Marie de Hennezel

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Marie de Hennezel
Marie De Hennezel 2016.jpg

Marie de Hennezel en 2016.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
LyonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Gaultier de la FerrièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Marie de Hennezel, née Marie Gaultier de la Ferrière[1], est une psychologue, psychothérapeute et écrivaine française.

Elle est connue pour son engagement à l'amélioration des conditions de la fin de vie et pour ses ouvrages sur cette question. Depuis une dizaine d'années, elle contribue au changement de l'image dans notre société, du vieillir et du grand âge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du colonel Jean Gaultier de la Ferrière, Marie Gaultier de la Ferrière est née le 5 août 1946 à Lyon. Elle est la cinquième d'une famille de onze enfants. Elle épouse Bruno de Hennezel d'Ormois, puis Christopher Thiery interprète de conférence. Elle a trois enfants, et huit petits-enfants[2].

Diplômes et formation[modifier | modifier le code]

Ancienne élève des maisons d’éducation de la Légion d’honneur, elle est diplômée de l’ISIT (1966) et a une maîtrise d’anglais à Paris III. Après un diplôme d'études supérieures spécialisées DESS de psychologie clinique à Paris IV puis un DEA de psychanalyse (Paris VII) en 1975, elle est diplômée du Centre International de recherche et de développement de l’Haptonomie (CIRDH) en 1992.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

De 1970 à 1972, elle est chargée de l’organisation des stages linguistiques des boursiers de coopération technique au sein du Centre International des stages (CES), organisme de gestion du Ministère de la Coopération Technique. De 1972 à 1975, elle enseigne l’anglais aux élèves de la Maison d’Éducation de la Légion d'honneur de Saint Denis.

De 1975 à 1984, elle exerce comme psychologue clinicienne au sein de plusieurs bureaux d’aide sociale, puis de 1984 à 1986 elle est psychologue clinicienne au sein d’un service de psychiatrie, au Centre Hospitalier régional de Villejuif.

En 1987, elle intègre la première Unité de soins palliatifs créée en France, à l’hôpital international de l’Université de Paris, par François Mitterrand. À partir de 1992, elle partage son temps entre cette Unité de soins palliatifs et une Unité de soins Sida, à l’Hôpital Notre dame du Bon Secours. Elle relate cette expérience auprès des personnes en fin de vie dans un livre préfacé par François Mitterrand : « La mort intime » (Robert Laffont).

De 1996 à 2002, elle transmet l’expérience de terrain acquise auprès des personnes en fin de vie, à travers conférences et formations destinées aux professionnels de santé. En 2002, le Ministre de la Santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François Mattei lui confie une mission et un rapport à rédiger sur la fin de vie. Ce rapport « fin de vie, le devoir d’accompagnement » (octobre 2003)[3] a inspiré la Mission Parlementaire sur l’accompagnement de la fin de la vie, et la loi du « Droits des malades et fin de vie » en est un prolongement. Auditionné par la mission parlementaire, Jean-François Mattei, a regretté qu’« à la solidarité qui se manifestait autrefois autour des mourants se soit substituée une solitude, un chacun pour soi qui n’encourage pas à faire confiance aux autres et qui fait que l’on préfère compter sur soi[4] ». En janvier 2005, Philippe Douste-Blazy, ministre de la santé, lui confie une mission de diffusion de la culture palliative. Il met en œuvre une des mesures de son rapport, la création d’un numéro azur : « Accompagner la fin de la vie : s’informer, en parler », qu’il inaugure le . Marie de Hennezel effectue alors un tour de France des régions, pendant deux ans, pour évaluer l’avancée des soins palliatifs et animer des forums d’information sur la loi Leonetti et de sensibilisation aux bonnes pratiques en fin de vie.

Elle remet à Roselyne Bachelot son rapport de mission « la France palliative »[5], dans lequel elle elle dénonçait « l'inégalité de la diffusion de la culture palliative dans notre pays » et le manque de moyens pour la mettre en place. Mais, rappelle-t-elle, ce rapport faisait aussi état « d'initiatives intéressantes dont on pourrait s'inspirer » et de propositions concrètes. Elle conclut en rappelant que ces mesures « supposent la volonté politique de faire de cette pédagogie de la loi, une priorité »[6].

En février 2010 elle est nommée membre du Comité de pilotage de l’Observatoire National de la Fin de vie. Elle démissionne de ce Comité de pilotage en 2012, à la suite d’un désaccord avec le président de l’observatoire, Régis Aubry, au sujet du rapport d’activité publié[7].

Marie de Hennezel anime régulièrement des séminaires sur « l'art de bien vieillir  » pour AUDIENS, la Mutuelle et la Caisse de retraite des professions du spectacle, de l'audio-visuel et de la presse, et les résidences DOMITYS font appel à elle pour l'animation d'une série d'ateliers sur le sens de l'âge au sein de ses résidences pour personnes âgées. Elle est membre du Comité d’honneur du Collectif Plus digne la vie[8]. Elle est membre du Comité scientifique du Fonds pour les soins palliatifs[9]ainsi que du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs.

Elle est administratrice de la Fondation Korian du Bien Vieillir[10],[11], et membre du comité scientifique de cette formation, et contribue par son expertise à la formation des personnels des établissements Korian au « prendre soin jusqu'au bout de la vie » et à la mise en place de bonnes pratiques pour tenir compte des souhaits des personnes âgées accueillies dans ces établissements concernant leur fin de vie, et améliorer leur accompagnement.[12].

Elle anime depuis 2010 des « parcours l'aventure de vieillir » au sein des résidences service Domitys, afin de permettre aux personnes âgées autonomes et qui souhaitent le rester, de conserver leur estime d'elles-mêmes, en témoignant de la spécificité de leur vécu. Cette action, qui vise à valoriser nos âgés, a un double objectif : changer l'image du vieillissement dans notre société, et prévenir la perte d'autonomie des personnes vieillissantes[13]

En février 2017, à la demande de l'ONG Elise Care, Marie de Hennezel est partie au Kurdistan irakien former les psychologues chargées du soutien psychologique des réfugiés Yésidis, et notamment des femmes revenues des camps de Daesh[14].

Depuis 2015, elle est membre de la chorale « les Compères » fondée par Madame Raffarin.

En 2018, elle se porte candidate à l'Académie française[15]. Elle recueille 3 voix, contre une à Pierre Perpillou ; tous deux sont battus par Barbara Cassin.

Décorations[modifier | modifier le code]

Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur sur proposition du Premier Ministre Lionel Jospin, le [1]. Les insignes de chevalier de la légion d’Honneur lui sont remis par Sœur Emmanuelle, le .

Elle est nommée officier de l’Ordre National du mérite par Jean-François Mattei en mars 2003.

Le , Marie de Hennezel est nommée Docteur Honoris Causa de l'Université de Namur.[16]

Contributions associatives[modifier | modifier le code]

À partir de 1984, elle participe à un groupe de prières du mouvement Invitation à la vie, sans pour autant faire partie de l'organisation, et quitte ce groupe de prières en 1987[17]. Marie de Hennezel est parfois confondue avec Marie d'Hennezel, actionnaire de la société Sevene Pharma et membre du mouvement Invitation à la vie. Cette confusion aurait conduit en 1996 à un article publié dans l'hebdomadaire L'Express que Marie de Hennezel a jugé diffamatoire[17] et auquel elle a répondu[18]. Cette homonymie a par ailleurs été relevée dans un article du Figaro[19].

En 1992, elle fonde avec Jean-Louis Terrangle l'Association Bernard Dutant - Sida et Ressourcement pour venir en aide aux personnes séropositives. Elle est aujourd’hui présidente d’honneur de cette association dont le siège est à Marseille[20].

Marie de Hennezel est Présidente de l'association « Une île, des auteurs », qui organise une manifestation biennale à l'île d'Yeu pour promouvoir les auteurs de l'île.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Mort intime, éditions Robert Laffont, 1995 (préfacé par François Mitterrand)
  • L'Art de mourir, 1997, en collaboration avec Jean-Yves Leloup
  • La Quête du sens, éditions Albin Michel, 2000
  • Le Grand Livre de la tendresse, éditions Albin Michel, 2002
  • La Quête du sens, éditions Albin Michel, 2004
  • Le Souci de l'autre, Robert Laffont, 2004
  • Mourir les yeux ouverts, éditions Albin Michel, 2005
  • Nous ne nous sommes pas dit au revoir, éditions Robert Laffont, 2006
  • La chaleur du cœur empêche nos corps de rouiller, éditions Robert Laffont, 2008
  • La Sagesse d’une psychologue, L’Œil neuf éditions, 2009
  • Une vie pour se mettre au monde, Carnets Nord, mars 2010, en coll. avec Bertrand Vergely
  • Qu'allons nous faire de vous, éditions Carnets Nord, 2011 en coll. avec Edouard de Hennezel
  • Nous voulons tous mourir dans la dignité, éditions Robert Laffont, 2013
  • J'ai choisi de me battre, j'ai choisi de guérir, éditions Robert Laffont, 2014 avec Claude Pinault
  • Sex and sixty : un avenir pour l'intimité amoureuse, éditions Robert Laffont, 2015
  • L'âge, le désir et l'amour, éditions Pocket 2016
  • Croire aux forces de l'esprit, éditions Fayard, 2016 et Pocket 2018

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000758736.
  2. Jacques Lafitte, Stephen Taylor, Qui est qui en France, 1997.
  3. « http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/034000617.pdf ».
  4. http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i1708-t1.asp.
  5. « http://solidarites-sante.gouv.fr/ministere/documentation-et-publications-officielles/rapports/sante/article/rapport-sur-les-soins-palliatifs-par-marie-de-hennezel-la-france-palliative ».
  6. « Soins palliatifs et « laissez mourir ». Synthèse de presse quotidienne du 25 mars 2008 : Le Monde (Marie de Hennezel) 22/03/08. Gènéthique. ».
  7. http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/c-est-du-temps-et-de-l-argent-perdus-15-02-2012-1861566.php.
  8. « http://plusdignelavie.com/?page_id=15 ».
  9. « https://www.fondssoinspalliatifs.fr/fpsp/ ».
  10. « Korian lance aujourdhui la fondation Korian du bien vieillir », SilverEco.fr,‎ .
  11. « Marie de Hennezel : bien vieillir c'est aussi l'accepter ! », Fondation Korian pour le Bien Vieillir,‎ (lire en ligne).
  12. « Lancement d'une grande étude sur la fin de vie et la mort », Fondation Korian pour le Bien Vieillir,‎ (lire en ligne).
  13. « DOMITYS INNOVE POUR SES RÉSIDENCES SENIORS », sur www.aladom.fr (consulté le 20 janvier 2018).
  14. « Formation de 6 jeunes femmes psychologues - Association EliseCare », Association EliseCare,‎ (lire en ligne).
  15. http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-philippe-beaussant-f36.
  16. DH.be, « FUNDP : 175 ans, avec le Roi », DH.be,‎ (lire en ligne).
  17. a et b http://www.lexpress.fr/informations/ceux-qui-harmonisent-la-mort_611979.html.
  18. http://www.lexpress.fr/informations/marie-de-hennezel-nous-ecrit_612264.html.
  19. http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php.
  20. [1].

Liens externes[modifier | modifier le code]