Marie-François-Emmanuel de Crussol

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Marie-François-Emmanuel de Crussol
Marie-François-Emmanuel de Crussol.jpg
Fonction
Pair de France
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Famille
Père
François-Emmanuel de Crussol d'Uzès (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Julie Madeleine Victoire de Pardaillan de Gondrin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Propriétaire de
Arme
Grade militaire
Distinctions

Marie-François-Emmanuel de Crussol, est un militaire et homme politique français né à Paris le et mort à Bonnelles (Seine-et-Oise) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de François-Emmanuel de Crussol (1728-1802), 9e duc d'Uzès, et de la duchesse Julie-Magdeleine de Pardaillan de Gondrin (-1799), il épouse en 1777 Amable-Émilie de Châtillon (-1840), (issue de l'illustre maison de Châtillon, branche de (Porcéan)-Bouville-ducs de Châtillon), et petite-fille de Louis-César de La Baume Le Blanc, duc de La Vallière. Ils ont deux enfants :

  1. Adrien-François-Emmanuel (1778-1837), duc de Crussol, qui épouse en 1807 Catherine-Victoire-Victurnienne de Rochechouart-Mortemart (1776-1809), dont postérité ;
  2. Alexandrine-Célestine (-1866), qui épouse en 1804 Louis, marquis de Rougé.


Colonel du régiment de Berry en 1789, il émigre à la Révolution française et sert dans l'armée de Condé avec le grade de maréchal de camp. Il se retrouve dès à la cour de Russie à Saint-Pétersbourg, aux côtés de sa belle-sœur, Louise- Emmanuelle de Châtillon, par son mariage princesse de Tarente.

Il rentre en France à la Restauration et obtient la restitution de ses propriétés qui avaient été confisquées comme biens nationaux : notamment le château ducal d'Uzès et le domaine de Bonnelles (actuel département des Yvelines), dont la demeure, rebâtie peu avant la Révolution, a toutefois été démolie. Il y subsiste néanmoins une maison où il mourra en 1843, avant la construction du château actuel, au cœur d'un domaine qu'il a considérablement agrandi.

Il est nommé lieutenant général et pair de France le . À la Chambre des pairs, il vote constamment avec les ultras et se prononce pour la mort lors du procès du maréchal Ney. Il est fait chevalier du Saint-Esprit en 1825.

Le 29 mai 1825 aux sacre de Charles X, il remplace Louis VI Henri de Bourbon-Condé comme Grand maître de France au temps du sacre[1].

Le duc d'Uzès au sacre de Charles X

Après les Trois Glorieuses en 1830, il refuse de prêter serment à la monarchie de Juillet et quitte alors la Chambre haute.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le sacre de Charles X | Histoire et analyse d'images et œuvres », sur histoire-image.org (consulté le )