Aller au contenu

Marieville

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Marieville
Marieville
Marieville en 2026
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Subdivision régionale Rouville
Statut municipal Ville
Mairesse
Mandat
Vincent Després
(2025-2029)
Code postal J3M
Constitution
Démographie
Gentilé Marievillois et Marievilloise
Population 11 332 hab. (2023)
Densité 180 hab./km2
Code géographique 2455048
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 00″ nord, 73° 10′ 00″ ouest
Superficie 6 290 ha = 62,9 km2
Localisation
Carte
Dans la MRC : Rouville.
Liens
Site web www.ville.marieville.qc.ca

Marieville est une ville canadienne du Québec, chef-lieu de la MRC de Rouville, dans la région de la Montérégie[1].

Dans la foulée des fusions municipales au Québec effectives en 2000, la municipalité de paroisse de Sainte-Marie-De-Monnoir (1801 - 2000) et la ville de Marieville se sont regroupées par le décret gouvernemental 644-2000 pour créer Marieville[2],[3].

Les armoiries de la ville de Marieville, au Québec, sont un symbole héraldique qui illustre à la fois l'histoire religieuse et le développement économique de la municipalité. Blasonnement « Coupé, au un d’azur semé d’étoiles d’argent, à une couronne d’or, au deux d’argent à une herse et une roue dentée toutes deux de sable ; à une merlette de gueules. »  Devise « S'UNIR ET AGIR »  Symbolique des éléments  Le champ (Coupé) : L'écu est coupé, représentant les deux piliers historiques de l'économie locale : l'agriculture et l'industrie. Azur et Étoiles : La partie supérieure est d'azur (bleu), couleur du ciel, semée d'étoiles d'argent. Ce semis d'étoiles est un symbole marial, en référence au nom de la ville. Couronne d'or : Elle symbolise le titre de Marie, Reine des Cieux, renforçant l'aspect religieux lié au toponyme. Herse et roue dentée (Sable) : Situées dans la partie inférieure d'argent, ces deux meubles illustrent les fonctions attributives de la ville, évoquant le travail et le développement technique. Merlette (Gueules) : Cette merlette rouge est placée en mémoire de Sieur de Ramesay, seigneur de Monnoir, rappelant ses nombreux voyages. Contexte historique  Le nom de Marieville provient de la seigneurie de Monnoir, concédée le 25 mars 1708 au Sieur de Ramesay. La paroisse de Sainte-Marie-de-Monnoir a été desservie dès 1801, avec une érection canonique en 1832. La municipalité de village fut érigée en 1858, pour finalement devenir la ville de Marieville en 1905.
Armoiries de Marieville[4]

La ville est nommée en l'honneur de la Mère du Christ. L'église au centre de la ville porte le nom de Saint Nom de Marie.

Histoire (Marieville et Sainte-Marie-de-Monnoir)

[modifier | modifier le code]

Fondation et concession (1708)

[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Monnoir est officiellement créée le 25 mars 1708. Elle est concédée par les autorités coloniales de la Nouvelle-France à Claude de Ramezay (1659-1724), alors gouverneur de Montréal et chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Le territoire s'étend sur deux lieues de front le long de la rivière des Hurons sur trois lieues de profondeur, jouxtant la seigneurie de Chambly[5].

L'origine du nom « Monnoir » fait l'objet de plusieurs interprétations : certains historiens y voient une référence à une petite montagne (l'actuel mont Saint-Grégoire) qui paraissait sombre en raison de sa couverture forestière, tandis que d'autres suggèrent que Ramezay aurait voulu honorer un fief qu'il possédait en France. Bien que le nom de Monnoir soit enregistré dès l'origine, le territoire est resté longtemps désigné sous le nom de « seigneurie de Ramezay » jusque vers 1810.

L'ère de la famille de Ramezay et l'apport de Louise de Ramezay

[modifier | modifier le code]

Après le décès de Claude de Ramezay en 1724, la seigneurie passe aux mains de ses héritiers. Parmi eux, sa fille Louise de Ramezay (1705-1776), surnommée Lisette, joue un rôle déterminant dans le développement économique de la région. Célibataire et dotée d'un grand sens des affaires, elle prend en charge l'administration des biens familiaux.

Pendant plus de trente ans, à partir de 1739, elle veille au bon fonctionnement d'une scierie située sur la rivière des Hurons. Cette installation est cruciale pour l'époque, car elle débite le bois provenant du haut Richelieu et du lac Champlain pour fournir des madriers et des planches aux chantiers maritimes de Québec. Outre l'industrie du bois, Louise de Ramezay investit également dans le secteur du cuir en faisant l'acquisition d'une tannerie. Elle est reconnue pour sa gestion consciencieuse, ayant su tirer le meilleur parti de ses privilèges de classe pour assurer la prospérité du domaine familial jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

La transition vers le régime britannique : Sir John Johnson

[modifier | modifier le code]

En 1795, la seigneurie est acquise par Sir John Johnson (1741-1830), un officier loyaliste et homme politique influent. Sous sa direction, le domaine s'agrandit considérablement pour atteindre environ 84 000 acres. Johnson apporte une influence britannique marquée à la seigneurie. Il fait construire un manoir en briques au pied du mont Saint-Grégoire (qu'il tente de renommer Mount Johnson), rappelant le style architectural classique des résidences de la vallée de la Mohawk dont il était originaire. Il y réside durant ses dernières années et y est inhumé en 1830.

La famille Rolland et la fin du régime seigneurial

[modifier | modifier le code]

En 1826, la seigneurie passe sous la juridiction de Jean-Roch Rolland (1785-1862), un éminent juge de la Cour du banc de la reine. Ce dernier renforce le prestige du domaine en érigeant, entre 1829 et 1855, un imposant manoir de style palladien à Saint-Mathias, considéré comme l'un des plus beaux exemples d'architecture québécoise du XIXe siècle.

Son fils, Charles-Octave Rolland, lui succède en 1863. C'est durant cette période que le régime seigneurial commence à se désagréger. Après la mort de Charles-Octave en 1876, sa veuve continue d'administrer les biens jusqu'en 1904. La gestion des terres restantes est ensuite assurée par leurs héritiers, notamment leur fils Frank Rolland, avant que les derniers actifs de la seigneurie ne soient vendus à des institutions financières comme le Crédit Foncier Franco-Canadien au début du XXe siècle.

Développement territorial et colonisation

[modifier | modifier le code]

Le développement de la seigneurie s'est fait progressivement à partir des rives du Richelieu vers l'intérieur des terres. Le processus de colonisation s'accélère après 1778, avec l'ouverture de divers « rangs » comme le Cordon, le rang de la Rivière des Hurons et le ruisseau La Gesse. En 1797, on dénombre déjà environ 400 habitants dans ce secteur. Cette expansion territoriale a mené à la formation successive de plusieurs paroisses, dont Saint-Grégoire (1841), Sainte-Brigide (1852) et Sainte-Angèle (1864).

Géographie

[modifier | modifier le code]

Marieville est traversée par les routes 112, 227 et l'autoroute 10.

Municipalités limitrophes

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]
Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016 2021
5 1285 5107 240[6]7 90410 09410 72511 332
Langue maternelle (2006)
Langue Population Pct (%)
Français seulement 7 440 96,50 %
Anglais seulement 115 1,49 %
Français et Anglais 40 0,52 %
Autres langues 115 1,49 %

Administration

[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts[7].

Marieville
Maires depuis 2005
Élection Maire Qualité Résultat
2005 Michel Marchand Voir
2009 Alain Ménard Voir
2013 Gilles Delorme Voir
2017 Caroline Gagnon Conseillère municipale (2013-2017) Voir
2021 Voir
juil. 2023 Louis Bienvenu Maire suppléant Voir
oct. 2023 Vincent Després Voir
2025 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Il y a quatre écoles dans cette ville :

  • Notre-Dame-De-Fatima (Maternelle) ;
  • Crevier (première à sixième année) ;
  • DeMonnoir (première à sixième année) ;
  • Mgr-Euclide-Théberge (École secondaire).

Une grande bibliothèque municipale portant le nom de Bibliothèque commémorative Desautels ainsi nommée en l'honneur de M. Pierre Desautels qui légua, par testament, la somme de 60,000 $.00 pour l'érection du bâtiment, a été construite en 1967. Toutefois, puisque la bibliothèque contenait de l'amiante, celle-ci a été détruite en . La bibliothèque a alors été relocalisée temporairement dans l'église Saint-Nom-de-Marie.

Un projet de nouveau bâtiment pour la bibliothèque, qui abriterait une salle communautaire, est l'un des projets des plus importants pour la ville.

La ville accueille également les adolescents dans sa Maison des jeunes, l'Adrénado. Celle-ci offre des sorties (notamment dans la semaine de relâche) et plusieurs autres activités et jeux.

Depuis , le corps de cadets 2917 de Marieville a ouvert des portes. C'est un mouvement pour les jeunes âgés entre 12 et 18 ans, offrant des activités diverses (instruction, sports, activités en forêt et bien plus...) le tout, financé par le ministère de la Défense Canadienne.

Marché de Noël

[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, la ville fait vivre la féérie du temps des fêtes lors du Marché de Noël. Plusieurs exposants de la région exposent leurs produits, des tours de calèches & la rencontre du père Noël et de ses lutins sont au rendez-vous!

Marieville Retro

[modifier | modifier le code]

Chaque année, Marieville accueille l’exposition d’anciennes voitures au parc Édouard-Crevier[8].

Le , un nouveau record est créé avec 328 voitures exposées pour la 17e édition de l'événement[9].

Bar Le Gentlemen club

[modifier | modifier le code]

Le Gentlemen club était un bar spectacle pour adultes situé dans la ville de Marieville. Après seulement quelques années d'ouvertures, le bâtiment a été victime d'un incendie suspect en 2024[10].

Centre communautaire

[modifier | modifier le code]

En 2025, Marieville construction. inc a reçu un montant de 11 979 981 $ pour la construction d'un centre communautaire et d'une bibliothèque dans la ville[11].

Le chantier de construction de la nouvelle bibliothèque débute en fin du mois de . L’ouverture du centre pour le public est prévue pour la fin de l’année 2026[12].

Édition Porte-parole Spectacle
2000 Le gentlemen club Salle de spectacle
2011[13] Pasquale Vari Marc Hervieux (à l'église Saint-Nom-de-Marie)

Personnalités

[modifier | modifier le code]
  • Kevin Steen, lutteur québécois ayant lutté partout dans le monde et connu pour ses succès à la ROH et à la PWG aux États-Unis, et luttant présentement pour la WWE sous le nom de Kevin Owens, est originaire de Marieville.
  • Étienne Boulay ancien joueur canadien de football, animateur de télévision et de radio et un entrepreneur Québécois.
  • Thierry Larose, auteur-compositeur et interprète québécois de rock indépendant.
  • Maria Labrecque Duchesneau, administratice dans le milieu agricole.

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Gouvernement du Québec, « Marieville », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation
  2. Toponymie : Marieville
  3. Toponymie : Sainte-Marie-de-Monnoir
  4. Ville de Marieville, « Armoiries », sur Ville de Marieville (consulté le )
  5. Diane Leblanc, Saint-Nom-de-Marie, 1801-2001 : Marieville, Sainte-Marie-de-Monnoir, Sherbrooke, Québec, Éditions louis bilodeau & fils ltée, 437 p. (ISBN 2-921211-90-4), p. 22 à 29
  6. Fusion avec la Paroisse de Sainte-Marie-de-Monnoir le 14 juin 2000.
  7. https://www.electionsquebec.qc.ca/francais/municipal/carte-electorale/liste-des-municipalites-divisees-en-districts-electoraux.php DGEQ - Liste des municipalités divisées en districts électoraux
  8. (fr-CA) Jean-Christophe Noël, « Marieville : les voitures anciennes débarquent », sur Le Journal de Chambly, (consulté le )
  9. « Un record pour la 17e édition de Marieville Rétro - Chambly Matin - Journal le Chambly Matin, Montérégie Quotidien », sur www.chamblymatin.com (consulté le )
  10. Tania Di Sei, La Voix de l'Est, « Incendie suspect au bar Le Gentleman club de Marieville », sur La Voix de l'Est, (consulté le )
  11. (fr-CA) Jean-Christophe Noël, « Marieville : début des travaux de la bibliothèque et du centre communautaire », sur Le Journal de Chambly, (consulté le )
  12. Pascal Faucher, La Voix de l'Est, « Ouverture imminente du chantier de la nouvelle bibliothèque de Marieville », sur La Voix de l'Est, (consulté le )
  13. « marchedenoelmarieville.com/ »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]