Marie Hackin

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Marie Hackin
Archéologue
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Marie Hackin
Naissance
Rombas en Lorraine
Décès
en mer, au large du Cap Finisterre
Nationalité Drapeau de la France France
Conjoint Joseph Hackin
Expéditions principales Moyen-Orient, Afghanistan
Autres activités Sous-lieutenant des FFL
Coorganisatrice du corps féminin de la France libre

Marie Parmentier (1905-1941), plus connue sous son nom d'épouse Marie Hackin, souvent appelée Ria Hackin, est une archéologue et résistante française de la Seconde Guerre mondiale. Officier des Forces françaises libres, elle participe à l'organisation du Corps féminin de la France libre. Disparue en mer à la suite d'un torpillage, elle est faite compagnon de la Libération à titre posthume et reçoit la croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie, Maria ou Ria Parmentier, fille d'un employé luxembourgeois, naît à Rombas le 7 septembre 1905, alors que la Moselle est allemande. Marie Parmentier effectue des études d'archéologie à l'École du Louvre, à Paris. En 1923, elle épouse l'archéologue et philologue Joseph Hackin, directeur du musée Guimet, et elle devient alors Française[1],[2].

En 1937, sous la direction de son mari, Marie Hackin dirige un des deux chantiers de fouilles à Begram en Afghanistan. Elle réalise également un film documentaire sur les sites archéologiques et leur région[2].

En 1939, le couple se trouve à Bombay où Joseph Hackin est en mission[3].

Dès juillet 1940, Joseph Hackin télégraphie son ralliement au général de Gaulle. Arrivé à Londres en octobre 1940, il est chargé de coordonner les relations entre divers comités de la France libre de par le monde.

Marie Hackin rejoint la France libre, avec le grade de sous-lieutenant, le 26 décembre 1940. Elle est l'adjointe de Simonne Mathieu et contribue à organiser le corps féminin de la France libre[2],[4].

Le général de Gaulle ayant nommé Joseph Hackin « délégué de la France libre » en Inde, elle est désignée pour partir avec lui[2]. Les époux Hackin embarquent sur le cargo Jonathan Holt, en février 1941. Mais le cargo est torpillé au large du Cap Finisterre. Marie Hackin et son époux disparaissent le jour même dans le naufrage, le 24 février 1941.

Parmi les 1059 compagnons de la libération reconnus par le général de Gaulle, seulement six femmes ont été récompensées. Marie Hackin est l'une de ces femmes[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Recherches archéologiques à Begram : chantier n° 2 (1937), avec J. Hackin, Paris, Les Éditions d'art et d'histoire, 1939, 2 vol., 141 p.
  • (de) Führer zu den buddhistischen Höhlenklöstern und Kolossolstatuen. Alleinberechtigte deutsche Ausgabe, avec Joseph Hackin, Paris, Les Éditions d'art et d'histoire, 1939, 68 p.
  • Légendes et coutumes afghanes, avec Ahmad Ali Kohzad, publications du Musée Guimet, Presses universitaires de France, 1953 (posthume), 204 p.
  • Nouvelles recherches archéologiques à Begram : ancienne Kâpici : 1939-1940, avec J. Hackin (dir.) et al., Paris, Presses universitaires, 1954, 2 vol., 357 p.

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Autres hommages[modifier | modifier le code]

  • Rue Joseph-et-Marie-Hackin, dans le 16e arrondissement de Paris.
  • « Joseph et Ria Hackin, couple d'origine luxembourgeoise au service des arts asiatiques et de la France », exposition organisée dans le cadre de l'accord culturel franco-luxembourgeois, réalisée avec le concours du musée Guimet, exposition du 11 novembre 1987 au 3 janvier 1988 au musée national d'histoire et d'art, Luxembourg.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ria Hackin (1905-1941) », Notice BnF no FRBNF12985534j.
  2. a, b, c et d « Marie Hackin », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 2356390332 et 9782356390332) [Notice en ligne]
  3. Philippe Boitel, Les Français qui ont fait la France, Editions Sud Ouest, 2009.
  4. François Marcot, Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006.
  5. Guy Perrier, 12 résistantes qui ont changé l’Histoire, Pygmalion, Flammarion, Paris, 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Marie Hackin », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 2356390332 et 9782356390332) [Notice en ligne]
  • François Marcot, Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006.
  • Guy Perrier, 12 résistantes qui ont changé l’Histoire, Pygmalion, Flammarion, Paris, 2013.
  • Philippe Boitel, Les Français qui ont fait la France, Editions Sud Ouest, 2009.
  • Joseph et Ria Hackin. Couple d’origine luxembourgeoise au service des arts asiatiques et de la France, catalogue d'exposition, Musée Guimet (Paris) et Musée d’Histoire et d’Art Musées d’État (Luxembourg), Foetz, 1988, 143 pages.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]