et Nicolas Gex, Le Conseil d’Etat fribourgeois : 1848-2011 : son histoire, son organisation, ses membres, Fribourg, Éditions La Sarine, (ISBN 978-2-88355-153-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]