Marie-Victorin

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Marie-Victorin
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Marie-Victorin vers 1920
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Frère Marie-Victorin (né Conrad Kirouac le à Kingsey Falls, Québec et mort le à Saint-Hyacinthe dans la même province) est un religieux, botaniste, enseignant, professeur d'université, intellectuel et écrivain canadien. Au XXe siècle, il est surtout connu pour ses travaux en botanique qui ont probablement culminé avec la publication de sa Flore laurentienne et l'élaboration de l'herbier Marie-Victorin. Il est le fondateur du Jardin botanique de Montréal. Il fut également associé à la fondation de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), créée en 1923 à Montréal, et devenue en 2001 l'Association francophone pour le savoir.

Biographie[modifier | modifier le code]

Milieu familial[modifier | modifier le code]

Conrad est le fils de Cyrille Kirouac, commerçant, et de Philomène Luneau. Il aura cinq sœurs et cinq frères, qui mourront tous en bas âge[1]. Il aura lui-même, tout au long de sa vie, une santé précaire. Lorsque Conrad a cinq ans, la famille s'installe à Québec, dans le quartier Saint-Sauveur. Cyrille devient marchand de farines et de grains, en intégrant l'entreprise fondé par son père, la F. Kirouac et Fils[1].

Formation et enseignement collégial[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin dans son laboratoire à la faculté des sciences de l'Université de Montréal, vers 1925

Conrad fait toutes ses études dans des institutions des Frères des écoles chrétiennes. Il suit son cours primaire à l'école de Saint-Sauveur, puis étudie à l’Académie commerciale de Québec à partir de 1898. Fortement marqué par l’œuvre d'éducation de cette communauté religieuse, il décide d'en faire partie, allant ainsi à l'encontre du souhait de son père qui le voyait plutôt suivre ses traces.

En juin 1901, à l’âge de 16 ans, il entre au Noviciat du Mont-de-La-Salle à Maisonneuve (Montréal) où il se joint aux Frères des écoles chrétiennes[2]. En août, il adopte alors le nom en religion de frère Marie-Victorin[3]. Il se consacrera dorénavant à l'enseignement primaire et secondaire. Il commence à enseigner au Collège Saint-Jérôme en 1903[3]. C'est durant cette période, alors qu'il est en convalescence après une crise hémorragique due à la tuberculose, qu'il développe un engouement durable pour la botanique à la suite de la lecture la Flore canadienne (1862) de l’abbé Léon Provancher[1]. Dès l'année suivante, il organise des excursions afin de recueillir des spécimens végétaux.

Après son passage à Saint-Jérôme, Marie-Victorin est envoyé au Collège Saint-Léon de Westmount, avant d’être enseignant au Collège de Longueuil de 1904 à 1920[2]. Nationaliste, il y fonde le cercle littéraire Cercle La Salle, affilié plus tard à l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française (l'ACJC), permettant aux jeunes de développer leur sentiment nationaliste en participant à des représentations théâtrales mettant en scène des personnages historiques de la Nouvelle-France[4]. Il écrit lui-même plusieurs pièces à saveur nationaliste dont la pièce de théâtre Charles Le Moyne (1910), un drame historique en trois actes[5], et Peuple sans histoire (1918), une nouvelle historique au sujet du rapport Durham[3].

En 1908, après quelques années d'herborisation, il publie un premier article scientifique dans Le Naturaliste canadien : « Addition à la flore d’Amérique ». Un second paraît l'année suivante : « Contribution à l’étude de la flore de la province de Québec »[1]. Marie-Victorin commence à tisser des liens avec des spécialistes en botanique nord-américains, comme Merritt L. Fernald, professeur à l’Université Harvard, et Francis Lloyd de l’Université McGill[5]. Il publie en 1916 une première monographie scientifique : Flore du Témiscouata.

En janvier 1910, il est parmi ceux qui saluent la fondation du journal Le Devoir. En 1915, il commence y à écrire des « billets du soir » dans sous le pseudonyme « M. Son Pays », pour « faire passer d’utiles vérités » (15 janvier 1916)[5]. Il s'y révèle très concerné par le sort du peuple canadien-français. Cette collaboration avec le quotidien nationaliste durera jusqu'à sa mort[5].

Yves Gingras a bien résumé cette première partie de la carrière de Marie-Victorin : « Jusqu’en 1920, année charnière qui le fait basculer subitement de l’enseignement secondaire à l’enseignement universitaire, Marie-Victorin s’intéresse autant à la littérature qu’à la nature. Par la suite son énergie sera entièrement consacrée à ses combats pour le développement scientifique du Québec. »[5]

Carrière scientifique[modifier | modifier le code]

En 1920, un tournant décisif survient dans la carrière de Marie-Victorin, alors qu'il est nommé professeur agrégé de botanique à l’Université de Montréal[6], lors de la création de la Faculté des sciences. « A partir de ce moment, on peut même dire, selon Yves Gingras, que sa biographie se confond avec l'histoire du mouvement scientifique des années 1920 et 1930.»[2]

Même s'il n'a pas de diplôme universitaire et est autodidacte, sa crédibilité est déjà établie au sein de la discipline. Car, rappelle Pierre Couture, « depuis 1908, il a publié 39 notes, articles et un ouvrage scientifique sur la flore de la province de Québec et une soixantaine d’articles de vulgarisation »[1]. En 1922, il soutient sa thèse de doctorat sur les fougères (« les Filicinées du Québec ») et devient par la suite professeur titulaire[1]. Jusqu'en 1928, il continuera à enseigner à mi-temps au collège de Longueuil[1].

En 1920, il fonde le Laboratoire de botanique de l'université de Montréal[7], qui deviendra en 1931 l'Institut de botanique[1] (il en sera le directeur jusqu'à sa mort). Il pourra former une nouvelle génération de chercheurs et, aura, pour le seconder dans son travail, une équipe de collaborateurs.

Dès 1922, Marie-Victorin et ses collègues de la Société de biologie de Montréal se réunissent et se fixent pour objectifs «l'étude et la vulgarisation des sciences biologiques, le développement des travaux de recherche et l'établissement de rapports scientifiques entre les biologistes canadiens et étrangers[8]». Ces prémisses jettent les bases de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS), qui entend coordonner le foisonnement des associations et sociétés savantes scientifiques de l'époque. C'est donc en 1923 qu'est créée l'ACFAS[8].

« Pour grouper les forces et coordonner les travaux, pour stimuler et diriger, pour multiplier les points de contact entre des spécialités et des spécialistes qui risqueraient de s'ignorer et de se méconnaître, de grandes organisations dites "associations pour l'avancement des sciences" ont été créées un peu partout. On connaît les associations française, anglaise et américaine. Il y en a d'autres. La dernière-née est l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences. C'est un pas en avant décisif que nous venons de faire. C'est la mise en faisceau de nos modestes ressources, et la mise en valeur dans tous les domaines scientifiques des talents et des bonnes volontés qui ne manquent pas. Chez une nation si jeune d'espoir, [...] nul ne peut prévoir la portée d'une telle création. Nous savons seulement que désormais des cadres sont dressés, où vont s'organiser les travaux et les études de nos compatriotes. Nous savons encore que ce séculaire isolement du travailleur scientifique, isolement splendide mais désastreux, va cesser. »

— Marie-Victorin[9]

Le docteur Léo-Erol Pariseau en assume la présidence. Marie-Victorin, pour sa part, en est le premier secrétaire.

En 1923, il fonde la Société canadienne d'histoire naturelle, qui deviendra en quelque sorte la section botanique de l'ACFAS. Il en sera d'abord le secrétaire puis, de 1925 à 1940, le président. Dans le souci de diffuser les connaissance scientifiques dans la population en général, la société créera, en 1931, les Cercles des jeunes naturalistes, fondés par le frère Adrien Rivard et qui seront très vite populaires.

C'est au début des années 30 que Marie-Victorin entame ce qui sera le combat principal de sa vie. En 1930, la Société canadienne d’histoire naturelle crée, sous sa présidence, l’Association du Jardin botanique de Montréal[1]. Il réussit à convaincre la ville de Montréal, en 1931, de fonder le Jardin botanique de Montréal[7] qui servira de lieu touristique, mais sera aussi utilisé à des fins de recherche et d'enseignement[3]. En 1936, l'arrivée au pouvoir de Maurice Duplessis donne un grand essor à ce projet. En 1939, Marie-Victorin y installe même son institut, car la construction des nouveaux édifices de l'université de Montréal, sur le mont Royal, n'est pas encore achevée[1].

À partir de 1938, Marie-Victorin fait plusieurs séjours annuels à Cuba afin d'y visiter son ami le frère Léon[10]. Lors de ces voyages, il prend un très grand intérêt pour la flore cubaine et se met à l'étudier. En résultera Itinéraires botaniques dans l’île de Cuba, publié en trois tomes (la publication du dernier tome étant posthume)[11], fait en collaboration avec le Frère Léon[10].

Intellectuel avant-gardiste[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin insiste sur l'importance du savoir scientifique et sur la manière dont celui-ci permettrait au peuple canadien-français d'acquérir une indépendance intellectuelle et économique[12]. Il écrit, par exemple, dans Le Devoir :

« Nous ne serons une véritable nation que lorsque nous cesserons d'être à la merci des capitaux étrangers, des experts étrangers, des intellectuels étrangers: qu'à l'heure où nous serons maîtres par la connaissance d'abord, par la possession physique ensuite, des ressources de notre sol, de sa faune et de sa flore. Pour cela, il nous faut un plus grand nombre de physiciens et de chimistes, de biologistes et de géologues compétents. »

— Marie-Victorin[13]

Pour lui, l'indifférence des Canadiens français envers les sciences naturelles est « injustifiable (...) nuisible et a nui en effet au progrès économique dans la province de Québec ». Elle ne fait qu'accélérer l'anglicisation des francophones : « Les empiétements, les envahissements de l'anglais sur le français dont nous nous plaignons dans le commerce, l'industrie et les services publics, ne sont rien à côté de ceux dont fatalement, et uniquement par notre incurable indifférence, nous sommes affligés sur le terrain scientifique. »[14]

En tant que religieux et scientifique, il est choqué de voir des questions religieuses avoir préséance sur des questions scientifiques comme cela est le cas avec la théorie de l’évolution. Il affirme, en 1940, que la formation religieuse devra changer si elle veut pouvoir s’adapter aux nouvelles réalités du monde[12].

Dans une société catholique gouvernée par des interdits en matière de sexualité, Marie-Victorin avait des vues particulièrement libérales sur le sujet. Alors qu'il était au collège de Longueuil, il avait en effet mis au programme de son enseignement des cours d’éducation sexuelle. La publication récente de sa correspondance intime avec son assistante, Marcelle Gauvreau (Lettres biologiques), révèle chez lui une fascination pour la sexualité, que, « scientifique dans l’âme », il voyait comme « un nouveau continent s’ouvrant à l’exploration systématique »[1].

Mort[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin a eu une santé fragile (poumons phtisiques et hémorragies chroniques) tout au long de sa vie et pensait mourir jeune de la tuberculose[15]. Le sort en décida autrement, puisqu'il mourut à 59 ans, le 15 juillet 1944, des suites d'un accident de voiture sur la voie Sir Wilfrid Laurier, entre Saint-Hyacinthe et Sainte-Rosalie[16], alors qu'il revenait d'une excursion d'herborisation à Black Lake (en Chaudière-Appalaches) à la recherche d'un Cheilanthes siliquosa (une rare espèce de fougères), en compagnie de ses amis Rolland Germain, James Kucyniak, et Marcel Raymond[16].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1990, le journaliste Luc Chartrand avait dévoilé, dans un article du magazine L'actualité, l'existence d'une correspondance intime entre Marie-Victorin et son assistante Marcelle Gauvreau[17]. Au début de l'année 2018, les lettres de Marie-Victorin ont fait l'objet d'une publication par l'historien Yves Gingras (Lettres biologiques). Elles révèlent, entre les deux épistoliers, l'existence d'un amour qui semble être demeuré platonique[17], même si la sexualité, exprimée de manière précise et objective, occupe, dans leurs échanges, une place essentielle. Marcelle Gauvreau est demeurée célibataire jusqu'à sa mort en 1968.

Œuvre scientifique[modifier | modifier le code]

Auteur d'un grand nombre d'ouvrages, on lui doit notamment celui sur la botanique du Québec : la Flore laurentienne, 917 pages de descriptions accompagnées de 2 800 illustrations[18]. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 1935, est encore vendu en 2018, et a fait l'objet de multiples rééditions[18].

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Marie-Victorin était passionné de littérature (son auteur préféré étant Thomas Mann[19]) et cela se reflète dans son œuvre. Entre l'âge de 18 ans et 35 ans, il tient un journal intime, plus tard publié chez les Éditions Fides, où il s'exprime sur divers sujets : littérature, politique, botanique et nationalisme[20].

En 1919, il publie son recueil de nouvelles Récits laurentiens, qui est inspiré de la littérature du terroir[5], et en 1920, ses Croquis laurentiens, où il raconte poétiquement son amour de la nature[21].

Éditions de l’œuvre[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Marie-Victorin comprend de nombreux travaux scientifiques (diffusés notamment dans les Contributions du Laboratoire de botanique de l'Université de Montréal qui prennent plus tard le nom de Contributions de l'Institut botanique), mais également des récits littéraires, des écrits de vulgarisation scientifique, une riche correspondance, des journaux intimes, des discours et des textes d'opinion publiés dans les journaux de son époque.

Une première bibliographie exhaustive des travaux de Marie-Victorin est présentée en 1934 par Georges Préfontaine, alors directeur de l'Institut de zoologie de l'Université de Montréal, dans la revue Opinions, l'organe de l'Association des anciens étudiants d'Europe. Une seconde bibliographie réalisée par Marcelle Gauvreau, alors bibliothécaire de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, est publiée dans les Annales de l'ACFAS de 1938 (vol. 4, p. 147-189). Une troisième bibliographie réalisée par Marcelle Gauvreau paraît en 1942 en annexe de l'ouvrage Marie-Victorin : ses idées pédagogiques de Louis-Philippe Audet (en ligne : 1, 2 et 3). Cette dernière bibliographie a été mise à jour et corrigée en 1985 par Céline Arseneault, botaniste et bibliothécaire à la bibliothèque du Jardin botanique de Montréal, dans le Bulletin de la Société d’animation du Jardin et de l’Institut botaniques (SAJIB) (vol. 9, no 3, p. 62-65).

Science[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flore laurentienne.
  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne : 3e éd. mise à jour et annotée par Luc Brouillet, Isabelle Goulet et al., Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 1083 p. (ISBN 2-7606-1650-9)
  • Marie-Victorin et Rolland Germain, Flore de l’Anticosti-Minganie, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 527 p.
  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne : 2e éd. ent. rev. et mise à jour par Ernest Rouleau, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 925 p. (ISBN 0-8405-0018-1)
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal / (troisième série) » (no 68), , 227 p.
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique de l'Université de Montréal / (deuxième série) » (no 50), , 410 p.
  • Marie-Victorin et Frère Léon, Itinéraires botaniques dans l'Île de Cuba, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, coll. « Contributions de l'Institut botanique l'Université de Montréal / (première série) » (no 41), , 496 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin (ill. Frère Alexandre), Flore laurentienne, Montréal, Imprimerie de La Salle, , 917 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin, La Flore du Temiscouata : mémoire sur une nouvelle exploration botanique de ce comté de la province de Québec, Québec, Imprimerie Laflamme, , 127 p. (lire en ligne)
Conrad Kirouac avec un chardon de Mingan en 1928

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Marie-Victorin, Croquis laurentiens : Ed. présentée et préparée par André Gaulin avec la collaboration d'Aurélien Boivin, Montréal, Éditions Fides, (1re éd. 1919), 262 p. (ISBN 2762111625)
  • Marie-Victorin, Croquis laurentiens, Saint-Laurent, Bibliothèque québécoise, (1re éd. 1920), 248 p. (ISBN 2-89406-211-7, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Charles Le Moyne : drame canadien en trois actes, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 123 p. (lire en ligne)
  • Marie-Victorin (préf. Ernest Bilodeau, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Croquis laurentiens, Paris, Éditions Casterman, , 248 p.
  • Marie-Victorin (préf. Ernest Bilodeau, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Croquis laurentiens, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 304 p. (lire sur Wikisource, lire en ligne)
  • Marie-Victorin (préf. Albert Ferland, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Récits laurentiens, Paris, Éditions Casterman, , 212 p.
  • Marie-Victorin (préf. Albert Ferland, ill. Edmond-Joseph Massicotte), Récits laurentiens, Montréal, Frères des écoles chrétiennes, , 207 p. (lire sur Wikisource, lire en ligne)

Correspondance, journaux intimes et textes choisis[modifier | modifier le code]

  • Marie-Victorin, Lettres biologiques : recherches sur la sexualité humaine : présentées par Yves Gingras, Montréal, Éditions du Boréal, , 275 p. (ISBN 9782764625194, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Marie-Victorin à Cuba : correspondances avec le frère Léon : édition annotée par André Bouchard, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, , 220 p. (ISBN 978-2-7606-2066-7, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Mon miroir : journaux intimes, 1903-1920 : édition établie et annotée par Gilles Beaudet é.c. et Lucie Jasmin, Montréal, Éditions Fides, , 816 p. (ISBN 2-7621-2569-3, présentation en ligne)
  • Marie-Victorin, Science, culture et nation : textes choisis et présentés par Yves Gingras, Montréal, Éditions du Boréal, , 186 p. (présentation en ligne)
  • Marie-Victorin et Hermas Bastien (intro), Pour l'amour du Québec : choix de textes qui révèlent les cheminements d'une pensée et d'une vie consacrée au progrès de la nation canadienne-française, Sherbrooke, Éditions Paulines, , 198 p. (ISBN 0888401531)
  • Marie-Victorin, Confidence et combat : lettres (1924-1944), frère Marie-Victorin, é.c. : présentation et notes, Gilles Beaudet, é.c., Montréal, Lidec, , 251 p.
  • Marie-Victorin, Histoire de l'Institut botanique de l'Université de Montréal, 1920-1940, Montréal, Institut botanique de l'Université de Montréal, , 70 p.

Quelques espèces nommées par Marie-Victorin[modifier | modifier le code]

  • Taraxacum laurentianum
  • Cirsium scariosum (chardon de Mingan)[22]
  • Cirsium minganense[23]
  • Botrychium minganense (en)
  • Senecio rollandii, nommé en hommage au Frère Rolland-Germain.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Statue du frère Marie-Victorin au Jardin botanique de Montréal

Hommages[modifier | modifier le code]

Le frère Marie-Victorin est une des personnalités québécoises du XXe siècle les plus honorées, notamment dans la toponymie.

Pavillon Marie-Victorin de l'Université de Montréal

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k et l Pierre Couture, « Conrad Kirouac, dit le Frère Marie-Victorin », sur www.biographi.ca (consulté le 9 décembre 2018)
  2. a b et c Yves Gingras, « L’itinéraire du Frère Marie-Victorin, é.c. (1885-1944) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 39, no 1,‎ , p. 77-82 (ISSN 1492-1383, lire en ligne)
  3. a b c et d Pierre Couture, « KIROUAC, CONRAD », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le 15 septembre 2017)
  4. Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 75-75
  5. a b c d e et f Yves Gingras, « Le frère Marie-Victorin : un intellectuel de combat », sur La fondation Lionel-Groulx, (consulté le 15 septembre 2017)
  6. Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-diamants, no 46,‎ , p. 27 (ISSN 1923-0923, lire en ligne)
  7. a et b « Institut de recherche en biologie végétale : Historique », sur IRBV (consulté le 8 février 2018).
  8. a et b Yves Gingras, Pour l'avancement des sciences. Histoire de l'ACFAS, 1923-1993, Boréal, (ISBN 2-89052-619-4), p.19
  9. Marie-Victorin, « L'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences », Revue trimestrielle canadienne, volume 10,‎ , p. 98-99
  10. a et b André Bouchard, Marie-Victorin à Cuba, Les Presses de l'Université de Montréal, , 217 p. (ISBN 9782760620667), p. 11
  11. Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-diamants,‎ , p. 29 (ISSN 1923-0923, lire en ligne)
  12. a et b Pauline Gravel, « La science comme salut : les idées d'avant-garde de Marie-Victorin ont forgé le Québec moderne », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  13. Marie-Victorin, « La province de Québec, pays à découvrir et à conquérir », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  14. Marie-Victorin, « L'étude des sciences naturelles. Son développement chez les Canadiens français », Revue canadienne, vol. 20, no 4,‎ , p. 275
  15. Jean Gould, « Frère Marie-Victorin. Mon miroir. Journaux intimes, 1903-1920. Édition établie et annotée par Gilles Beaudet é.c. et Lucie Jasmin. Montréal, Fides, 2004. 814 p. », Mens, vol. 6, no 2,‎ , p. 290-295 (ISSN 1927-9299, lire en ligne)
  16. a et b Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 243-246
  17. a et b Marie-Claude Bourdon, « Correspondance secrète », Actualités UQÀM,‎ (lire en ligne)
  18. a et b Yanick Villedieu, « La Flore laurentienne de Marie-Victorin a 80 ans », Radio-Canada,‎ (lire en ligne)
  19. Madeleine Lavallée, Marie-Victorin, un itinéraire exceptionnel, Éditions Héritage Inc., , 272 p. (ISBN 0777356546), p. 244
  20. « MON MIROIR. Journaux intimes, 1903-1920 », sur Éditions Fides, (consulté le 15 septembre 2017)
  21. Jacques Bélisle, « Croquis laurentiens, du Frère Marie-Victorin », Lettres québécoises,‎ , p. 96-97 (ISSN 0382-084X)
  22. « Le chardon de Mingan », sur Parcs Canada, (consulté le 18 septembre 2017)
  23. « Cirsium minganense ».
  24. a et b Recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec.
  25. À propos du parc Marie-Victorin

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Yves Gingras, Luc Chartrand et Raymond Duchesne, Histoire des sciences au Québec : de la Nouvelle-France à nos jours, Montréal, Éditions du Boréal, (1re éd. 1987), 536 p. (ISBN 9782764606230, présentation en ligne)
  • André Bouchard et Francine Hoffman (collab.), Le Jardin botanique de Montréal : esquisse d'une histoire, Montréal, Éditions Fides, , 111 p. (ISBN 2762120578, présentation en ligne)
  • Pierre Couture, Marie-Victorin : le botaniste patriote (biographie romancée), Montréal, XYZ éditeur, , 216 p. (ISBN 9782892611618, présentation en ligne)
  • Yves Gingras, Pour l'avancement des sciences : Histoire de l'ACFAS, 1923-1993, Montréal, Éditions du Boréal, , 272 p. (ISBN 9782890526198, présentation en ligne)
  • André Lefebvre, Marie-Victorin, le poète éducateur, Montréal, Guérin éditeur, , 203 p. (ISBN 2-920298-46-1)
  • Gilles Beaudet, Frère Marie-Victorin, Montréal, Lidec, , 64 p. (ISBN 978-2-7608-7018-5)
  • Madeleine Lavallée (préf. Jules Brunel), Marie-Victorin : un itinéraire exceptionnel, St-Hubert, Éditions Héritage, , 273 p. (ISBN 0-7773-5654-6)
  • Robert Rumilly, Le Frère Marie-Victorin et son temps, Montréal, Les Frères des écoles Chrétiennes, , 489 p.
  • Louis-Philippe Audet, Le frère Marie-Victorin. Ses idées pédagogiques, Québec, Éditions de l'Érable, , 283 p.

Articles, chapitres[modifier | modifier le code]

  • Luc Chartrand, « Le jardin secret de Marie‑Victorin », sur radio-canada.ca,
  • Yves Gingras, « Le frère Marie-Victorin : un intellectuel de combat », sur fondationlionelgroulx.org,
  • René Audet, « Frère Marie-Victorin, environnementaliste », Bulletin d'histoire politique, vol. 23, no 2,‎ , p. 32–47 (lire en ligne)
  • Pierre Couture, « KIROUAC, CONRAD (baptisé Joseph-Cyrille-Conrad), dit frère Marie-Victorin », Dictionnaire biographique du Canada, vol. 17,‎ (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Marie-Victorin : La Flore laurentienne », dans Claude Corbo, Monuments intellectuels québécois du XXe siècle, Sillery, Éditions du Septentrion, , 300 p. (ISBN 9782894484500, présentation en ligne), p. 29-38
  • Raymond Duchesne, « Frère Marie-Victorin », The Canadian Encyclopedia / L'Encyclopédie canadienne,‎ (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Les combats du frère Marie-Victorin », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 58, no 1,‎ Été, 2004, p. 87–101 (lire en ligne)
  • Marcel Cailloux, « Souvenirs du frère Marie-Victorin, de son Institut et de son Jardin botanique », Liberté, vol. 39, no 6,‎ , p. 68–84 (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « Marie-Victorin à la recherche de la flore laurentienne », Cap-aux-Diamants, no 46,‎ , p. 26–29 (lire en ligne)
  • Yves Gingras, « L’itinéraire du Frère Marie-Victorin, é.c. (1885-1944) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 39, no 1,‎ , p. 77–82 (lire en ligne)
  • Gilles Beaudet, f.é.c., « L’action pastorale du Frère Marie-Victorin au Collège de Longueuil (1904-1929) », Sessions d'étude - Société canadienne d'histoire de l'Église catholique, vol. 51,‎ , p. 67–79 (lire en ligne)
  • Francine Descarries-Bélanger, Marcel Fournier et Louis Maheu, « Le frère Marie-Victorin et les " petites sciences " », Recherches sociographiques, vol. 20, no 1,‎ , p. 7–39 (lire en ligne)

Audiovisuel[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vict. est l’abréviation botanique standard de Marie-Victorin.

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