Marilyn Douala Bell

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Marilyn Douala Bell
Description de cette image, également commentée ci-après

Marilyn Douala Bell au Salon Urbain de Douala (2010)

Naissance
Drapeau du Cameroun Cameroun
Nationalité Drapeau du Cameroun Cameroun - Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau du Cameroun Cameroun
Activité principale
Présidente de doual'art à Douala (Cameroun)
Autres activités
Conjoint
Didier Schaub

Marilyn Douala Bell est une princesse camerounaise, descendante de Rudolf Duala Manga Bell (en), roi du peuple Douala, pendu par les Allemands du Kamerun, le . Socioéconomiste de formation, elle préside le centre d'art contemporain doual'art, qu'elle a fondé, en 1991 avec son mari Didier Schaub.

Vie personnelle et formation[modifier | modifier le code]

Marilyn Douala Bell, née en 1957, est la fille de René Douala Manga Bell, prince des Sawas et des Doualas[1], puis roi des Doualas, de au [2]. Son arrière-grand-père, Rudolf Duala Manga Bell, roi des Doualas, de 1908 à 1913, est le chef résistant de la colonie allemande Kamerun. Dénoncé par Ibrahim Njoya, roi des Bamouns, il est arrêté puis pendu par les allemands, le [3].

Elle fait des études universitaires en économie du développement à Paris[4]. Elle épouse Didier Schaub, un étudiant, alsacien, en histoire de l'art et en gestion, qu'elle rencontre à l'université[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière à Paris. En 1986, après leurs études, Marilyn Douala Bell et Didier Schaub déménagent au Cameroun[5].

Au Cameroun, de 1988 à 1993, elle occupe le poste de déléguée puis de directrice exécutif pour la région de l'Afrique centrale au sein de l'association pour la promotion des initiatives communautaires africaines (APICA), organisation non-gouvernementale basée à Douala. Par ailleurs, de 1990 à 1991, elle documente et analyse les négociations entre la population locale, les fondateurs et les opérateurs publics pour le développement urbain de Douala, en coopération avec l'APICA, l'association française des volontaires du progrès et le groupe de recherches et d'échanges technologiques. Depuis 1994, elle collabore, en tant qu'expert international, dans le développement urbain et rural, avec le soutien de plusieurs organisations internationales et organismes gouvernementaux, comprenant le monde bancaire, la Commission européenne et certaines administrations politiques régionales européennes.

Action dans le milieu culturel et de l'art[modifier | modifier le code]

En 1991, Marilyn Douala Bell et son mari, fondent le centre d'art contemporain doual'art, qu'elle préside[6]. Le centre est implanté à La Pagode, une ancienne demeure des rois Douala Bell[5]. Il s'agit d'un « laboratoire expérimental de nouvelles pratiques urbaines dans les villes africaines, orienté vers l'accompagnement et le soutien aux artistes qui s'intéressent, par leurs recherches et pratiques, aux questions urbaines »[7].

En 2007, elle et son mari, créent le salon urbain de Douala, un festival triennal sur l'art public[6].

Elle contribue à des conférences, notamment sur les institutions culturelles indépendantes et sur les transformations artistiques et urbaines, notamment au 2010 Kenya Workshop, organisé par la fondation Mondriaan[8] et au Curating in Africa Symposium au musée Tate Modern de Londres[9].

Divers[modifier | modifier le code]

Par le biais du centre doual'art, Marilyn Douala Bell et son mari contribuent à l'amélioration du cadre urbain de la ville de Douala, notamment par l'aménagement d'un jardin sonore, construit sur une ancienne décharge, au bord du fleuve Wouri[6],[10].

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1984 : (en) M. Douala Bell et L. Babina Douala in Translation. A view of the city and its creative transformative potentials - episode publishers - Rotterdam (2007)
  • 1997 : Lexique du développement à la base - Éditions APICA (1997)
  • 2007 La crise structurelle des économies minières africaines : les enseignements des années 70 - Université du Sussex (Institute of Development Studies) - (1984) - (ISBN 978-90-5973-071-7)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thérèse Diatta Ngoboh, « Prince rené Douala Manga Bell, ce n'est pas un adieu », sur ngobithe.blogspot.fr,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  2. Emmanuel Batamag, « Cameroun : qui était Son Altesse Royale le Prince René Douala Manga Bell ? », sur afrik.com,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  3. (en) Middlemen of the Cameroons Rivers: The Duala and their Hinterland : Austen Ralph A. et Derrick Jonathan - 1999 - Cambridge University Press
  4. « Marilyn DOUALA-BELL Cameroun (directrice du site Africultures.com) », sur africultures.com (consulté le 22 janvier 2016).
  5. a, b et c « Marilyne Douala Bell et Didier Schaub. Fondateurs de Doual’Art », sur jeuneafrique.com,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  6. a, b et c Emmanuelle Lequeux, « A Douala, la princesse qui veut éveiller les consciences », sur Le Monde.fr,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  7. « Page d'accueil du site douala.org », sur douala.org (consulté le 22 janvier 2016).
  8. (en) « Biographies concernant les participants au 2010 Kenya Workshop » (consulté le 22 janvier 2016).
  9. (en) « Curating in Africa symposium »,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  10. « Le Jardin Sonore de Bonamouti » (consulté le 22 janvier 2016).

Source[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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