Marionnaud

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Marionnaud
logo de Marionnaud

Création 1984
Dates clés 1er août 1988 : immatriculation de Marionnaud Lafayette
Fondateurs Bernard Marionnaud
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Christian Salbaing, Président

Gabriele Betti, Directeur général

Actionnaires AS Watson (90,69 %)
Activité Distribution
Produits Parfumerie
Société mère Marionnaud Holdings, détenu par AS Watson filiale de CK Hutchison Holdings
Sociétés sœurs Marionnaud Parfumeries
Marionnaud Espaces
Marionnaud Services
Effectif 3369 en 2017
siren 348 674 169
Site web www.marionnaud.fr

Chiffre d'affaires 593 millions d'euros en 2015

602 millions d'euros en 2016 573 millions d'euros en 2017

Résultat net 42 millions d'euros en 2015 (perte)

60 millions d'euros en 2016 (perte) 44 millions d'euros en 2017 (perte)

Marionnaud est une chaîne de parfumeries française d'envergure internationale basée à Paris, fondée par Bernard Marionnaud[1].

Le groupe qui emploie plus de 4 000 personnes, appartient depuis 2005 au groupe hongkongais CK Hutchison Holdings.

Marionnaud est la troisième plus grande chaîne de parfumerie et de cosmétiques en Europe.

En plus des parfums, cosmétiques et produits de soin corporel, l’entreprise vend également des accessoires assortis. Elle propose également des soins dans plus de 250 instituts de beauté en France.

Marionnaud fait partie du domaine Luxury Perfumeries & Cosmetics d’A.S. Watson, premier réseau de distribution dans le domaine beauté et santé dans le monde, avec d'autres chaînes de parfumeries et drugstores en Europe comme Kruidvat, Superdrug et ICI Paris XL. A.S Watson constitue à son tour le groupe de vente au détail du conglomérat international CK Hutchison Holdings basé à Hong Kong.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien logo de Marionnaud

Bernard Marionnaud (1934-2015) ouvre sa première parfumerie à Clamart en 1958, puis étend son réseau à une quinzaine de points de vente[2]. En 1984, Marionnaud est repris par l'homme d'affaires Marcel Frydman. À partir de 1986, l'acquisition de nombreuses parfumeries conduisant à une expansion continue. En 1996, acquisition de Bernard Marionnaud SA, le nombre d'implantations double d’un seul coup : la chaîne compte 48 magasins. En 1997, Marcel Frydman décide d'adopter la marque Marionnaud. Il introduit ensuite la société sur le marché boursier. L'ouverture du capital est investi dans la poursuite de l'expansion du nombre de magasins. En 1998, l'enseigne est le premier distributeur à proposer à ses clients un programme de fidélité: la Carte Marionnaud.

En 2000, sont acquises les sociétés Alrodo, Europarfums et Parfumerie Principale, permettant à Marionnaud de s'installer en Suisse. En 2001, entrée en Autriche avec l'acquisition de 52 « Impo-Parfumeries » et 35 « Holzer-Parfumeries ».

De 1997 a 2002 : acquisitions ou ouvertures de 1 100 implantations supplémentaires. En 2005, la situation financière est très précaire, Marionnaud est alors racheté à Marcel Frydman par les hong-kongais d'A.S. Watson[3],[4]. L'entreprise est pourtant alors en tête sur l'Europe de la distribution de parfums, avec plus d'un quart de part de marché[3]. Mais les plans de licenciement se succèdent en France[4],[5].

En mai 2005, l'homme d'affaires belge, Albert Frère, a annoncé avoir acquis 5,01 % du capital de Marionnaud et 4,07 % des droits de vote. L'opération a eu lieu le 24 décembre dernier via Distripar, une filiale de la holding CNP. Le groupe a indiqué qu'il s'agissait d'un mouvement amical. À ce stade, l'acquisition de 5 % du capital ne représente qu'un investissement limité. Mais d'un point de vue stratégique, il faut souligner que le groupe belge est déjà impliqué dans le secteur de la parfumerie, grâce à une participation de 50 % dans Planet Parfum (numéro 2 en Belgique et au Luxembourg). De plus est un proche de Bernard Arnault, le patron de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, principal concurrent de Marionnaud via sa filiale Sephora.

En 2005, AS Watson, filiale du conglomérat Hutchison Whampoa lance une offre publique d'achat sur Marionnaud à 21,80  par action et 69,74  par obligation convertible. À l'issue de la 1re offre, AS Watson détient 90,69 % du capital de Marionnaud. La société est ensuite retirée de la bourse.

Après les années 2010, les cadres dirigeants sont chroniquement remplacés par la maison mère qui fait preuve d'un « management autoritaire »[3]. Marionnaud se retrouve en troisième position derrière Sephora et Nocibé[3],[6] et les pertes s'accumulent[3]. Cherchant à s'orienter principalement vers les grandes marques de luxe, la distribution de produits en marque propre — générateur de marge — ne représente qu'un dixième des ventes contre habituellement un quart dans les enseignes comparables[3].

En mai 2018, Li Ka Shing, seul actionnaire de Marionnaud prend sa retraite, mais nul ne sait si la retraite du milliardaire de Hong Kong aura ou non pour conséquence un changement stratégique au sein du groupe ou la cession de l'entreprise[7].

Organisation et données financières.[modifier | modifier le code]

Lors de la cession de l'entreprise en 2008, les points de ventes sont de nature hétéroclite, de 80 à 1 500 m2, certains sont côte à côte, plus de 20 % sont déficitaires ; plusieurs sont fermés ou rénovés à partir de 2010[3]. En 2013, ses implantations comptent plus de 1 100 magasins[8] dans treize pays, dont 531 en France[3]. En 2018, l'entreprise est implantée dans 10 pays : la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la République Tchèque et Slovaquie.

Le groupe Marionnaud compte deux société d'exploitation Marionnaud Lafayette et Marionnaud Parfumeries.

Cette dernière a déclaré un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros en 2017 et une perte de 185 millions d'euros.

Le montant cumulé des pertes des deux sociétés s'élève donc à 229 millions d'euros en 2017.

Démêlés judiciaires[modifier | modifier le code]

Comptabilité et délit d'initié[modifier | modifier le code]

L'Association de défense des actionnaires minoritaires (« Déminor ») réclame auprès de l'Autorité des marchés financiers l'ouverture d'une enquête sur l'information financière et les comptes publiés par Marionnaud sur trois années. L'AMF confirme être en train d'étudier le sujet sans toutefois préciser si une enquête était déjà en cours. Finalement, la commission des sanctions de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) condamne Marcel Frydman et son fils Gérald en novembre 2008[9],[10],[11].

Entente sur les prix[modifier | modifier le code]

L'Autorité de la Concurrence a sanctionné en 2006 les distributeurs Marionnaud, Sephora et Nocibé et d'autres sociétés pour s'être entendus entre 1997 et 2000 sur les prix dans la distribution des parfums[12],[n 1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette affaire est développée dans Sephora (entreprise)#Entente sur les prix.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bernard Marionnaud, un homme au parfum », avec la collaboration de Sylvie Nordheim, Editions du Cherche-Midi - novembre 2012
  2. « Parfumeries Marionnaud : décès du fondateur », Le Figaro, 22 juillet 2015.
  3. a b c d e f g et h Thiébault Dromard, « Marionnaud encaisse mal le choc des cultures », Challenges, no 382,‎ , p. 40 et 41 (ISSN 0751-4417)
  4. a et b « Marionnaud va supprimer près de 700 postes », Entreprise, sur challenges.fr, Challenges, (consulté le 24 septembre 2014)
  5. Corinne Scemama, « Les déboires de Marionnaud », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion,
  6. « Sephora creuse l'écart dans la parfumerie sélective » LSA, 24 février 2011
  7. nc, « le millardaire li ka shing », la tribune,‎
  8. AFP, « Des salariés assignent Marionnaud en justice », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion, (consulté le 24 septembre 2014)
  9. « 18 mois avec sursis pour l'ancien PDG de Marionnaud », Justice, sur lexpansion.lexpress.fr, L'Expansion, (consulté le 24 septembre 2014)
  10. Alfredo Allegra : "Délit d'initié: Sanction de 5 millions d'euros pour Marcel Frydman, l'ex-PDG de Marionnaud", le Blog de Maître Allegra, 21 févr. 2009
  11. [PDF] http://avocats.fr/space/alfredo.allegra/content/delit-d-initie---sanction-de-5-millions-d-euros-pour-marcel-frydman--l-ex-pdg-de-marionnaud_0C68B9EA-9C73-436D-A288-67BF152A099C http://www.amf-france.org/documents/general/8728_1.pdf
  12. Entente illicite/Parfums: 40M€ d'amende, lefigaro.fr, 27 janvier 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]