Marie de Châtillon-Saint-Pol
| Comtesse de Pembroke |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
16 ou |
| Sépulture | |
| Autres noms |
Marie de Saint-Pol |
| Époque | |
| Activité | |
| Période d'activité |
1321-1377 |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie |
Jean Ier de Châtillon-Saint-Pol Jacques de Saint-Pol Mahaut de Saint-Pol Béatrix de Saint-Pol Isabeau de Saint-Pol Éléonore de Saint-Pol Jeanne de Saint-Pol |
| Conjoint | |
| Enfants |
sans postérité |
| Statut |
| Grands-Parents | |
|---|---|
| Conflit |
(Abbaye de Westminster)
Marie de Châtillon-Saint-Pol ou Marie de Saint-Pol[2] (v. 1303 ou 1304-16 ou ) est une noble française devenue comtesse de Pembroke de par son mariage avec Aymar de Valence. Elle est célèbre pour avoir fondé le Pembroke College de Cambridge.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Marie de Saint-Pol est issue de la puissante maison de Châtillon, dont proviennent notamment les comtes de Saint-Pol[3]. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, les Châtillon concluent souvent des alliances matrimoniales avec la dynastie royale française des Capétiens, du moins davantage que les autres grandes familles de féodaux. Ils détiennent plusieurs postes d'importance au sein de l'administration de l'État ou de l'Église, tels le titre de connétable ou le cardinalat[4].
Marie est la quatrième fille du comte Guy IV de Châtillon-Saint-Pol (ap. 1254-1317) et de son épouse Marie de Bretagne (1268-1339), fille du duc Jean II de Bretagne (1239-1305) et petite-fille du roi Henri III d'Angleterre (1207-1272). En dépit de son prestigieux lignage, on dispose de peu d'éléments concernant son enfance et sa jeunesse, mise à part la mort de son père Guy IV en 1317.
Sa sœur aînée, Mahaut de Saint-Pol (1293-1341), devient la troisième épouse du frère du roi Philippe IV le Bel, Charles, comte de Valois, père du roi Philippe VI de Valois. Marie est la cousine de Jean III (1286-1364), duc de Bretagne.
Anthroponyme
[modifier | modifier le code]Marie porte le prénom de sa mère, Marie de Bretagne (1268-1339).
Mariage
[modifier | modifier le code]Marie de Saint-Pol attire l'attention des rois Philippe V de France et Édouard II d'Angleterre à la fin de l'année 1320. En effet, les deux souverains recherchent une nouvelle épouse pour le comte de Pembroke, Aymar de Valence, de la maison de Lusignan, récemment veuf de sa première femme Béatrix de Clermont-Nesle. Cousin du roi d'Angleterre Édouard Ier d'Angleterre, il est par son ascendance franco-anglaise, l'un des piliers du rapprochement qui s'opère alors entre les deux royaumes. Aymar de Valence, à cette époque, n'a aucune descendance et cherche à assurer sa lignée. Il est âgé d'au moins 45 ans lors des négociations du mariage, tandis que Marie n'en a guère plus de 17. Les noces sont célébrées à Paris le [5]. Le 28 du même mois, les deux époux atteignent Londres[6].
Bien que l'époux de Marie soit considéré par les historiens actuels comme un soutien indéfectible du parti du roi Édouard II, il n'en demeure pas moins qu'il est impliqué dans le conflit opposant alors le roi et ses favoris au parti des barons d'Angleterre, connu sous le nom de guerre des Despenser. Aymar de Valence meurt subitement le en Picardie à Saint-Riquier, alors qu'il est missionné par le roi d'Angleterre à Paris[7].
Le mariage d'Aymar et de Marie ne produit aucune descendance et le titre de comte de Pembroke revient en conséquence à la couronne d'Angleterre. Marie fait construire en l'honneur de son époux un imposant monument funéraire à l'abbaye de Westminster où il est enterré le [8] et fait don d'un vitrail à la Christ Church Greyfriars de Londres.
Tensions au sujet de son douaire
[modifier | modifier le code]Bien que son époux ait été un magnat puissant et riche, il meurt ruiné et sans descendance légitime. En conséquence, ses biens sont censés être hérités par ses neveux et nièces, mais sont confisqués par le roi Édouard II. Marie de Saint-Pol, en raison de son statut de veuve du comte, reçoit l'honneur d'hériter d'un tiers des biens de son défunt mari mais se retrouve au même moment harcelée par le roi et ses favoris, Hugues le Despenser et son fils, adversaires de son défunt époux. Aymar avait incité le roi à les exiler temporairement en , lors de la guerre des Despenser, face aux pressions accrues que subissait alors Édouard de la part des barons de l'opposition. Ainsi, Despenser le Jeune cherche à s'emparer des vastes possessions de Pembroke situées en Galles. Sous l'influence de son courtisan, le roi refuse de payer les nombreuses dettes qu'a contractées Aymar de Valence de son vivant et en laisse la charge à Marie et aux héritiers du comte. Cette clause retarde la redistribution de ses biens et prolonge leur saisie par le roi. C'est pourquoi Marie doit renoncer à plusieurs propriétés de son mari, dont celles de Stamford et de Grantham. Ce n'est finalement qu'à l'hiver 1324-1325 qu'elle est autorisée à prendre possession de son douaire, dont le revenu annuel s'élève à 700 livres.
Veuvage
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Marie de Saint-Pol ne s'est jamais remariée et a vécu, pendant son veuvage, principalement en Angleterre, notamment à Cheshunt dans le Hertfordshire, à Fotheringhay dans le Northamptonshire et à Londres. En dépit de son installation durable en Angleterre, elle séjourne à plusieurs reprises en France, notamment en 1325, de 1331 à 1334, en 1341 et de 1352 à 1357.
Marie bénéficie d'un statut assez particulier, en raison de ses liens familiaux tant avec les rois d'Angleterre qu'avec ceux de France. Ainsi, au début de l'année 1326, Édouard II l'exempte de l'ordre d'arrestation des ressortissants français sur le royaume d'Angleterre, malgré l'animosité qu'il entretient envers elle en raison de l'influence d'Hugues le Despenser. Après le renversement d'Édouard II et des Despenser à la fin de l'année 1326, Marie négocie avec la couronne ainsi qu'avec son oncle Jean, comte de Richmond, l'échange de certaines de ses propriétés.
Au cours des années suivantes, la comtesse douairière de Pembroke hérite par ailleurs de quelques possessions de son époux, de son père et de son oncle situées en France : en , elle prête hommage à l'évêque d'Angoulême pour les fiefs de Montignac et de Neuvicq[10].
La comtesse entretient par la suite de bien meilleures relations avec le nouveau roi d'Angleterre, Édouard III, qu'elle accompagne en France en 1331 lorsqu'il rend visite au roi Philippe VI de Valois et dont elle s'occupe de la fille Jeanne entre 1337 et 1338. En retour, Édouard l'exempte à son tour en 1337 de l'ordre de confiscation des biens en Angleterre des nobles d'ascendance française, lors du déclenchement de la guerre de Cent Ans[11]. Pourtant, en 1372, le roi de France Charles V ordonne la saisie de ses terres continentales.
Fondations et donations
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Marie de Saint-Pol est reconnue de son vivant pour sa grande piété. Entre 1330 et 1340, elle est représentée dans un des bréviaires réalisés par Jean Pucelle agenouillée devant Sainte Cécile[12],[13]. À l'instar de son amie proche Élisabeth de Clare, elle fonde de nombreux monastères et communautés religieuses[14], notamment les monastères franciscains de Bruisyard dans le Suffolk et de Londres. En 1336, elle reçoit l'abbaye de Denny, située dans le Cambridgeshire, comme présent du roi Édouard III et en fait don en 1342 aux franciscains de Waterbeach[4].
Collège de Pembroke
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À la Noël de 1347, la comtesse de Pembroke reçoit l'autorisation du roi de fonder à Cambridge un collège, initialement désigné sous les noms de Hall de Marie de Valence et de Hall de Pembroke, avant de devenir le Collège de Pembroke, qui accueille de nos jours plus de 700 étudiants. La charte accordée par Édouard III à la comtesse accorde le droit aux élèves du collège d'étudier aux facultés de l'université et leur fournit des lieux de résidence à Cambridge[4]. Le collège fondé par Marie est considéré comme le plus vieux de Cambridge à avoir subsisté depuis sa construction originelle sans s'effondrer ou être remanié[16]. La comtesse de Pembroke est restée étroitement connectée au collège jusqu'à sa mort : en 1355, puis en 1366, elle obtient deux bulles papales autorisant son collège à détenir une chapelle, ce qui en fait le premier collège de Cambridge à obtenir sa propre chapelle. Le bâtiment de la chapelle existe encore de nos jours dans la vieille bibliothèque, bien qu'une autre chapelle, de courant classique, ait été construite par Christopher Wren en 1665[4].
En ce qui concerne les statuts du collège en eux-mêmes, les étudiants nés en France mais ayant déjà étudié ailleurs en Angleterre y sont privilégiés. Du fait de sa préférence marquée pour l'ordre des franciscains, la comtesse exige qu'au moins un des censeurs soit un frère franciscain. En outre, elle requiert au collège que soit célébrés chaque année son anniversaire, ainsi que ceux de son époux et de ses parents. La fondation de ce collège prouve en définitive la piété de Marie de Châtillon-Saint-Pol ainsi que son vif intérêt pour l'éducation[17].
Mort et succession
[modifier | modifier le code]Marie de Saint-Pol fait son testament le , qu'elle complète le suivant[18],[19],[20], quelques jours avant son décès, dans son domaine de Great Braxted dans l'Essex. En accord avec ses dernières volontés, elle est inhumée vêtue dans des habits de nonne franciscaine dans le sanctuaire de l'église paroissiale de Denny[11].
Après sa mort, ses biens sont partagés entre les descendants des héritiers de son mari, tels Jean de Hastings, 3e comte de Pembroke, Gilbert Talbot et les deux filles de David IV Strathbogie, toutes deux mariées avec des membres de la famille de Percy.
Abbaye de Denny
[modifier | modifier le code]L'abbaye est devenue une ferme et les traces de la tombe de la comtesse douairière de Pembroke ont disparu. Il semblerait qu'elle ait été enterrée près de l'autel de l'abbaye, qui est désormais recouvert par la végétation[21].
Ascendance
[modifier | modifier le code]Sceau et armoiries
[modifier | modifier le code]Sceau
[modifier | modifier le code]Avers : Navette, 49 × 45 mm[22],[23],[24],[25].
Description : Dame, dans une niche gothique , croise les mains. Elle est vêtue d'une robe lâche et d'un manteau dont on aperçoit les agrafes en forme de fleur. La niche, frettée et semée de croisettes, est accostée de deux baies à riches fenestrages portant chacune un écu : celui de droite est aux armes de Lusignan-Pembroke (burelé d'argent et d'azur de dix pièces, les burelles d'azur chargées de dix merlettes rangées, 3, 2, 2, 2 et 1), celui de droite, celles de Châtillon (de gueules à trois pal de vair, au chef d'or) brisé d'un lambel de cinq pendants.
Légende : S' MARiE DE SCO PAVLO COMITISSE PEMBROCH' DNE D' WEYS' D' MONTIGNAC ET D' BELLAC
Légende transcrite : Siggilum Marie de Sancto Paulo comitisse Pembrochie domine de Weysefordie de Montignac et de Bellac
Contre-sceau : Rond, 40 mm[22],[26],[27].
Description : Écu parti : au 1, de Lusignan-Pembroke (burellé d'argent et d'azur de dix pièces, les burelles d'azur chargées de dix merlettes rangées, 3, 2, 2, 2 et 1); au 2, de Châtillon (de gueules à trois pals de vair, au chef d'or) brisé d'un lambel de cinq pendants. L'écu est inscrit dans un polylobe, lui-même inscrit dans un triangle dont les côtés sont accostés de trois autres cercles polylobés dans lesquels sont inscrits trois écus circulaires : celui de dextre, porte trois léopards passant l'un sur l'autre (Angleterre); celui de senestre, un semé de fleurs de lys (France) et, le troisième, un losangé. Neuf quadrilobes ornent les écoinçons.
Légende : 🟊 S' MARIE DE SEYN POVL COMITISSE PE.....HIE
Légende transcrite : Siggilum Marie de Sancto Paulo comitisse Pembrochie
Armoiries
[modifier | modifier le code]Depuis 1992, une plaque commémorative faite d'ardoise et de pierre avec une dorure partielle rend hommage à Marie dans l'abbaye de Westminster, qui a été offerte par un diplômé du Collège de Pembroke, Donald Buttress[28].
| Blasonnement :
Écu mi-parti, burelé d'argent et d'azur de dix pièces chargé de dix martlets de gueules posées en orle, 3, 2, 2, 2 et 1, et de gueules à trois pals de vair au chef d'or chargé d'un lambel d'azur à cinq pendants
Commentaires : Blason de Marie de Châtillon-Saint-Pol, comtesse de Pembroke, abbaye de Westminster.
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Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ 1.° Leges sive statuta Cantabrigiensis Academiæ : præmittuntur litteræ Elizabethæ, Reginæ, de observatione eorumdem statutorum. - 2.° Statuta et ordinationes collegii, sive aulæ Mariæ Valentiæ, communiter nuncupatæ Pembrocke Hall, in Universitate Cantabrigiæ : præmittitur narratio de fundatione ejusdem collegii, et subjicitur ad calcem catalogus sociorum ejusdem collegii, ab anno 1343. ad annum 1629 (manuscrit latin), Paris, BnF, coll. « Latin / 4223 B », xviie siècle (lire en ligne), fo 52 vo.
- ↑ Nom attesté dans les correspondances et les actes : Maria de Sancto Paulo.
- ↑ G-E Sauvage, Histoire de Saint-Pol, Arras, Jean Degeorge, (lire en ligne), 3e, chap. VII (« Liste des comtes de St.-Pol / Les Châtillon »), p. 182.
- (en) Aubrey Leonard Attwater, Pembroke College Cambridge : Short History Of, New York, Cambridge University Press, (1re éd. 1936) (présentation en ligne).
- ↑ La légende veut que Marie ait été fiancée, épouse et veuve en l'espace de la même journée, puisque son mari aurait été tué lors d'une joute au cours des festivités suivant la cérémonie de mariage. Cette déclaration est toutefois apocryphe, puisque l'union du comte et de la comtesse de Pembroke a duré presque trois ans et que Pembroke est mort vraisemblablement d'apoplexie.
- ↑ « Annales Paulini », dans Chronicles of the reigns of Edward I and Edward II (éd, William Stubbs), Londres, Longman, (lire en ligne), p. 291-292 :
« Et eodem die ut dicebatur vulgariter, dominus Amaricus comes de Penbrock desponsavit filiam comitis Sancti Pauli apud Parisiam. Et eodem anno, sexto idus Augusti, præfata filia comitis Sancti Pauli, uxor comitis de Penbrock, venit Londonias ; cui obviaverunt comites et barones qui venerant ad parliamentum regis. »
- ↑ « Henry de Blaneforde Chronica », dans Johannis de Trokelowe et Henrici de Blaneforde, monachorum S. Albani, necnon quorumdam anonymum Chronica et annales, regnantibus Henrico Tertio, Edwardo Primo, Edwardo Secundo, Ricardo Secundo, et Henrico Quarto : A.D. 1259-1296 ; 1307-1324 ; 1392-1406 (éd. Henry Thomas Riley), Londres, Longman, (lire en ligne), De morte Comitis Penebrokiæ, p. 150.
- ↑ « Annales Paulini », dans Chronicles of the reigns of Edward I and Edward II (éd, William Stubbs), Londres, Longman, (lire en ligne), p. 307.
- ↑ « Mary Countess of Pembroke Foundress of Pembroke College, Cambridge », sur viewer.library.wales, Llyfrgell Genedlaethol Cymru - The National Library of Wales.
- ↑ G 138 (Original, parchemin du XIVe siècle, larg. 214 mm x haut. 164 mm, scellé d'un fragment du sceau de Marie de Saint-Pol, sur simple queue de parchemin), Angoulême, AD 16 (no 27), .
« Universis presentes litteras inspecturis, Maria de Sancto Paulo, comitissa Panbrochie, domina de Belaco et de Ranconio, et de Montinhaco, Engolismensis diocesis, salutem in Domino. Noveritis quod nos fecimus et nos fecisse confitemur reverendo in Christo patri domino Ayquelino Dei gratia Engolismensi episcopo et predecessores nostri a quibus causam habemus fecerunt domino episcopo quam predecessoribus suis episcopis Engolismensibus qui pro tempore fuerunt duo homagia ligia cum duobus juramentis fidelitatis pro hiis que secuntur videlicet unum pro hiis que habemus et habentiur a nobis et sub nobis in castro et castellania de Montiniaco et pertinenciis ubicumque sint cum alto et basso dominio sub quo etiam homagio tenemus et habemus, et nos habere et tenere confitemur ab eodem domino Ayquelino Engolismensi episcopo, et hii a quibus causam habemus, habuerunt et tenuerunt ab episcopis Engolismensibus qui pro tempore fuerunt triginta libras annuas per bone memorie dominum Guillelmum quondam Engolismensem episcopum adquisitas a domino de Chalesio in pedagiis que dominus de Tauresio habet et tenet ab ipso apud Montiniacum, apud Sanctum Amaneium de Buxia, apud Lenbesium, et apud Anesium, ac in parrochiis dictorum locorum, domino Ademaro de Valencia, militi domino dicti loci de Montiniaco quondam consorti nostro deffuncto, ab ipso domino Guillelmo quondam Engolismensi episcopo assignatas et traditas in solutum triginta librarum annui redditus, in quibus dicto consorti nostro assignandis tenebatur ratione cujusdam compositionis et declarationis olim facte inter ipsuum dominum Guillermum episcopum ex una parte, et Guillelmum de Valencia, valetum, fratrem dicti consortis nostri tunc dominum dicti loci de Montiniaco, cum auctoritate et assensu domini Guillelmi de Valencia quondam patris dictorum consortis et fratris sui ex altera super justicia et jurisdictione omnimoda alta et bassa vicorum, locorum et parrochiarum de Varno, de Marciaco, de la Guoa et de Maynili, dicto episcopali qua assignatione dictus consors noster reputavit se contentum pro solutione, et satisfactione triginta librarum annui redditus predictarum, prout hec in litteris sigillo prefati domini Ademari consortis nostri sigillatis vidimus contineri. Item et aliud homagium pro feodo cum alto et basso dominio ipsius feudi quod heredes et successores quondam domini Guillelmo de Novo Vico militis deffuncti tenent a nobis, in quo feudo continentur fortalitia, maneria, et territoria de Novo Vico, de Brociis, de Fohet, et de Pueygar ac pertinenciis eorumdem. In quorum testimonium damus eidem domino Ayquelino episcopo has litteras sigillo nostro sigillatas. Datum die martis ante festum beati Clementis, anno Domini millesimo trecentesimo tricesimo primo. »
1331, 17 novembre : Marie de Saint-Pol, comtesse de Pembroke, dame de Bellac, Rancon et de Montignac, veuve d'Aymar de Valence, fait hommage à l'évêque d'Angoulême, Ayquelin de Blaye, pour la châtellenie de Montignac et le fief de Neuvicq. - (en) Jennifer C. Ward, « St Pol, Mary de, countess of Pembroke (c. 1304-1377) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne).
- ↑ Bréviaire de Marie de Saint-Pol, Cambridge, Bibliothèque de l'université de Cambridge, coll. « MS / Dd.5.5 », v. 1330-1340 (lire en ligne), fo 388 ro.
- ↑ (en) James Freeman, Université de Cambridge, « Breviary of Marie de Saint Pol », MS Dd.5.5, sur cudl.lib.cam.ac.uk, Cambridge, University Library.
- ↑ Œuvres de Froissart : publiées avec les variantes des divers manuscrits (éd. Joseph Kervyn de Lettenhove), t. 23 : Chroniques, Osnabrück, Biblio Verlag, (lire en ligne), p. 390.
- ↑ (en) Giuseppe Filippo Liberati Marchi, « Marie de St Pol (1304-1377), Countess of Pembroke », sur artuk.org, Cambridge, Pembroke College.
- ↑ (en) Pembroke College, « About Pembroke : Foundation and the first buildings », sur pem.cam.ac.uk.
- ↑ (en) Sean L. Field, « Marie of Saint-Pol and Her Books », The English Historical Review, Oxford University Press, vol. CXXV, no 513, , p. 1-24 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ (en) Nicholas Harris Nicolas, Testamenta vetusta : being illustrations from wills, of manners, customs, &c. as well as of the descents and possessions of many distinguished families. From the reign of Henry the Second to the accession of Queen Elizabeth, vol. 1, London, Nichols & son, (lire en ligne), Mary countess of Pembroke, p. 100.
- ↑ (en) Hilary Jenkinson, « Mary de Sancto Paulo, Foundress of Pembroke College, Cambridge », Archaeologia or Miscellaneous tracts relating to antiquity, Oxford, Society of Antiquaries of London, 2e série, vol. LXVI, , Appendix II : Testamentum Marie de Seintpol comitisse de Pembroc, p. 432-435, article no XIII (lire en ligne).
- ↑ Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Texte (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne [PDF]), p. 1026.
- ↑ (en) Jennifer C. Ward, English Noblewomen in the Later Middle Ages, New York, Routledge, (1re éd. 1995) (présentation en ligne).
- (en) Catalogue of seals in the department of manuscripts in the British Museum (éd. Walter de Gray Birch), vol. II, Londres, British Museum, (lire en ligne), Maria de Sancto Paulo : no 6707, p. 397-398.
- ↑ (en) Aubrey Leonard Attwater, Pembroke College Cambridge : A Short History, Cambridge University Press, (1re éd. 1936) (lire en ligne), Plate section, fig. seal of the countess of Pembroke.
- ↑ France Archives : Portail national des Archives, « Marie de Châtillon, comtesse de Pembroke (morte après 1355) », SC/S/7242, sur francearchives.gouv.fr.
- ↑ Archives nationales, « Marie de Châtillon, comtesse de Pembroke (morte après 1355) », SC/S/7242, sur siv.archives-nationales.culture.gouv.fr, Paris, Archives de l'Université.
- ↑ France Archives : Portail national des Archives, « Marie de Châtillon, comtesse de Pembroke (morte après 1355) », SC/S/7242/bis, sur francearchives.gouv.fr.
- ↑ Archives nationales, « Marie de Châtillon, comtesse de Pembroke (morte après 1355) », SC/S/7242/bis, sur siv.archives-nationales.culture.gouv.fr, Paris, Archives de l'Université.
- ↑ Westminster Abbey (photogr. Dean and Chapter of Westminster), « William and Aymer de Valence : Soldier and Philanthropist », sur westminster-abbey.org, fig. Mary de St Pol memorial.
Sources et bibliographie
[modifier | modifier le code]Source sigillographique
[modifier | modifier le code]- (en) Catalogue of seals in the department of manuscripts in the British Museum, éd. Walter de Gray Birch, Londres, British Museum, vol. II, 1892. [lire en ligne]
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Aubrey Leonard Attwater, Pembroke College Cambridge : A Short History, Cambridge University Press, (1re éd. 1936) (présentation en ligne).
- (en) Sean L. Field, « Marie of Saint-Pol and Her Books », The English Historical Review, Oxford University Press, vol. CXXV, no 513, , p. 1-24. (lire en ligne).
- (en) Hilary Jenkinson, « Mary de Sancto Paulo, Foundress of Pembroke College, Cambridge », Archaeologia or Miscellaneous tracts relating to antiquity, Oxford, Society of Antiquaries of London, 2e série, vol. LXVI, , p. 401-446., article no XIII (lire en ligne).
- Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe – XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, Université de Nantes, 4 vol., 2 797 p., . [lire en ligne]
- (en) Jennifer C. Ward, English Noblewomen in the Later Middle Ages, New York, Routledge, (1re éd. 1995) (présentation en ligne).
- (en) Jennifer C. Ward, « St Pol, Mary de, countess of Pembroke (c.1304–1377) : magnate and founder of Pembroke College, Cambridge », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford, Oxford University Press, (lire en ligne
).
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Maison de Châtillon
- Liste des comtes de Saint-Pol
- Guy IV de Châtillon-Saint-Pol
- Maison capétienne de Dreux
- Marie de Bretagne
- Jean de Châtillon-Saint-Pol
- Mahaut de Saint-Pol
- Maison de Lusignan
- Armorial de la maison de Lusignan
- Comte de Pembroke
- Liste des comtesses de Pembroke
- Aymar de Valence
- Pembroke College (Cambridge)
- Abbaye de Denny