Marie Amalia

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Marie Amalia
Marie Amalia 2.jpg
Marie Amalia, Voyage en ballon
Naissance
Nom de naissance
Marie Amalia Bartolini
Nationalité
Drapeau : France Française
Activités
Autres activités
décoratrice de films
Formation
Maître
Suzy Bartolini, Georges Jeanclos
Mouvement
Père
Cyrille Bartolini
Mère
Suzy Bartolini

Marie Amalia est la signature de Marie Amalia Bartolini, artiste peintre française née le 9 novembre 1961 à Paris. Elle vit à Angoulême où son père, Cyrille Bartolini, fut directeur de l'École des beaux-arts, et pratique l'art naïf par la peinture à l'acrylique sur toile, mais aussi et surtout par la technique de la peinture sur verre inversé. Elle est également décoratrice de films (courts métrages, téléfilms, séries télévisées).

Biographie[modifier | modifier le code]

L'attirance vers le dessin et la peinture de Marie Amalia, fille du sculpteur Cyrille Bartolini[1], Premier Prix de Rome en 1957, et de l'artiste peintre de « fixés sous verre » Suzy Bartolini[2], remonte à sa plus tendre enfance. De 1980 à 1982, soit après l'obtention du baccalauréat option art, elle suit les cours d'arts plastiques de l'Université de Paris, puis entre en 1982 dans l'atelier de sculpture de Georges Jeanclos à l'École nationale supérieure des beaux-arts[3].

Si, en 1983, Marie Amalia obtient le premier accessit du concours de sculpture qu'organise la Fondation Caplan Saint André au Centre Geprges-Pompidou, elle n'en délaisse pas moins cette discipline en 1984 pour revenir à sa véritable attirance et s'initier, auprès de Suzy Bartolini, au « fixé sous verre », dit également « peinture éludorique » ou encore « peinture sur verre inversé », consistant, explique-t-elle, à peindre sur une face du verre et à constater le résultat sur l'autre face, la difficulté résidant dans le fait de peindre à l'envers, c'est-à-dire de commencer par les détails, ombres et lumières, pour finir par le fond, à rebours de la peinture classique[4].

Contributions artistiques[modifier | modifier le code]

Décors (cinéma et télévision)[modifier | modifier le code]

Œuvres particulières[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

Marie Amalia, L'Arche de Noé aux lions

Collectives[modifier | modifier le code]

Marie Amalia, L'éléphant solitaire
  • Galerie Bénézit, Rue de Seine, Paris, 1982, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994, 1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010.
  • Galerie de l'Angle aigu, Bruxelles, 1983, 1986, 1990.
  • Galerie Odile Harel, Vence, 1985.
  • Galerie Monier, Murrhardt, 1985.
  • Galerie Stephanie Hoppen, Walton Street (en), Londres, 1989, 1990, 1993, 1994, 1997, 1988, 1999, 2000.
  • Galerie Stephanie Hoppen, 61st Street, New York, 1989.
  • Fixés sous verre : Suzy Bartolini, Marie Amalia, Galerie Mercure, Béziers, juin 1996[9].
  • Galerie Climat, Les Sables d'Olonne, 2002, 2003, 2004.
Marie Amalia, Le chat à l'éventail

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Tiens, un peintre contemporain qui ne cite pas Marcel Duchamp, mais le Douanier Rousseau et les Naïfs américains et anglais. Si son papa fictif s'appelle Henri Rousseau, sa vraie maman, c'est Suzy Bortolini dont les subtiles peintures lui ont donné le goût de cette technique devenue rare. Maria Amalia peint des animaux. Des animaux bizarres, au hiératisme parfait, aux formes naïves et belles. Un chat, une vache, une grenouille, un chien, un éléphant n'est plus tout à fait le même sur les fixés de Marie Amalia. Plantés dans un décor digne de l'Éden à la végétation chère à notre Douanier, ils sont souvent drôles. Ses arches de Noé et ses montgolfières viennent compléter sa galerie de portraits animaliers hors-modes. » - Marie-Christine Hugonot[5]
  • « En choisissant de renouer avec une technique ancienne, Marie et sa mère, Suzy, déploient l'univers assez énigmatique d'images colorées et naïves rappelant les peintures décoratives slaves. Chaque composition recèle un mystère, une énigme persistante émanant en partie de la technique aujourd'hui peu divulguée des "fixés sous verre", c'est-à-dire peint sur du verre et présenté à l'envers. Rien que l'idée perturbe, puisqu'il s'agit, pour l'artiste, de concevoir son travail à rebours en commençant par les plus infimes détails. Paysages féeriques, carrousels miroitant, il n'est pas de sujet qui ne semble sorti d'un conte, d'une histoire familière et lointaine, enfouie dans un coin de mémoire. » - Danièle H.[10]
  • « Elle crée un univers de fêtes, de charmes, puisant ses sujets dans des contes, légendes et histoires bibliques. Différents personnages : clowns, danseurs, marionnettes ou animaux, évoluent dans un espace, que les couleurs - en général sur des fonds noirs ou ocres - et la technique particulière de la peinture sous verre rendent attractifs. » - Dictionnaire Bénézit[3].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Marie Amalia, La coupe aux citrons
  • Premier Prix du public, Exposition internationale d'art naïf de Verneuil-sur-Avre, 2016.

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Collections privées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Delarge, Cyrille Bartolini.
  2. Le Delarge, Suzy Bartolini.
  3. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.1, page 252.
  4. Maria Amalia, La technique de la peinture sur verre inversé.
  5. a et b Marie-Christine Hugonot, « Marie Amalia, le charme de la naïveté », Nice-Matin, 4 avril 1993.
  6. « Exposition Marie Amalia, à découvrir », Le Populaire du Centre, 16 septembre 2011.
  7. Galerie Art-Image, affiche e l'exposition Marie Amalia, Angoulême, 2016.
  8. Edward Montgomery Fine Art, Carmel-by-the-Sea, Marie Amalia dans les artistes permanents.
  9. « Cimaises : une savoureuse dentelle picturale », Midi-libre, 7 juin 1996.
  10. a et b Danièle H., « Galerie Mercure : les Bartolini exposent en chœur », Midi libre, 2 décembre 2005.
  11. Jacqueline Maurel, « Béziers actualité : Galerie Mercure - Les quatre Bartolini, peintres et sculpteur à découvrir », La Marseillaise, 9 décembre 2005, page 13.
  12. Musée des beaux-arts de Chartres, La peinture sous verre : un art ancien toujours actuel, décembre 2010 - février 2011.
  13. Richard Tallet, « La vie de château pour les artistes angoumoisins », La Charente libre, 26 juin 2012, page 9.
  14. Le rendez-vous des Naïfs, Verneuil-sur-Avre, Marie Amalia.
  15. Angelle Keller, « Une nouvelle exposition à la Galerie Axiome », Bordeaux Gazette, 29 mars 2014.
  16. Art Culture France, Naïf et singulier / 10e Biennale internationale d'arts, dossier de l'événement sur les trois villes, 2016.
  17. Aude Boilley, « Au cœur de l'atelier des Bartolini-Quitard », Sud-Ouest, 27 juillet 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]