Marie-Laure de Decker

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Marie-Laure de Decker
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Naissance
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Activités

Marie-Laure de Decker, née en 1947 à Bône (Algérie), est une photographe et journaliste française, portraitiste sur le vif, photographe de guerre, photographe de plateau et photographe de mode [1]. Elle vit et travaille dans le Tarn.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1967, à vingt ans, elle photographie Man Ray, Duchamp, Fernando Arrabal, Roland Topor.

Photographe de guerre[modifier | modifier le code]

Puis, de 1970 à 1972, elle séjourne au Viêt Nam comme correspondant de guerre [2] pour le bureau de Newsweek à Saïgon et les Forces armées vietnamiennes [3]

Elle en tirera un court métrage : Viêt Nam.

En 1973, elle couvre l’actualité pour l’agence Gamma, avec en particulier la célèbre photo de Valéry Giscard d’Estaing se regardant-lui-même à la télévision, le jour de son élection ()[4].

De 1975 à 1979, elle voyage au Tchad, rencontrant Françoise Claustre captive de Hissène Habré dans le désert tchadien avec Raymond Depardon [5]

Puis en Union Soviétique et aux États-Unis où elle effectue de nombreux reportages de sociétés.

Parallèlement, elle photographie Gilles Deleuze, Pierre-Jean Jouve, Patrick Modiano, Gabriel García Márquez...

En 1983, après la naissance de son premier enfant, Pablo, elle séjourne au Chili ; puis en 1985, elle effectue un reportage en Chine sur la médecine. C'est l'année de son premier voyage en Afrique du Sud.

Photographe de plateau[modifier | modifier le code]

En 1986, elle collabore au magazine Studio, et commence une activité de photographe de plateau, en particulier sur les films de Maurice Pialat (Van Gogh, Sous le soleil de Satan...) ou d'Otar Iosseliani, « Adieu Plancher des vaches ». Sur le tournage d’Indochine, elle se lie d’amitié avec Catherine Deneuve et accompagnera l’actrice à l’occasion d’autres films.

Photographe de mode[modifier | modifier le code]

En 1987, c'est la naissance de son second enfant Balthazar et elle se lance dans la photographie de mode et la publicité pour de nombreux magazines dont Vogue. Elle poursuit son travail en Afrique du Sud pour témoigner de la fin de l'apartheid et où elle rencontre Nelson Mandela en 1992-1993.

Depuis 1995, elle s’est installée dans le Tarn et poursuit sa carrière en consacrant de nombreux reportages aux Wodaabes, peuple nomade du sud du Tchad.

Elle a fait de nombreux auto-portraits d'elle.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 2001 « Vivre pour voir » Maison européenne de la photographie - Ville de Paris[6]
  • 2006 Le festival Visa pour l'image, festival international de photojournalisme, lors de sa 18e édition lui rend hommage pour sa carrière de photojournaliste et présente ses œuvres de 1973 à 2000, exposition « Vivre pour voir »
  • 2007 * Exposition "Les Wodaabés", Galerie du Passage, Paris
  • 2008 Participation à l’exposition « Mai 68 ! », Cosmos Galerie, Paris.
  • 2008 Exposition "Don de vie", Chapelle Saint-Louis de La Pitié-Salpêtrière, Paris
  • Septembre 2011 Exposition au Centre d’art contemporain de Saint-Restitut
  • Septembre 2012 Réalisation d’un Abécédaire exposé chez Pierre Passebon, Galerie du Passage à Paris
  • Mai 2013 Festival Images singulières – Sète
  • Juillet 2013 Exposition au musée du Pays rabastinois à Rabastens « Les Wodaabés »
  • Septembre 2013 Espace photographique Arthur Batut – Labruguière
  • Octobre 2013, « Vivre pour voir » Théâtre de la Photographie et de l’Image - Nice[7],[8].
  • Juillet 2016, Les Nuits Photgraphiques de Pierrevert

Distinctions[modifier | modifier le code]

2012 • Elle reçoit le prix PIPAK photographie [9]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Laure de Decker et Anne Dissez, Apartheid, Democratic books, , 100 p. (ISBN 978-2361040055).
  • Marie-Laure de Decker et Jean-Marie Colombani, Vivre pour voir, Maison Européenne de La Photo, , 127 p. (ISBN 978-2914426107).
  • Michel Setboun - Marie Cousin, « Marie-Laure de Decker. 1977-Tibesti », dans : 40 ans de Photojournalisme. Génération Agences, La Martinière, 2014 pp. 32-33.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]