Marie François Rouyer

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Marie François Rouyer
Image illustrative de l'article Marie François Rouyer

Naissance
Vouxey (Vosges)
Décès (à 59 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 17831824
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 1re colonne.

Marie François Rouyer, né le à Vouxey (Vosges), mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Né le 2 mars 1765, 03H00 du matin, canton de Vouxey, district de Mouzon-Meuse, département des Vosges, baptisé à 4h du soir en l'église de Vouxey (88) par M. Vincent Vicaire, le même jour[1].

Il entre en service le 15 août 1783[2], comme cadet volontaire dans le corps des pompiers de l’Empereur d’Allemagne, il passe le 16 février 1786, sous-lieutenant au régiment Joseph Toscane dragons, et il est nommé lieutenant le 12 octobre 1787. Il participe à la campagne contre les Turcs de 1784 à 1789.

A la déclaration de guerre entre la France et l’Autriche en 1791, il quitte son pays d’adoption, et il se range du côté des défenseurs de sa patrie. Le 15 septembre 1791, il entre avec le grade de capitaine dans le 12e régiment d’infanterie de ligne, et de 1792 à 1793, il sert aux armées du Nord et de Belgique. Le 15 décembre 1793, il est attaché à l’état-major général, comme adjoint aux adjudants-généraux, et il est nommé adjudant-général chef de brigade le 12 avril 1794. Affecté à l’armée des Ardennes fin 1793, il a rejoint l’armée de Sambre-et-Meuse le 2 juillet 1794. Il se distingue le 26 juin 1794, à la bataille de Fleurus, par la prise d’un régiment hollandais.

Affecté à l’armée des Ardennes fin 1793, il a rejoint l’armée de Sambre-et-Meuse le 2 juillet 1794, et il est mis en congé de réforme le 26 février 1797.

Le 3 juillet 1798, il est remis en activité à l’armée de Mayence. Il est promu général de brigade le 30 juillet 1799, et il reçoit un commandement à l’armée d’observation. Il passe ensuite à l’armée du Rhin, où il fait les campagnes de 1799 à 1801. Il est mis en non activité le 23 septembre 1801, et le 27 avril 1802, il est employé dans la 10e division militaire, puis dans la 2e division militaire le 5 août suivant. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 11 décembre 1803, et le 13 décembre, il est attaché à la division du général Dupont au camp de Montreuil. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le 14 juin 1804.

De 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne. Il commande la 1re brigade de la 1re division d’infanterie du 6e corps de la Grande Armée le 30 août 1805, et il se distingue le 11 octobre à la bataille de Haslach, ainsi qu’à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805, qui lui valent sa promotion au grade de général de division le 24 décembre 1805.

Il est créé baron de l’Empire le 15 mars 1808. Le 25 mars 1808, il rejoint le 2e corps d’observation de la Gironde, et le 4 mai il commande la division formée avec les régiments suisses au service de l’Espagne et enrôlés de force. Il est fait prisonnier le 22 juillet 1808, à la Bataille de Bailén, après avoir refusé de signer la reddition. De retour en France le 21 septembre, il obtient un congé le 9 octobre 1808.

Le 15 mars 1809, il commande une division du 4e corps à l’armée du Rhin, puis il passe successivement dans le 8e corps le 17 avril, et dans le 7e corps le 17 juillet, où il est employé dans les combats contre l’insurrection au Tyrol.

Le 9 janvier 1810, il est envoyé à l’armée de Catalogne, et le 13 mai 1812, il est mis en non activité. Le 23 juillet 1813, il est mis à la disposition du vice-roi d’Italie, comme commandant de la 1re division d’infanterie du corps du général Verdier, poste qu’il occupe jusqu’au 20 juin 1814.

Lors de la première restauration, il est fait chevalier de Saint-Louis le 10 août 1814,

Pendant les Cents-Jours, il reçoit le 10 mai 1815, le commandement du 9e bataillon de Gardes nationales d'élites, composant la division de réserve de l'armée de Moselle. Licencié avec l'armée le 25 juillet 1815, et il est admis à la retraite le 4 septembre 1815.

Il meurt le 10 août 1824[3], à Paris. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, 19e division[4].

Sa fille aînée, Malcy Anne Jeanne (vers 1791 - Paris 29 août 1820), épousa Joseph Nicolas Clary (1760-1823), pair des Cent-Jours.

Hommage, honneur, mention…[modifier | modifier le code]

Dotation[modifier | modifier le code]

  • Le 17 mars 1808, donataire d’une rente de 4 000 francs en Westphalie.

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Blason Marie François Rouyer (1765-1824).svg
Armes du baron Rouyer et de l'Empire, décret du 15 mars 1808, lettres patentes du 17 avril 1814 (non retirées), commandant de la Légion d'honneur

D'azur au lévrier passant d'or; au comble d'argent chargé de trois étoiles de sable ; au franc-quartier brochant des barons militaires.[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait des registres de la paroisse de Vouxey.
  2. Fastes 1844, p. 532.
  3. Fastes 1844, p. 533.
  4. « ROUYER Marie François, général baron (1765-1824) », sur www.appl-lachaise.net,‎ .
  5. a, b et c Roglo 2012.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]