Mario Meunier

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Mario Meunier
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Mario Meunier en 1932.
Naissance
Saint-Jean-Soleymieux,(42560) Loire (France)
Décès (à 79 ans)
Le Crozet, Loire (France)
Nationalité Française
Domaines Hellénisme
Distinctions Ordre du Phénix
Commandeur de la Légion d'honneur
Ordre du Sauveur

Mario Meunier, né à Saint-Jean-Soleymieux le et mort le , est un helléniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son certificat d'études et étudié le latin auprès du curé du village qui avait remarqué son intelligence et espéré sans doute une future vocation, il fut poussé à aller perfectionner ses connaissances latines chez les trappistes d'Aiguebelle, puis, ayant revêtu la bure de novice, chez les bénédictins de Marseille. Là, auprès de maîtres érudits, il acquit une connaissance parfaite du grec ancien.

Mais, à Marseille, son séjour monastique, au cours duquel lui fut révélée la haute tradition de l'hellénisme, ne le retint pas et il chercha son épanouissement intellectuel dans le monde.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Il commença sa carrière d'intense créativité intellectuelle en fondant avec Émile Sicard, Valère Bernard, Edmond Jaloux et Francis de Miomandre une revue littéraire, "Le Feu", et y publia sa traduction de l'Antigone de Sophocle en 1907.

Un tournant important dans sa vie fut sa rencontre avec deux personnalités célèbres: le sculpteur Auguste Rodin, qui le marqua de sa puissante personnalité et la danseuse Isadora Duncan, dont il fut secrétaire, respectivement en 1910-1911 et 1912-1913[1].

La Grande Guerre brisa tous ses projets et l'entraîna dans la grande épreuve collective de sa génération ; prisonnier dès septembre 1914, il subit une lourde captivité dans un camp situé non loin du front russe.

Rentré dans ses foyers, il continua à faire découvrir et à communiquer dans de nombreuses traductions les lumières de l'hellénisme auprès du grand public qui put redécouvrir, rajeunies dans une langue neuve, les œuvres de Platon, Sappho, Sophocle, Nonnos de Panopolis, Euripide, Hiéroclès, Proclus, Homère et surtout de Pythagore dont il transmit la pensée et traduisit les Vers d'or (1925).

Ses méditations sur l'hellénisme, écrites dans une prose chantante, Pour s'asseoir au foyer de la maison des dieux (1921) et la Légende dorée des Dieux et des Héros, le firent connaître auprès d'un large public.

Il fut attaché au pythagorisme[2]. Il fit partie, en 1918, de la "Corporation des artistes", laquelle était annexée à la "Fraternité des Veilleurs" de René Adolphe Schwaller de Lubicz, et collabora au groupe artistique "Idéal et Réalité" du Mouvement Cosmique des années 1920[3].

La deuxième guerre le vit prendre le parti de Petain, probablement en vue d'une admission à l'académie (journal de Maurice Garçon).

Ses traductions furent souvent citées par René Guénon. Sa nouvelle traduction des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle fait toujours autorité.

Le principal collège public de Montbrison, l'un des plus importants de France par le nombre d'élèves[4], porte son nom depuis 1963.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Fournier, "Mario Meunier le petit montagnard devenu le plus grand helléniste contemporain", dans : Village de Forez, no 17, janvier 1984.
  • Jean Herbert, "Shrî Aurobindo, de la Grèce à l'Inde ", préface par Mario Meunier, 1943, Albin Michel, Spiritualités vivantes, Paris, 1976.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. in Pierre Feydel, Aperçus historiques touchant à la fonction de René Guénon, p. 125, Éditions Archè Milano, 2003, (ISBN 978-88-7252-219-6).
  2. Mario Meunier, Apollonius de Tyane ou le séjour d'un Dieu parmi les hommes, Paris : Éditions Bernard Grasset, 1936 et P.-P. R, Apollonius de Tyane, vie et œuvres. Mead : « comme Meunier, souhaite réhabiliter l'image d'Apollonius de Tyane, quelque peu ternie au cours de l'histoire par l'emprise croissante du Christianisme. Ces deux auteurs ont en commun la même vénération de Pythagore, vénération qu'ils attribuent également à Apollonius ».
  3. in Feydel, ouvrage cité, p. 125.
  4. Collège Mario Meunier à Montbrison

Liens externes[modifier | modifier le code]

Marguerite Fournier, Biographie de Mario Meunier.