Marie Baranger

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Marie Baranger
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Marie-Mélanie Baranger () est une peintre française ayant contribué à la redécouverte de la peinture à fresque au XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle nait le à Angoulême, seconde d’une famille de quatre enfants. En 1927, elle entre aux Ateliers d'art sacré où elle reçoit l’enseignement de Maurice Denis[1] qui l’influence profondément et se forme à la technique de la fresque sous la direction de Paul Baudouin.

Elle exécute sa première œuvre à fresque dans l’église de Migné-Auxances, dans le Poitou en 1933 ; à cette même époque, elle seconde Marthe Flandrin qui réalise sa fresque sur Catherine de Sienne pour l’église du Saint-Esprit. En 1934, avec son frère aîné polytechnicien, Pierre, elle fonde l’Association « Art et Louange ». Cette nouvelle initiative, parmi les multiples mouvements de régénérescence des arts sacrés, veut d’emblée transcender les frontières nationales et « rendre au Saint-Sacrement, par l’Art Sacré, l’honneur qui lui est dû en toutes contrées du monde ». George Desvallières lui-même sensibilisait ses élèves et Compagnons des Ateliers à cette dimension « mondiale » de leur mission. Chacune de ses journées commence par la participation à l’eucharistie, après quoi elle se met au travail. Elle entrera en 1944 dans le tiers-ordre franciscain.

Réfugiée dans les Landes pendant une partie de la guerre, et vraisemblablement à la demande de quelques curés, elle réalise plusieurs programmes de peinture à fresque. La plus importante de ces réalisations fut sans conteste celle de Saint-Pierre-du-Mont, totalement détruite dans les années 1980.

Marie Baranger se lance dans ses premiers grands voyages à partir de 1949. Rome l’a chargée de préparer l’exposition missionnaire prévue en 1950. Ainsi voyage-t-elle à travers l’Afrique de l’Ouest : Sénégal, Haute-Volta (Burkina Faso), Guinée, Côte d'Ivoire, Togo… Son projet permanent est d’adapter la symbolique et les objets du culte catholique aux Églises émergentes des régions encore colonisées et à leurs cultures particulières. Mais cela surtout à travers la sensibilisation et la formation d’artisans et d’artistes locaux chargés de décorer eux-mêmes leurs églises avec leur technique et leur symbolique propre. Forte de ses expériences, elle est conviée en 1965, en qualité d’experte, à participer aux travaux du Concile Vatican II.

Marie Baranger décède le dans sa 102° année.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, p. 75

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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