Marie-Isabelle d'Orléans

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Marie-Isabelle d'Orléans
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Photographie de la comtesse de Paris, Marie-Isabelle d'Orléans.

Titres

Épouse du prétendant au trône de France


(11 ans et 15 jours)

Prédécesseur Marie-Thérèse de Modène
Successeur Marie-Dorothée de Habsbourg-Lorraine

Épouse du prétendant orléaniste
au trône de France


(9 ans, 2 mois et 6 jours)

Prédécesseur Marie-Amélie de Bourbon-Siciles (reine des Français)
Successeur Succession non revendiquée
Biographie
Titulature Infante d'Espagne, « Princesse d'Orléans », « Comtesse de Paris »
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance Maria Isabel de Orleans y Borbón
Naissance
Séville
Décès (à 70 ans)
Villamanrique de la Condesa, Séville
Père Antoine d'Orléans, duc de Montpensier
Mère Louise Ferdinande d'Espagne
Conjoint Philippe d'Orléans, comte de Paris
Enfants Amélie d'Orléans
Philippe d'Orléans
Hélène d'Orléans
Isabelle d'Orléans
Jacques Antoine Marie d'Orléans
Louise d'Orléans
Ferdinand d'Orléans

Signature

Signature de Marie-Isabelle d'Orléans
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Marie-Isabelle d'Orléans, infante d'Espagne puis par son mariage comtesse de Paris, née le à Séville et décédée le , à Villamanrique de la Condesa, près de Séville, est une descendante du roi des Français Louis-Philippe Ier et du roi Ferdinand VII d'Espagne. Par son époux, Philippe d'Orléans, comte de Paris dit « Philippe VII », elle est considérée par les partisans orléanistes comme une reine de France de jure.

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de l'infante Marie-Isabelle d'Orléans y Bourbon.

Fille d'Antoine d'Orléans (1824-1890), duc de Montpensier puis de duc de Galliera et infant français d'Espagne par son mariage avec Louise Fernande de Bourbon (1832-1897), infante d'Espagne, ce qui fait de Marie-Isabelle une princesse franco-espagnole deux fois petite-fille de souverain. Par son père, elle descend en effet du roi des Français Louis-Philippe Ier et, par sa mère, du roi d'Espagne Ferdinand VII. De 1833 à 1851, sa mère fut l'héritière de sa sœur la reine Isabelle II, ce qui faisait de Marie-Isabelle la seconde dans l'ordre de succession au trône jusqu'à la naissance de la princesse Isabelle, premier enfant de la reine.

Le 30 mai 1864, la princesse Marie-Isabelle épouse son cousin germain, Louis-Philippe d'Orléans (1838-1894), comte de Paris et prétendant au trône de France sous le nom de « Louis-Philippe II » puis de « Philippe VII ». De cette union naissent plusieurs enfants :

  • Charles Philippe d'Orléans (21 janvier 1875-8 juin 1875) ;
  • Jacques Antoine Marie d'Orléans (5 avril 1880-22 janvier 1881)[1] ;
  • Ferdinand d'Orléans (1884-1924) « duc de Montpensier », qui épouse Marie-Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1897-1958), marquise de Valdeterrazzo et grande d'Espagne ;

Marie-Isabelle d'Orléans est l'arrière-grand-mère d'Henri d'Orléans, 5e « comte de Paris » depuis Hugues Capet et prétendant au trône de France sous le nom de « Henri VII ».

En vertu de la première loi d'exil, qui interdit le territoire français aux héritiers mâles des Maisons de Bourbon et d'Orléans, le comte et la comtesse de Paris vivent de 1864 à 1871 en Angleterre, où le dernier roi des Français Louis-Philippe Ier a choisi de s'exiler après 1848.

En 1871, à la suite de l'abrogation de cette loi, le prétendant et son épouse rentrent en France et résident alternativement à l'hôtel Galliera (futur hôtel Matignon), dont le rez-de-chaussée est mis à leur disposition par leur amie la duchesse de Galliera, et dans leur domaine du château d'Eu. Le « comte de Chambord » est alors reconnu par les légitimistes et les orléanistes comme héritier légitime au trône de France lors du projet de restauration de la monarchie, celui-ci n'ayant pas d'enfants, il désigne son cousin Philippe d'Orléans, comte de Paris, comme potentiel héritier. Après l'échec de la restauration du « comte de Chambord » et son exil, les orléanistes, qui sont majoritaires à l'assemblée, votent pour un président monarchiste, Patrice de Mac-Mahon, qui gouvernerais jusqu'à la mort du « comte de Chambord » en exil, après quoi le comte de Paris pourrait devenir le nouveau « roi » sous le nom de « Philippe VII ». Ce projet pourrait ainsi de Marie-Isabelle une potentielle reine de France. Mais après le renversement de la majorité royaliste au profit d'une majorité républicaine, le président Mac-Mahon est contraint à la démission en 1879. Malgré cette nouvelle majorité républicaine, les Orléans restent en France et espèrent toujours une restauration orléaniste. En 1885, lors des élections législatives d'octobre, les royalistes obtiennent 73 sièges, soit 31 de plus par rapport aux législatives de 1881. Cependant, le 17 juin 1886, une nouvelle loi d'exil est votée en France, à la suite de la réception fastueuse que le comte et la comtesse de Paris offrent à l'hôtel Galliera pour les fiançailles de leur fille Amélie d'Orléans, avec le prince héritier du Portugal. Les Orléans s'exilent alors au Royaume-Uni.

En 1894, le prétendant « Philippe VII » décède en exil au château de Stowe House, dans le Buckinghamshire, en Angleterre, et sa veuve lui survit 24 ans. Pendant les dernières

La comtesse de Paris.

années de sa vie, la princesse séjourne régulièrement dans sa propriété andalouse de Villamanrique ou dans son domaine auvergnat du château de Randan. En 1915, elle organise d'ailleurs dans cette propriété un hôpital militaire pour soigner les soldats blessés.

En 1919, elle s'éteint dans la résidence des Orléans d'Espagne, au palais de Villamanrique de la Condesa, près de Séville.

Inhumée dans la chapelle Saint-Charles-Borromée de Weybridge, Surrey, sa dépouille ainsi que celle de son époux ont été transférées en 1958 à la chapelle royale de Dreux (déambulatoire côté nord).

Ascendance[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Montjouvent, Le Comte de Paris et ses ancêtres, Du Chaney Eds, Paris, 2000 (ISBN 291321102X)
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Perrin, Paris, 1999 (ISBN 2-26-201583-X).
  • Jean-Charles Volkmann, Généalogie des rois et des princes, Edit. Jean-Paul Gisserot, Paris, 1998.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Etat-Civil de la Mairie d'Eu, année 1880 », sur Archives départementales de la Seine-Maritime, (consulté le 7 mars 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]