Marie Taglioni

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Marie Taglioni
Marie-taglioni-in-zephire.jpg

Marie Taglioni dans Zéphire et Flore de Charles-Louis Didelot

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Élève

Marie Taglioni née le à Stockholm et morte le à Marseille[1], est une danseuse et chorégraphe italienne.

Elle est considérée comme la première grande ballerine romantique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une dynastie de danseurs, elle est la fille du chorégraphe italien Filippo Taglioni et de la danseuse suédoise Sophie Karsten, et la soeur du danseur et chorégraphe Paul Taglioni. Elle étudie la danse avec son père, à Vienne, puis se rend avec lui de 1822 à 1826, à Cassel, Stuttgart et Munich et enfin à Paris, où le père et la fille sont engagés en 1827 dans le Ballet de l'Opéra, aux côtés de Jean-François Coulon. Elle y fait sensation dans ses variations du Sicilien.

En 1832, elle crée à l'Opéra le ballet La Sylphide où apparaissent à la fois le tutu romantique et la technique des pointes sans effort apparent. Le public voit d'ailleurs en elle la réincarnation de Geneviève Gosselin, promotrice du genre morte prématurément.

La renommée de « la Taglioni »[2] s'étend alors à l'Europe entière : pendant quinze ans de 1832 à 1847, elle se produit de Londres à Berlin et de Milan à Saint-Pétersbourg, en s'illustrant notamment dans les rôles de La Fille mal gardée ou de La Laitière suisse. En 1845, Jules Perrot lui confie les rôles centraux parmi les autres gloires de l'époque, comme Fanny Elssler ou Fanny Cerrito.

En 1860, elle règle pour Emma Livry sa seule chorégraphie, Le Papillon. Poursuivant une carrière de professeur de danse, elle enseigne la danse aux jeunes filles de la bonne société londonienne et rejoint, en 1880, son fils à Marseille, où elle meurt dans le dénuement.

Marie Taglioni était devenue par mariage comtesse Gilbert de Voisins. Elle a été enterrée au cimetière Saint-Charles de Marseille, et a été transférée dans la tombe de son fils Georges Gilbert de Voisins au cimetière du Père-Lachaise (94e division).

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Taglioni a laissé à la postérité une parfaite maîtrise de l'art que son père lui avait enseigné, une technique aérienne et une personnification de la plus pure période romantique. Élégante et raffinée, elle fut à la fois technicienne virtuose et mime subtile, tantôt pathétique et tantôt vive, mais toujours expressive.

Elle fut portraiturée par le sculpteur Jean-Auguste Barre et on conserve d'elle de nombreuses lithographies.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Méry, Jules Canonge et Elise Talbot, Les Adieux à Mlle Taglioni, suivi d'une notice biographique sur cette célèbre danseuse, imprimerie de J.-A. Boudon, Paris, 1837[3].
  • Léandre Vaillat, La Taglioni ou la Vie d'une danseuse, Paris, éditions Albin Michel, 1942.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir son acte de décès établi à Marseille le 23 avril 1884 : « Marianne Sophie Taglioni, décédée à Marseille, hier à six heures du soir dans son domicile au quartier St Giniez, âgée de quatre-vingts ans, rentière, née à Stockholm (Suède), veuve de Jean Pierre Victor Alfred Gilbert De Voisins, rentier, fille de défunts Philippe Taglioni et Hedwige Sophie Karsten [...] »
  2. également appelée "la grande Taglioni" pour la distinguer de sa nièce la danseuse Marie Taglioni (1853-1891) fille de Paul.
  3. Ouvrage disponible sur Gallica.[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]