Marie Madoé Sivomey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Ceci est la version actuelle de cette page, en date du 25 février 2020 à 15:15 et modifiée en dernier par Bot de pluie (discuter | contributions). L'URL présente est un lien permanent vers cette version.
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Marie Madoé Sivomey
Image dans Infobox.
Fonction
Mairesse
Lomé
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LoméVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Madoé GbikpiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Marie Madoé Sivomey, née Marie Madoé Gbikpi–Benissan le à Aného, morte le à Lomé, est une fonctionnaire et une femme politique togolaise, première femme maire du Togo et plus précisément de la capitale de ce pays, de 1967 à 1974.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît en 1923 dans une famille chrétienne à Aného, ville du Sud-Est du Togo, à 50 kilomètres de Lomé, au sein de la Région maritime, centre spirituel du peuple Guin-Mina. Son frère, Jean Kuassi Gbikpi, sera ultérieurement archevêque émérite de Lomé. Elle effectue sa scolarité primaire sur place puis à Porto-Novo au Bénin. Elle fréquente ensuite le Cours complémentaire de Lomé[1].

Embauchée par l’administration coloniale française, elle travaille de 1940 à 1945 au Service des Finances. Puis, dans le cadre de l’Afrique occidentale française (AOF) elle poursuit ce travail au sein de la direction des finances de 1945 à 1953, et au Service des contributions directes de Bobo-Dioulasso. Rentrée définitivement au Togo, pays indépendant en 1960, elle apporte son concours pendant deux ans, de 1960 à 1962, à la direction des Contributions directes. Puis elle exerce comme Secrétaire d’administration en chef et enfin Directrice des Affaires sociales à partir de 1963[1]. En parallèle, elle devient en 1961 la première Togolaise à participer à une session de l’Assemblée générale des Nations Unies, et est également membre de différentes délégations togolaises à des colloques et congrès[2].

Suite à un coup d'état militaire en janvier 1967 puis à l'accession à la présidence de Gnassingbé Eyadema, toutes les instances élues sont dissoutes en 1967, les partis politiques interdits et l’administration des communes devient du ressort de « délégations spéciales ». Dans ce contexte tendu, Marie Madoé Sivomey est désignée le à la tête de la mairie de Lomé, en tant que personnalité de la société civile expérimentée[1]. « Parmi les potentiels candidats au poste de maire, j’étais la plus rodée aux rouages de l’administration pour avoir préalablement dirigé les services sociaux », précise-t-elle[2]. Elle le reste jusqu'au [3],[4].

Elle meurt le , à Lomé, à 87 ans[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Marie Madoé Sivomey : une femme exemplaire », Le Togolais,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Célébration de la journée de la femme africaine », sur fofomag.com,
  3. a et b Napo N'Ouitcha et Léopold Kakaye, Histoire politique et administrative du Togo: Regard sur un nationaliste de la première heure, Éditions L'Harmattan, (lire en ligne), p. 16
  4. « Élection d'une femme maire de la capitale : le Togo fait mieux que le Sénégal », sur L-frii.com,