Marie Jean Pierre Hubert de Cambacérès

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Marie Jean Pierre Hubert de Cambacérès
Marie Jean Pierre Hubert de Cambacérès (1798-1881).jpg
Fonctions
Sénateur du Second Empire
-
Grand maître des cérémonies de France
-
Pair de France
-
Conseiller général de la Seine
-
Titre de noblesse
Duc
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Famille
Père
Fratrie
Étienne de Cambacérès
Joséphine de Cambacérès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Louise Anne Alexandrine Thibon
Autres informations
Distinction

Marie Jean Pierre Hubert, 2e Duc de Cambacérès ( - Solingen (Allemagne) † - Paris) est un homme politique français du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Neveu de l'archichancelier Jean-Jacques-Régis de Cambacérès, Marie Jean Pierre Hubert était le fils du général baron de Cambacérès (1778-1826). Il fut admis en 1812 parmi les pages de l'Empereur, fut nommé, en 1814, sous la première Restauration, sous-lieutenant de chasseurs à cheval, et suivit, pendant les Cent-Jours, l'Empereur à Waterloo. Fait prisonnier en portant un ordre au maréchal Ney, il fut remis en liberté peu après, donna sa démission, étudia le droit sur le conseil de son oncle, et s'inscrivit, en 1823, au barreau de Paris, mais il y brilla peu.

Au sujet des papiers laissés par l'archichancelier, il eut avec l'État un procès qui dura quatre ans et qu'il gagna.

Après la révolution de Juillet 1830, il fut réélu 4 fois capitaine dans la 10e légion de la garde nationale. « En 1831, dit une biographie, M. de Cambacérès fils se fit un état dans le monde de sa charité. Si vous demandiez encore aujourd'hui (1852), ce qu'est M. de Cambacérès, on vous répondrait : charitable. Les journaux ont célébré ses œuvres de bienfaisance. On le nomma membre du Conseil général de la Seine, et Louis-Philippe, ne voulant pas laisser à l'écart un nom pareil, le fit pair de France ».

Il fut, en effet, élevé à la pairie, le 11 septembre 1835. Il avait été nommé, l'année d'avant, membre du conseil général de la Seine. Son rôle au palais du Luxembourg fut des plus effacés : il se borna à soutenir de ses votes les derniers ministères du règne de Louis-Philippe.

La Révolution française de 1848 l'avait fait rentrer dans la retraite. Mais les traditions de sa famille le vouaient au service du régime établi par le coup d'État du 2 décembre 1851, et il fut appelé à en profiter.

Membre de la commission consultative au lendemain du Deux-Décembre, il fut, un mois après (26 janvier 1852), inscrit sur la liste des sénateurs.

Il reçut le titre de duc, participa au rétablissement de l'Empire, et fut nommé grand maître des cérémonies de la maison de l'Empereur. Il fut chargé en cette qualité de plusieurs missions de cour. Il opina, naturellement, pendant toute la durée du régime impérial, pour toutes les propositions agréables au gouvernement.

Acquéreur en 1832 du vaste domaine de Mignaux, à Verrières-le-Buisson, il est conseiller municipal de cette commune de Seine-et-Oise de 1846 à 1879. Inhumé (ainsi que son épouse) dans le cimetière de ce village, une avenue y porte son nom[1].

Grand officier de la Légion d'honneur depuis 1855, le 4 septembre 1870 le rendit à la vie privée.

Titres[modifier | modifier le code]

Fonctions[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Pierre-Hugues Cambacérès et de Anne Marie Joséphine Philippine Karsch, Marie Jean Pierre Hubert épousa, le 5 novembre 1818, Louise Anne Alexandrine Thibon (29 décembre 1799 - Paris27 mars 1883 - Paris), fille du baron Louis Charles Thibon, sans postérité.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext Duc et pair de France (Restauration) GOLH.svg
Armoiries Cambacérès.svg

D'or, au dextrochère de carnation, paré de gueules, retroussé d'hermine, tenant les tables de la loi de sable, le tout accompagné de trois losanges de sable ; au chef des fr:Princes Grands Dignitaires.[2].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Connaissance de Verrières-le-Buisson et de sa région, n° 61-62, 2017 (Domaine et château de Mignaux), édition de l'Historique de Verrières, pp. 55-71.
  2. Source : www.heraldique-europeenne.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]