Marie-Germaine Bousser

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Marie-Germaine Bousser
Naissance
Nationalité française
Profession
Formation
faculté de médecine Pitié-Salpêtrière
Distinctions

Marie-Germaine Bousser est une neurologue française née le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1972, Marie-Germaine Bousser sort diplômée de la faculté de médecine Pitié-Salpêtrière. Elle y enseigne la neurologie à partir de 1981, avant d'intégrer l'université Paris VII-Diderot[2].

Bousser dirige le service de neurologie de l'hôpital Saint-Antoine entre 1989 et 1997, puis celui de l'hôpital Lariboisière[2],[3]. Elle fait partie de l'unité de recherche INSERM U740, spécialisée dans l'étude des maladies génétiques vasculaires cérébrales[2],[3].

Marie-Germaine Bousser est l'auteur de plus de 400 articles scientifiques. Ses travaux, consacrés aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) et aux migraines, lui valent une reconnaissance internationale[3],[4]. Avec la généticienne Élisabeth Tournier-Lasserve, elle découvre une maladie génétique, désignée par l'acronyme CADASIL. La découverte est publiée en 1993 dans la revue scientifique Nature Genetics[3],[4].

En 2005, Marie-Germaine Bousser est appelée au chevet de Jacques Chirac, après son accident vasculaire cérébral. Valérie Biousse, qui fut longtemps son élève avant d'émigrer aux États-Unis, dit d'elle : "Elle pouvait mettre sur le même plan aide-soignante et agrégé, donner autant de temps au SDF qui arrivait par hasard après un accident à la gare du Nord qu'aux célébrités qui venaient chercher son avis."[5]

Elle avait épousé Patrick van Effenterre. Elle prend sa retraite en 2012, et continue de donner des conférences[4].

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Le grand prix de recherche Claude Bernard de la ville de Paris est attribué à Marie-Germaine Bousser en 2000. Elle reçoit le prix Johan Jakob Wepfer de l'European Stroke Conference en 2008[3].

La neurologue est faite chevalier de la Légion d'honneur en 1998. Elle est promue officier en 2007, puis commandeur en 2013[3],[6]. Elle est nommée officier dans l'ordre national du Mérite en 2002[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Marie-Germaine Bousser et Jean-Louis Mas, Accidents vasculaires cérébraux, Doin, coll. « Traité de neurologie », , 1225 p. (ISBN 9782704012589)
  • L'aspirine, pour ou contre ?, vol. 81, Le Pommier, coll. « Les Petites pommes du savoir », , 63 p. (ISBN 9782746502796)
  • Marie-Germaine Bousser, Anne Ducros et Hélène Massiou, Migraine et céphalées, Doin, coll. « Traité de neurologie », , 521 p. (ISBN 9782704011834)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « MARIE-GERMAINE BOUSSER - FRANCE - Check Company », sur checkcompany.com (consulté le 20 octobre 2015)
  2. a, b et c (en) « Biographie de Marie-Germaine Bousser (p.37) », Académie pontificale des sciences,
  3. a, b, c, d, e, f et g « Biographie de Marie-Germaine Bousser », France Inter,
  4. a, b et c Sandrine Cabut, « Marie-Germaine Bousser, reine de la neurologie », Le Monde,
  5. Sandrine Cabut, « Marie-Germaine Bousser, reine de la neurologie », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  6. A. B.-I., « Deux médecins décorés de la Légion d’honneur », Le Quotidien du médecin,

Liens externes[modifier | modifier le code]