Marie-Léonie Paradis

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Marie-Léonie Paradis
Image illustrative de l’article Marie-Léonie Paradis
Bienheureuse
Naissance 12 mai 1840
L'Acadie
Décès 3 mai 1912 
Sherbrooke
Nationalité Flag of the United Kingdom.svg Province du Canada
Ordre religieux marianites de Sainte-Croix puis fondatrice des petites sœurs de la Sainte Famille
Vénéré à Basilique-cathédrale Saint-Michel de Sherbrooke
Béatification 11 septembre 1984
par Jean-Paul II
Fête 4 mai

Mère Marie-Léonie, de son nom de naissance Alodie-Virginie Paradis[1], mais élévée sous le nom Élodie Paradis[2] (L'Acadie, - Sherbrooke, ) est une religieuse canadienne, fondatrice des petites sœurs de la Sainte Famille et reconnue bienheureuse par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans le village bas-canadien de L'Acadie, son père s'installe à Saint-Philippe-de-Laprairie pour scier du bois. Éduquée dans le pensionnat de la congrégation de Notre-Dame de Montréal. En 1849 la famille déménage à Napierville puis à Laprairie lorsque son père participe à la ruée vers l'or.

En 1854, le père Camille Lefebvre lui parle de la famille de Sainte-Croix, et elle se joint aussitôt aux marianites de Sainte-Croix de Saint-Laurent. En 1862, elle fait un voyage à New York s'occuper d'un orphelinat et d'une école destinés aux enfants pauvres. En 1874, elle fut nommée à l'âge de 34 ans directrice des novices au collège Saint-Joseph de Memramcook.

En , elle fonde l'Institut des petites sœurs avec quatorze filles qui avaient pris l'habit religieux trois années plus tôt. Devenue supérieure de la communauté, elle reçoit le soutien de Mgr Paul Larocque après avoir subi un revers initial auprès de Mgr John Sweeny, évêque du diocèse de Saint-Jean. Elle reçoit l'approbation canonique en 1896 et continue d'assurer la formation intellectuelle des jeunes sœurs.

Au total, elle a présidé à la fondation de trente-huit collèges. Elle est décédée à Sherbrooke le à près de 72 ans[3]. Femme de cœur, on lui attribue bientôt plusieurs guérisons.

Sa vie a fait l'objet du film Les Servantes du Bon Dieu, réalisé en 1979 par Diane Létourneau. Le Centre Marie-Léonie Paradis a été établi en son honneur sur la rue Galt à Sherbrooke. Elle a été béatifiée lors de la visite de Jean-Paul II au Canada le .

Reliques[modifier | modifier le code]

Son tombeau reposait au couvent des Petites Sœurs de la Sainte-Famille jusqu'au . Ce jour-là, il a été transféré à la Basilique-Cathédrale Saint-Michel au cours d'une cérémonie solennelle présidée par Mgr Luc Cyr[4]. Une partie du musée du Centre Marie-Léonie y sera transférée aussi au cours de l'année 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Centre Marie-Léonie Paradis, dirigé par Les Petites Soeurs de la Sainte-Famille. », sur www.centremarie-leonieparadis.com (consulté le 1er février 2018)
  2. « Paradis, Élodie - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le 1er février 2018)
  3. «Mort de Mère Léonie», La Tribune (Sherbrooke), 4 mai 1912, p.10
  4. « Bienheureuse Marie-Léonie Paradis », sur Archidiocèse de Sherbrooke (consulté le 4 août 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eugène Nadeau, Mère Léonie - Fondatrice des Petites Sœurs de la Sainte-Famille, Éd. Fides, Montréal, 1950.
  • Marie-Gabriel Perras, Message de Mère Marie-Léonie au clergé, à ses filles, à son peuple, Épilogue au procès informatif diocésain sur la renommée de sainteté de la servante de Dieu, Sherbrooke, 1953.
  • Centre Marie-Léonie Paradis [1]