Étienne Charavay

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Marin-Étienne Charavay
Charavay au procès Zola.jpg
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Étienne Charavay[1], né le à Paris et mort le à Brolles, est un historien, éditeur et libraire français. Il est en particulier l'auteur d'une biographie du marquis Gilbert de La Fayette (Le général La Fayette, 1757-1834. Paris, 1898), qui fait autorité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de libraires spécialisés dans le commerce des autographes et l'expertise des documents anciens, il reprit en 1867, après la mort de son père Jacques Charavay la direction de la maison familiale avec l'aide de son oncle Gabriel Charavay et de l'écrivain Julie Lavergne.

Après avoir suivi les cours de l'École des chartes, il obtient en 1869 le diplôme d'archiviste-paléographe avec une thèse intitulée : Essai sur l'administration de Louis XI en Dauphiné avant son avènement au trône.

Il établit la librairie au 3 rue de Furstenberg à Paris, à quelques pas de l'atelier où est mort Eugène Delacroix en 1863. « Des deux frères Charavay, Claudius, le cadet, s'occupait plus spécialement de la librairie. L'aîné, Étienne (plus communément appelé Stéphen), ancien élève diplômé des Chartes, avait la haute main sur le département des autographes et dirigeait en même temps la Revue de la Révolution française[2] »

Dans les nombreux travaux bibliographiques d'Étienne Charavay, se distingue, entre autres une étude — la première sur ce sujet — concernant les liens entre Vigny et Baudelaire et leur aspiration commune (et souvent déçue) à l'Académie française.

Lors de l'Affaire Dreyfus, il est l'un des experts entendus au cours du procès d'Esterházy : « Archiviste et expert très réputé, il semble que Charavay fut l’objet d’une manipulation. Des gens se présentant comme des parents de Dreyfus lui auraient fait une fausse proposition de corruption ce qui aurait orienté son jugement dans le sens inverse de la vérité[3] ».

Étienne Charavay est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 13 juillet 1889[4].

Revenu malade de Rennes, où l'avaient appelé en août ses devoirs d'expert lors du second procès Dreyfus, il est mort dans la nuit du 2 octobre 1899, dans sa maison de Brolles, près de Melun. Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse, son portait en médaillon par Jules Dalou orne sa sépulture.

Jules Dalou, Étienne Charavay (1901), médaillon en marbre ornant sa tombe au cimetière du Montparnasse à Paris.

Publications[modifier | modifier le code]

  • A. de Vigny et Charles Baudelaire candidats à l'Académie, Paris, Charavay frères, 1879 (réédition février 2010, édition Nabu Press, 186 p.)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Maurice Tourneux, Étienne Charavay : sa vie et ses travaux, 1900, 47p[5].
  • Léon Barracand, Souvenirs d'un homme de lettres[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Né « Marin-Étienne Charavay ».
  2. Léon Barracand, voir sources.
  3. Laurent Rollet, Autour de l'Affaire Dreyfus - Henri Poincaré et l'action politique, 1997.
  4. culture.gouv.fr
  5. Étienne Charavay : sa vie et ses travaux
  6. Souvenirs d'un homme de lettres

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]