Marie-José Guigou

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Marie-José Guigou (Ars) est une écrivaine française née en 1946 à Montpellier. Elle est un membre actif de l'Association Mémoire d'Oc, un groupe d'études languedociennes, au sein de l'université du Tiers Temps de Montpellier[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille d'artistes (son frère Jacques Ars est sculpteur à Saint-Georges-d'Orques) elle dirige naturellement ses loisirs vers les "beaux arts" Ses débuts dans la peinture sont encourageants et connaît quelques succès dans divers salons régionaux (Béziers : 1991, Médaille d'argent : Danseuse Classique - 1992, Coupe du Conseil Régional : Esméralda).

Dans les années 1990, elle se lance dans la généalogie et prend goût à la recherche historique, au point de devenir boulimique en écriture.

Au sein du groupe d'études languedociennes de l'Université du Tiers Temps de Montpellier : "Mémoire d'Oc", elle est l'auteure de[2] :

  • Les Maniguières, une sorte de pêche capitaliste (1997)
  • Graus, roubines et canalettes, leur rôle dans la vie des étangs (1999)
  • L'occitan la première langue des Vaudois (2000)
  • À l'aube du XXe siècle en Terre d'Oc : Propos "mescladissos" sur Rimbaud et la cuisine (2000)
  • Le May et sa Reine, survivance d'une coutume païenne (2004)
  • Murles : chronique villageoise d'irréductibles Murlois (1) son château, son église (2006)
  • Murles : chronique villageoise d'irréductibles Murlois (2) sa mairie, son école et sa poste rurale (2006)
  • Vailhauquès, le Domaine de Montlobre : du Mazet de Murles au bagne pour enfants (2008)
  • Montpellier, le Plan Pasquier : comment le Pioch Pinçou devint le quartier chinois (2009)
  • Montpellier, le chemin allant au Moulin des 7 cans, son histoire depuis le Moyen Âge (2009)
  • Vos premiers pas en généalogie (2009)
  • Edition spéciale "Nos plaquettes ont 20 ans" : Sur les traces d'Edouard Marsal, dans les rues de Montpellier (2010)
  • L'Avranches, la maison insolite de l'étang de l'Or - 2010
  • Les Hôtels de ville de Montpellier, du "Consolat vièlh" au " Blue and cube-like City Hall" (2012)
  • Plaidoyer pour réhabiliter la Marquise Suzanne Pons de Murles, une plébéienne au grand cœur (1753-1827) (2014)
  • Les Azéma du Vigan, une famille de braves dans la tourmente de 1914/1918 (2015)
  • Mémoire d'Oc honore ses poilus (1914-1918) : Les Gosses de Poulbot jouent à la guerre (2015)

Publications[modifier | modifier le code]

Elle est l'auteure de[3] :

  • Rufina Cambacérés de Buenos Aïres (1993) - Article paru dans la revue N° 59 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Le 31 mai 1902 à Buenos Aïres, Rufina Cambacérés, le jour de son 19e anniversaire, était victime d'une attaque de catalepsie. On l'a cru morte et on l'enterra vivante... Elle descendait d'Antoine Cambacérés, chimiste, né à Nîmes (30) qui fit fortune au XIXe siècle dans la viande salée et les cuirs.
  • Ah ! si les vignes pouvaient parler (1993) - Article paru dans la revue N°60 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse - Le 15 octobre 1722, un rendez-vous galant nocturne, dans les vignes d'un certain Seranne, finit devant la justice ordinaire de Viols-le-Fort (34) en présence d'izabeau Marre, Jacquette Brun et Marie Marre.
  • Palavas-les-Flots (1998) - Article paru dans la revue N° 80 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Recherche sur l'étymologie de Palavas : "les pas lavas" (les pas lavés) ; "pu la vase" (la malaïgue, désagréable odeur d'algues en décomposition ; "palus" (marais, étang) ; "pavallanum villa" ; "Papilus et papilanum" (nom donné aux terres d'un certain Papilus) ; "Palwalan" (nom des marais qui entourent la commune) ; "Palus avis" (oiseau des marais, version officielle de l'office du tourisme) ; "pal à bas" (pieux à bas, fourches abattues) ; "pallevas" (levier) ; "pals levas" (pieux dressés) ...
  • Les graus du Golfe d'Aigues-Mortes (2000) - Article paru dans la revue N°88 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Un grau est un brèche ou un canal qui met en communication un étang, une lagune avec la mer. Issu du latin "gradus" (passage) le mot "grau" est un terme languedocien relativement moderne à influence catalane.
  • L'Occitan : la première langue des Vaudois (2002), éditions Christian Lacour, Nîmes
Les Vaudois sont les disciples de Pierre Valdo, un riche marchand lyonnais qui, au XIIe siècle, va se faire traduire les Saintes écritures en franco-provençal et distribuer ses biens aux pauvres. Pourchassés par l'Inquisition au même titre que les Cathares, les "Pauvres de Lyon" vont vivre clandestinement jusqu'à la Réforme où ils adhèreront en 1532. L'auteure retrace les sept siècles de persécutions des Vaudois, à travers l'Occitanie, du Languedoc au Dauphiné, en passant par la Provence et le Piémont italien, mais aussi en Picardie et divers pays dans le monde. Elle met en exergue l'importance de l'occitan dans l'histoire du valdéisme et le renouveau du patois dans les vallées du Piémont, ainsi que dans les pays d'exil des Vaudois.
  • Nouvelle édition l'Occitan, la première langue des Vaudois (2011), éditions Christian Lacour, Nîmes
Cette nouvelle édition augmentée de 68 pages, comporte de nouveaux textes sur l'histoire des Vaudois, la plupart en occitan, avec toutes leurs traductions en français, en particulier les 480 vers de la "Noble Leçon".
  • Les Maniguières de l'étang de l'Or, une forme de pêche capitaliste du Moyen Âge au XIXe siècle (2003), éditions Christian Lacour, Nîmes
L'originalité de ce genre de pêcherie c'était son exploitation qui se gérait comme une société capitaliste. Construits avec des pieux de tamaris, il ne reste plus rien de ces immenses pièges fixes qui entrecoupaient tous les étangs  ; seuls des filets dormants sur des pieux, les capetchades, ont remplacé les palissades de tamaris, plantées en zigzag. l'Avranches, une fascinante maison abandonnée sur l'étang de l'Or, témoigne de cette grande pêcherie. À travers les maniguières, l'auteure nous fait revivre huit siècles économiques des étangs proches de Montpellier.
  • Les graus proches de Montpellier : leur histoire depuis le Moyen Âge (2005), éditions Lacour, Nîmes
Un grau en Languedoc, c'est l'embouchure d'un cours d'eau sur le rivage, une brèche ou un canal qui mettent en communication un étang, une lagune, avec la mer. Issu du latin "gradus" (passage) "grau" est un terme languedocien relativement moderne à influence catalane. La forme ancienne "degred" par aphérèse donne "gred" et par une évolution phonique "gree" ou "greau". Autrefois, les graus se déplaçaient sur la côte sans suivre aucune loi, suivant le caprice des tempêtes, des crues et des vents. L'auteure nous propose l'histoire et l'évolution des graus sur le littoral méditerranéen, de Sète aux Saintes-Maries-de-la-Mer, depuis le Moyen Âge jusqu'à notre époque où les hommes vont se donner les moyens de fixer les graus et de les transformer au XXe siècle en lieux touristiques.
  • Le Mai et sa Belle - Survivance d'une coutume païenne, de la déesse Maïa au brin de muguet (2005), éditions Lacour, Nîmes
Agrémenté de nombreux textes, chansons, poèmes et proverbes en occitan, ce livre nous entraine sur les traces de coutumes païennes, aux temps des rites gaulois et romains. L'auteure nous fait traverser les siècles en mettant en exergue le trait d'union continu entre le culte de l'arbre de mai, depuis les dévotions à la déesse Maïa, l'élection de la Reine ou Belle de Mai, le choix du Feuillu ou le Fiancé du mois de mai, en passant par la nuit de Walpurgis, les Saints de glace, les dévotions à la Vierge Marie, les Rosières, le jour de la Vrai Croix du Christ, l'Arbre de la liberté, la symbolique des branches d'arbres et arbrisseaux, des fleurs, pour arriver à notre époque au Mai des élus, le Sapin de Noël et le brin de muguet.
  • Lison "prends garde à ton jupon" (roman) (2006), éditions Lacour, Nîmes
Le premier roman de l'auteure a pris naissance à Palavas-les-Flots dans l'Hérault, dans l'atelier du peintre Claude Régnier qui proposa à ses élèves une nature morte originale à peindre : des boites de conserve récupérées dans les poubelles de restaurants. Extrait du livre :… le délire à propos de cette nature morte était à son paroxysme… au fur et à mesure nous nous étions mis à nous identifier à des personnages de roman… un brin de phrase par ci, un brin de phrase par là, j'amenais mes amis à inventer la vie de cette jeune fille inconnue… soudain… des images apparaissaient… la vie de Lison se déroulait devant moi…
  • Les Montlaur Cambacérés, les derniers seigneurs de Murles (2008), éditions Lacour, Nîmes
Murles, petit village au nord de Montpellier, a eu à sa tête des Seigneurs remarquables, magnifiques, puissants, proches des Rois de France, du Roi de Jérusalem et de la Reine de Naples ; ils ont joué un si grand rôle dans l'histoire de l'Europe, quelquefois au mépris de leur vie, que l'on ne peut être qu'admiratif. Les MONTLAUR MURLES se sont alliés aux maisons les plus illustres du Royaume ; ils descendent de Saint Louis, des Grimaldi, princes de Monaco, du pape Clément IV, des Cambacérès et bien d'autres encore.
  • St Jean Baptiste de Murles et sa dévotion à la Sainte Croix (2010), éditions Lacour, Nîmes. L'église de Murles (parrochia San Joannis de Murlis) figure au cartulaire de Maguelone en l'année 1109. Elle est du style "premier art roman méditerranéen" qui apparaît en Languedoc aux XIe et XIIe siècles. C'est une erreur de croire qu'elle a le vocable de l'Exaltation de la Sainte Croix, elle est bien la paroisse de Saint Jean Baptiste de Murles. La dévotion pour la Sainte Croix est une dévotion tardive qui apparaît au XVIIe siècle et s'explique par la légende qui fût à l'origine de la construction de son église : "un bouvier vint un soir faire boire ses vaches à la source qui coule à proximité de l'église. Il remontait vers le village, quand il se rendit compte qu'une d'elle manquait. Il se retourna et fut étonné de la voir agenouillée. On creusa à cet endroit et on trouva un morceau de Sainte Croix.
  • Quelques familles de Montpellier au Faubourg du Puech Pinson ( 2011) : Pasquier, Racanié-Laurens, Laffitte, Aigon - Article paru dans la revue N° 132 du Cercle Généalogique de Languedoc, Toulouse. - Le Puech Pinson est une colline au sud de Montpellier, traversée aujourd'hui par la rue Méditerranée, pendant des siècles elle sera occupée par des jardins et une aire à battre le blé. Autour, à perte de vue jusqu'au Lez, ce n'étaient que champs, cultures maraichères, vignes, vergers... La révolution industrielle du 19e siècle ( chemin de fer, usines) va transformer ce faubourg et certaines familles vont laisser leur nom et leur histoire dans ce quartier. Mr Pasquier qui aura l'idée de construire des maisons de prostitution, Mr Racanié-Laurens qui vendra une vigne au département de l'Hérault pour y construire un dépôt pour la future ligne de chemin de fer "Montpellier-Palavas", Mr Laffitte qui légat sa fortune aux hôpitaux de la ville ainsi qu'une rente de 500 francs destinée à constituer, tous les ans une dot à la rosière ou à un garçon et la famille Aigon, les plus anciens maraîchers du lieu.
  • Le Domaine de Montlobre & la Colonie Pénitentiaire de Vailhauquès dans l'Hérault (1856-1884) éditions des Arts et Traditions Rurales- 2012 - St Guilhem le Désert. Avec le concours du département de l'Hérault - Préface de Jacques Bourquin  : Le Domaine de Montlobre alias « monte que vocatur molobrio » est attesté depuis l’an 1100 dans le Cartulaire d’Aniane. Avant de devenir une maison de redressement, cette propriété fut, jusqu’au début du XIXe siècle la métairie des MONTLAUR, les seigneurs de Murles et de Vailhauquès appelée « le mazet de Murles » Ce livre retrace l’historique du domaine ainsi que les vingt-huit ans de la Colonie pénitentiaire agricole de Vailhauquès, la vie quotidienne des jeunes garçons détenus, âgés de 7 à 20 ans, avec la période heureuse des débuts et les années galères des derniers temps où s'entremêlent, la faim, le froid, les punitions, les évasions, les épidémies, la mort.
  • Murles, sa Mairie, son École et sa Poste Rurale (2012), Éditions Christian LACOUR, Nîmes.
Les rues de Murles n'avaient pas de nom. En 2003, sous la pression de l'Administration des Postes, à l'initiative du maire et aux conseil avisés de leur facteur, les Murlois ont remédié à cette absence et depuis, on peut lire sur des plaques d'argile les noms choisis par la population. L'auteure vous propose de musarder dans les rues de Murles, de faire une station devant chaque plaque, ce qui lui permettra d'évoquer les maires et leurs conseillers municipaux, l'école et ses instituteurs, la poste rurale et ses facteurs, ainsi que la vieille tradition montpelliéraine des barons de Caravètes. Elle s'est attachée à revisiter les lois et les règlements qui font l'organisation de toute cité, à recueillir les anecdotes, les témoignages qui donnent un éclairage particulier sur les us et coutumes de Murles.
  • L'Avranches ou l'histoire vraie de la maison qui semble flotter sur l'Etang de l'Or (2013), Éditions Point-Virgule, La Grande Motte (Hérault) - L'Avranches... C'est ainsi que l'on nomme aujourd'hui cette fascinante maison abandonnée sur l'étang de l'Or. Construite en 1715 par des pêcheurs d'Aigues-Mortes, elle est le dernier vestige d'une pêcherie, dite maniguière. Au fil des pages de cet ouvrage, vous découvrirez la vraie histoire de la Cabana novo du Toc du Renard, cette bâtisse insolite qui intrigue et attire le regard des automobilistes, des promeneurs du dimanche, des peintres et des photographes.
  • Y avait-il des Vaudois en Languedoc ? (2013) Article paru dans la Revue N°141 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Comme la plupart des Languedociens, l'auteure avait entendu parler des Cathares, de la Croisade en Albigeois, de l'Inquisition et vaguement des Vaudois, car leur histoire semblait étroitement liée à celle des Cathares. C'est en faisant de la généalogie qu'elle redécouvre l'épopée de ce peuple et leur présence dans le Piémont Italien, en Quercy, en Provence, mais aussi en Languedoc.
  • La descendance du Marquis Philibert Charles MONTLOR de MURLES (1663-1719) (2014) - Article paru dans la Revue N°142 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Le petit village de Murles, à 16 km au nord de Montpellier (34) a eut à sa tête des hommes remarquables, proches des Rois de France (certains sont gentilshommes de la Chambre du Roi ou admis dans la Petite et Grande Écurie du Roi, privilèges réservés aux nobles de hautes lignées). Le Marquis Philibert Charles Montlor de Murles signe un pacte de mariage le 17 juillet 1716 avec Lucrèce Michel veuve de François Revel. Sa tante Diane de Bon, veuve de Girard, s'oppose au nom de la famille à ce mariage... s'en suit un jugement au Parlement de Toulouse qui lèvera l'opposition seulement le 1er février 1719. Le 1er juillet 1719, les fiancés font enregistrer leur pacte de mariage de 1716 et déclarent vouloir reconnaître leur fille Marie Montlor de Murles, née au cours de ces contestations, le 25 décembre 1716. Ils auront une autre fille, Charlotte Philiberte Montlor de Murles qui naîtra le 18 juin 1720, soit 8 mois et 18 jours après le décès du Marquis, son père. On peut dire que toutes les deux sont nées, en apparence, "hors mariage". Et malgré une descendance prestigieuse, elles sont considérées, encore de nos jours, comme filles naturelles par la Maison de Montlaur.
  • Les Davranche, des Normands en Languedoc au XVIIIe siècle. (2014) - Article paru dans la Revue N° 144 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Il existe à Mauguio (34) un maison insolite sur l'Etang de l'Or, dite l'Avranches " - Elle doit son nom à une famille propriétaire d'une pêcherie dite maniguière et de sa cabane qui servait à remiser les barques et les objets de Pêche : les Davranche - Cette famille normande venue de Seine-Maritime, originaire du hameau de Smermesnil à Foucarmont, près de Dieppe, va prospérer en Languedoc, à partir de la fin du 17e siècle jusqu'au 19e siècle, en particulier à Montpellier, Mauguio, Saint Aunès, Marsillargues, Lunel et Sommières. Les membres masculins occuperont tous des charges importantes d'hommes d'affaires, de loi ou de droit ; ils seront huissier, greffier, notaire, avocat, juge de paix, maire, trésorier et syndic du chapitre.
  • Le Mas et château de La Valette à Bez (Gard) et la famille de ce nom (2015) - Article paru dans la Revue N°146 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. - Cette ancienne Maison de chevalerie serait issue, selon certains auteurs, des Vicomtes de Saint Antonin, des Comtes du Rouergue et de Toulouse. La maison de La Valette a formé de nombreuses branches. Celle des Cévennes, issue du Mas et Château de Lavalette de Bez, a fourni les branches de La Vaurette, de Bologne Lascours, de Cassanas, de la Condamine, de Prévinquières, Montégut de Cornusson, d'Estelle et de La Farelle.
  • Les Barcellon de Montpellier et d'ailleurs, célèbres Maîtres-paumiers de Rois de France (2015) - Article paru dans la Revue N°148 du Cercle Généalogique de Languedoc à Toulouse. -

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie héraultaise de Pierre Clerc (ISBN 9782354140021)
  2. Médiathèque centrale de l'Agglomération de Montpellier : Émile Zola
  3. Bibliothèque Nationale