Marie d'Abbadie d'Arrast

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Marie d'Abbadie d'Arrast
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Activité
Conjoint
Charles d'Abbadie d'Arrast (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Marie-Augustine-Émilie-Henriette Coulomb, dite Marie d'Abbadie d'Arrast, née à Paris le [1] et morte le à Paris[1] est une féministe française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orpheline dès l'âge de dix ans, elle reçoit une instruction religieuse à l'Oratoire du Louvre[2].

Elle épouse Charles d'Abbadie d'Arrast, député de Saint-Étienne-de-Baïgorry et frère cadet d'Antoine d'Abbadie d'Arrast, et s'installe au château d'Echaux.

Elle est membre de la loge maçonnique du droit humain[3].

De retour à Paris à partir de 1871, elle est membre de l'Association des dames protestantes visiteuses de Saint-Lazare dont elle publie l'histoire dans un livre intitulé Cinquante années de visites à Saint-Lazare (Paris, 1889).

Château d'Etxauz, demeure de Marie et Charles d'Abbadie d'Arrast.

Elle adhère également au Congrès internationales des œuvres féminines en 1889, ainsi qu'au Conseil national des femmes françaises, troisième section de Paris[4]. Elle est aussi adhérente à la Ligue contre la mortalité infantile[3].

Elle fonde en 1909 la ligue contre le crime d'avortement et est bientôt rejointe par Marguerite de Witt-Schlumberger. Elle cherche ainsi à s'opposer aux malthusiens et critique l'inaction du gouvernement malgré l'engagement du garde des sceaux. Le programme affiché de cette ligue est de « ramener la femme à sa fonction maternelle » et « protéger la vie de l'enfant ». Elle disparaît à la mort de Marie d'Abbadie d'Arrast[3].

Marie d'Abbadie d'Arrast meurt en 1913[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Cinquante années de visites à Saint-Lazare, 1889, Paris[5].
  • Causerie sur le Pays basque, la femme et l'enfant, 1909, Paris[6].
  • Le livre des lois, 1911[7].

Elle écrit aussi régulièrement dans la presse parisienne, dont le journal La femme[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Acte de décès no 1213 (vue 13/31) de Marie-Augustine-Émilie-Henriette Coulomb du registre des décès de l'année 1913 du 7e arrondissement de Paris », sur Archives de Paris, (consulté le 2 août 2019) - Note. Dans l'acte de décès on mentionne qu'elle est née à Paris le 29 octobre 1837.
  2. « Figures et portraits de femmes - Mme d'Abbadie d'Arrast 1837-1913 », Le mouvement féministe : organe officiel des publications de l'Alliance nationale des sociétés féminines suisses,‎ (lire en ligne)
  3. a b c et d Fabrice Cahen, Gouverner les mœurs : La lutte contre l'avortement en France, 1890-1950, INED, , 416 p. (ISBN 9782733210628, lire en ligne), p. 124-126
  4. Abbadie d'Arrast, Marie d', « Correspondance de Mme Marie d'Abbadie d'Arrast avec Hérelle », sur gordailu.bilketa.eus, (consulté le 29 mars 2018)
  5. Marie d'Abbadie d'Arrast, Cinquante années de visites à Saint-Lazare / par M. d'A., Fischbacher, (lire en ligne)
  6. Marie d'Abbadie d'Arrast, Causeries sur le pays basque : la femme et l'enfant / par Mme Charles d'Abbadie d'Arrast (echauzeco Andéria), F.-R. de Rudeval, (lire en ligne)
  7. « Figures et portraits de femmes - Mme d'Abbadie d'Arrast 1837-1913 (suite et fin) », Le mouvement féministe : organe officiel des publications de l'Alliance nationale des sociétés féminines suisses,‎ (lire en ligne)
  8. Bilketa, « Deux femmes improvisatrices, Marie d’Abbadie d’Arrast, 1896 », sur www.bilketa.eus (consulté le 29 mars 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]