Mario Zanin (archevêque)
| Nonce apostolique en Argentine (d) | |
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| Nonce apostolique au Chili (d) | |
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| Archevêque catholique | |
| à partir du | |
| Administrateur apostolique Administration apostolique de Harbin | |
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| Archevêque titulaire Archidiocèse de Traianopoli de Rhodope (d) | |
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Giacinto Gaggia (en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité |
Prêtre catholique (à partir du ) |
| Consécrateurs |
Pietro Fumasoni-Biondi, Carlo Salotti, Giosuè Cattarossi (en) |
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Mario Zanin (3 avril 1890 – 4 août 1958), parfois appelé par la forme française de son nom, « Marius Zanin », et également connu sous le nom chinois de « Cài Níng » (蔡寧), est un prélat italien et diplomate du Saint-Siège. Il est nonce apostolique en Chine (en) de 1933 à 1946, au Chili (en) de 1947 à 1953 et en Argentine (en) de 1953 à 1958.
Chine
[modifier | modifier le code]Le 28 novembre 1933, il est nommé délégué apostolique en Chine (en) et archevêque titulaire de Trajanopolis-en-Rhodope (de) et est consacré le 7 janvier 1934 par le cardinal Pietro Fumasoni-Biondi avec comme co-consécrateurs l'archevêque titulaire de Philippopolis-en-Thrace (de) Carlo Salotti et l'évêque de Belluno-Feltre Giosuè Cattarossi (it)[1]. En tant que délégué apostolique en Chine, Zanin n'a pas le rang d'ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement chinois[2]. Il bénéficie néanmoins des honneurs réservés aux ministres plénipotentiaires[3]
En 1939, après la conquête japonaise de Nanjing, Zanin reste en territoire occupé[4], déléguant à un franciscain américain son autorité sur la zone contrôlée par le gouvernement chinois, dont la capitale provisoire est Chongqing[5]. Selon des câbles diplomatiques japonais, il recommande au pape Pie XII que le Vatican reconnaisse le Gouvernement national réorganisé de la république de Chine basé à Nanjing (un État fantoche japonais) comme le gouvernement légitime de la Chine, par opposition au gouvernement du KMT à Chongqing[6]
Dans la zone occupée, les catholiques, comme la plupart des gens, se sont adaptés à la domination japonaise. Dans certaines localités, les catholiques essayent de collaborer avec les nouvelles autorités. Zanin reçoit des plaintes concernant des missionnaires qui manifestaient de la sympathie envers les occupants. D'autre part, après le massacre, près du siège d'une mission, de soldats chinois sous commandement japonais, une soixantaine de catholiques, dont un évêque, soupçonnés d'être impliqués, ont été arrêtés dans l'intention de les traduire en cour martiale, mais après l'intervention des représentants diplomatiques français, ils sont libérés, à l'exception d'un prêtre, à condition que l'évêque, qui a précédemment refusé de rencontrer les autorités japonaises, soit démis de ses fonctions[5]. Les missionnaires sont internés et certains sont tués[7]. Zanin impose une stricte neutralité, demandant aux évêques de dire à leurs prêtres « d'éviter même l'apparence de toute action qui [...] pourrait donner une excuse pour des représailles contre les résidences missionnaires. [...] Ne laissez pas toute la communauté périr à cause de l'imprudence d'une seule personne. »[5]. Cela déplaît à ceux qui prônent une forme de résistance passive ou active à l'envahisseur[8], et donne lieu à des protestations officielles de la part du gouvernement de Tchang Kaï-chek[9].
Amérique du Sud
[modifier | modifier le code]Claude G. Bowers (en), ambassadeur américain au Chili (de), décrit Zanin à la fin des années 1940 comme « un homme grand et mince, aux cheveux grisonnants, [...] très cultivé, exceptionnellement compétent et brillant »[10]
En 1953, Zanin est transféré à la nonciature de Buenos Aires (en), où il meurt le 4 août 1958. Il est ainsi témoin de la « Révolution libératrice » de 1955 qui met fin au règne de Juan Perón[11].
Succession apostolique
[modifier | modifier le code]Carmine Rocco a ordonné les évêques suivants[1]:
- Évêque Cutbert Martin O'Gara (de), C.P. (1934)
- Évêque Assuero Teofano Bassi (it), S.X. (1935)
- Évêque Mario Civelli (no), P.I.M.E. (1935)
- Évêque Philip Côté (en), S.J. (1935)
- Cardinal Paul Yü Pin (Yu Bin) (1936)
- Évêque Fabian Yu Yuwen (no) (Yu Teh-guen) (1936)
- Évêque Louis-Prosper Durand (pl), O.F.M. (1938)
- Évêque Joseph Marie Yuan Kezhi (no) (Yuan Kezhi, Yuen Ching-ping) (1945)
- Évêque Vladimiro Boric (es), S.D.B. (1949)
- Évêque José Borgatti (es), S.D.B. (1953)
- Évêque Alejandro Schell (en) (1958)
Références
[modifier | modifier le code]- (en) David M. Cheney, « Archbishop Carmine Rocco † », sur catholic-hierarchy.org.
- ↑ (en) Beatrice Leung, Sino-Vatican Relations [« Relations sino-vaticanes »], Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 44.
- ↑ (en) « China: The Apostolic Delegate Honoured » [« Chine : le délégué apostolique honoré »], The Tablet, (lire en ligne).
- ↑ (en) Pierre Blet, Pius XII and the Second World War [« Pie XII et la Seconde Guerre mondiale »], Paulist Press, (lire en ligne), p. 131.
- (en) Ernest P. Young, Ecclesiastical Colony, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19992462-2, lire en ligne), p. 249.
- ↑ (en) The « Magic » Background to Pearl Harbor, vol. 3, Département de la Défense (lire en ligne), p. 243–247.
- ↑ (en) Nicholas Standaert (éd.) et R.G. Tiedemann (éd.), Handbook of Christianity in China, vol. 2, BRILL, (ISBN 978-90-0411430-2, lire en ligne), p. 521.
- ↑ (en) Raymond Pong et Carlo Caldarola, « China: Religion in a Revolutionary Society », dans Religions and Societies: Asia and the Middle East, Berlin, , p. 573.
- ↑ Young 2013, p. 340n.
- ↑ (en) Claude Gernade Bowers, Chile through Embassy Windows, 1939-1953, Simon and Schuster, , p. 88.
- ↑ (es) Dionisio Petriella, Los italianos en la historia de la cultura argentina, Asociación Dante Alighieri, (lire en ligne).
Liens externes
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- Ressource relative à la religion :
