Marion Gordon-Orr

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Marion Gordon-Orr
Biographie
Titulature comtesse de la Marche
Dynastie Maison d'Orléans
Nom de naissance Marion Mercedes Gordon-Orr
Naissance (77 ans)
Santiago du Chili
Père James Gordon-Orr
Mère Mercedes Devia
Conjoint Thibaut d'Orléans, comte de la Marche
Enfants Robert d’Orléans, comte de la Marche
Louis-Philippe d’Orléans

Marion Gordon-Orr, devenue, par son mariage, Marion d'Orléans, née le à Santiago du Chili, une écrivaine française d'origine britannico-chilienne. Elle porte le titre de courtoisie comtesse (douairière) de la Marche.

Famille[modifier | modifier le code]

Marion Gordon-Orr, de nationalité chilienne et issue d'une famille bourgeoise écossaise, est la fille de James Gordon-Orr et de son épouse María de las Mercedes Devia, d'origine chilienne.

Le , elle épouse à Édimbourg, en Écosse, Thibaut d'Orléans, comte de la Marche, dernier des onze enfants d'Henri d’Orléans (1908-1999), comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France, et de son épouse Isabelle d’Orléans et Bragance (1911-2003).

De cette union sont nés deux fils, dont l’un mourut jeune :

Biographie[modifier | modifier le code]

En dépit de l'opposition très nette du comte de Paris — qui refusait que ses enfants se marient en dehors des familles royales — Marion Gordon-Orr vit une relation heureuse avec Thibaut d'Orléans, avec lequel elle s'unit en 1972.

Le chef de la maison d'Orléans refuse d’aider financièrement son fils et sa belle-fille, alors les deux jeunes gens se lancent dans différents projets artistico-financiers. Entre 1973 et 1974, le comte et la comtesse de la Marche publient une série de romans historiques qui connaissent à l’époque un certain succès de librairie. Puis le couple ouvre une galerie d’art, rue de Nesle, à Saint-Germain-des-Prés qui finit par faire faillite.

Le , le couple perd son deuxième fils (qui meurt brutalement à l'âge de huit mois de septicémie)[1]. Durant les funérailles, le comte de Paris fait savoir à tous qu’il considérait son petit-fils comme inférieur au reste de la famille et refuse de faire placer son corps dans la crypte familiale des Orléans[note 1],[2].

Dans les mois qui suivent les obsèques de son fils, Thibaut d'Orléans est incarcéré pendant dix-huit mois pour complicité de vol d'œuvres d'art. Évidemment, l’affaire fait grand bruit et les problèmes du comte et de la comtesse de la Marche se retrouvent à la Une de nombreux journaux. Il aurait été associé à une tentative de vol d’œuvres d'art chez Suzanne Courty pour relancer la galerie d'art de Nesle[3],[4].

Quelque temps après sa sortie de prison, Thibaut d'Orléans quitte la France et sa femme pour se rendre en Centrafrique et y organiser des safaris pour de riches touristes. C’est dans ce pays qu'il trouve mystérieusement la mort, le , jour des funérailles de son parrain, l'ancien roi d'Italie Humbert II[5]. Marion d’Orléans et plusieurs de ses beaux-frères et belles-sœurs (dont Jacques) pensent alors à un assassinat mais gardent le silence, probablement pour éviter un nouveau scandale, et la thèse officielle consiste en un décès par « épanchement péricardiaque volumineux ». Toutefois, entre 1989 et 1991, le mystère de la mort de Thibaut d'Orléans rebondit, sans que les investigations menées par la justice permettent d'éclairer davantage ce qui s'est passé en 1983.

À partir de 1981, Marion d'Orléans et son fils s'installent à Thoiry, dans une résidence que leur prête le comte Paul de La Panouse et sa famille. Elle travaille à temps partiel pour la maison de décoration anglaise Designers Guild et se livre également à la profession d'interprète[réf. nécessaire].

Marion d'Orléans n'a jamais republié de livre depuis la mort de son mari.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Marion d'Orléans et son époux Thibaut d'Orléans ont coécrit une saga historique publiée sous le titre des Princes du sang :

  • Les Princes du sang, 1 : Un Château en Bavière, Paris, Tallandier, 1973 (roman également traduit en anglais sous le titre de A Castle in Bavaria par H. Weaver et publié chez William Heinemann en 1977).
  • Les Princes du sang, 1 : La Mort du petit prince, Paris, Tallandier, 1973
  • Les Princes du sang, 2 : Le Temps des aventuriers, 1 : Les Mémoires de Maria, Paris, Tallandier, 1973
  • Les Princes du sang, 2 : Le Temps des aventuriers, 2 : Les Temps nouveaux, Paris, Tallandier, 1973
  • Les Princes du sang, 3 : L'Ombre de la guerre, Paris : Tallandier, 1974
  • Les Princes du sang, 4 : Le Sort des armes, Paris, Tallandier, 1974

Chacun de ces ouvrages a été réédité ensuite en poche chez Presses Pocket.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le comte de Paris et sa descendance, Du Chaney Eds, Paris, 1998 (ISBN 2913211003).
  • Jacques d’Orléans avec la collaboration de Bruno Fouchereau, Les ténébreuses affaires du comte de Paris, Albin Michel, Paris, 1999 (ISBN 2-22-611081-X).
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, Paris, 1999 (ISBN 2-26-201583-X).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le jeune Louis-Philippe d'Orléans a en effet été enterré dans une chapelle latérale et non dans la crypte familiale elle-même

Références[modifier | modifier le code]