Marina Raskova

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une personnalité image illustrant russe
Cet article est une ébauche concernant une personnalité russe.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Marina Raskova
Stamp of Russia 2012 No 1567 Marina Raskova.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Académie des ingénieurs de l'Armée de l'air Joukovski (en) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parti politique
Grade militaire
Major (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinctions
Liste détaillée
Ordre de Lénine ()
Étoile d'or
Héros de l'Union soviétique ()
Membre honoraire du KGB (d) ()
Ordre de la Guerre patriotique de 1re classe (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Marina Mikhaïlovna Raskova ( - ) fut une figure de l'aviation soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle fit partie des 800 000 femmes engagées dans l'Armée rouge, et fut la fondatrice de trois régiments d'aviation entièrement féminins durant la guerre face à l'Allemagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Son père était chanteur d'opéra et professeur de chant Mikhail Malinine (ru: Михаил Дмитриевич Малинин) et sa mère était professeur. Anna Liubatovich, une sœur de sa mère était une chanteuse russe célèbre Tatyana Liubatovitch (ru : Татьяна Спиридоновна Любатович), son frère (par le père) était constructeur de sous-marins Boris Malinine.

Enfant, elle voulait faire comme son père : chanter à l'opéra. Mais ce dernier meurt tragiquement des suites d'un accident de la route en 1919... Marina s'oriente alors vers des études de chimie et se marie à un ingénieur aéronautique (Serguei Raskov) avec qui elle a une fille (Tatiana) en 1930. Son hobby devient l'aviation.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1934 elle est navigatrice diplômée, en 1935 pilote diplômée. En 1937 elle devient pilote d'essais et entre au NKVD jusqu'en 1939.

En 1938 elle devient célèbre en établissant le record de distance volée par une femme (5.900 km) entre Moscou et Komsomolsk... vol interrompu sur la fin, elle dut s'éjecter et survécut 10 jours dans la neige avec seulement 2 barres chocolatées. Pour ces exploits elle est faite héros de l'union soviétique le 2 novembre 1938, elle reçoit aussi l'ordre de Lénine et l'Étoile d'or (no 104). Elle devient une intime de Staline. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des femmes intègrent déjà les forces armées, notamment l'aviation, mais Staline lui demande de former des escadrons constitués exclusivement de femmes en 1941.

Elle forme ainsi 3 régiments à Engels :

- le 586° de chasseurs,

- le 587° de bombardiers (dont elle était commandant) et

- le plus fameux : le 588° qui a servi à Stalingrad et est connu sous le surnom des "sorcières de la nuit" (donné par les Allemands à celles qui les attaquaient la nuit) et sera promu en septembre 1943 le 125° de la Garde. Il est le plus décoré de tous les régiments de l'aviation soviétique ! [1]

Elle meurt durant la bataille de Stalingrad. Elle convoyait des bombardiers vers le front lorsqu'une tempête de neige l'a surprise près de Saratov le 4 janvier 1943.

Staline fait des obsèques nationales et fait placer ses cendres dans le mur du Kremlin. En juin 1943, un navire est baptisé en son honneur Marina Raskova. Son nom est également donné à des rues, des bâtiments et des places à Moscou et ailleurs en URSS.

Régiments[modifier | modifier le code]

  • Le 586e régiment de chasse de l'armée de l'air soviétique. Il devint mixte quelque temps après la mort de Marina Raskova et fut dissous à la fin de la guerre.
  • Le 588e régiment de bombardiers de nuit de l'armée de l'air soviétique, renommé plus tard Gv 46 NBAP "Taman".
  • Le 125e régiment de bombardiers de l'armée de l'air soviétique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Marina Raskova et les femmes pilotes soviétiques durant la guerre 1939-45 », sur www.aerodrome-gruyere.ch (consulté le 28 octobre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]