Marie-Catherine de Saint-Augustin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte Catherine, Saint-Augustin et Longpré.
Catherine de Longpré, en religion Marie-Catherine de Saint-Augustin
Image illustrative de l'article Marie-Catherine de Saint-Augustin
Marie-Catherine de Saint Augustin
Bienheureuse
Naissance
Saint-Sauveur-le-Vicomte, Manche, France
Décès (à 36 ans) 
Québec, Canada
Nationalité Royaume de France Royaume de France
Béatification
par Jean-Paul II
Vénérée par Église catholique
Fête 8 mai

Mère Marie-Catherine de Saint-Augustin, née Catherine de Longpré () était une religieuse française qui consacra sa vie entière à la charité au Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), elle rencontre tôt les pauvres et les malades alors qu'elle vit avec ses grands-parents. Entrée chez les Augustines de Bayeux en 1646, elle part vers la Nouvelle-France le 19 août 1648[1] pour aider les religieuses hospitalières[2] de l'hôtel-Dieu de Québec.

En 1647, les religieuses hospitalières de l’hôtel-Dieu de Québec sont débordées par les tâches auprès des malades. Elles prient alors « instamment le Pere Vimont[3] qui passoit en France et qui devoit revenir l’année suivante » de ramener quelques religieuses. Grâce aux démarches du père Vimont, trois religieuses hospitalières débarquent à Québec en août 1648 : Marie-Catherine de Saint-Augustin, de la nouvelle maison de Bayeux, Anne de l’Assomption, de la communauté de Dieppe et Jeanne Thomas de Saint-Agnès, de la communauté de Vienne[4].

Mais la traversée des trois religieuses est tragique. Jeanne-Françoise Juchereau raconte avec détails ce périple de trois mois, les ravages causés par la peste, et la guérison « miraculeuse » de Marie-Catherine de Saint-Augustin[5] :

« Elles se rendirent à la Rochelle où elles s'embarquerent le 27 de Mai & firent voile. Quatre jours après la maladie contagieuse s'étant mise dans le vaisseau, nos Religieuses exercerent avec beaucoup de ferveur leur vocation d'Hospitalieres, en servant les malades, & s'exposant courageusement à mourir dès le commencement de leur carriere : la Mere Marie-Catherine de Saint Augustin se signala, & la charité ne lui permettant de se ménager en rien, elle gagna elle-même la peste, sa fiévre fut si ardente, qu'il lui parut sur le corps comme une espéce de ceinture composée de douze charbons, elle fut assistée de ses deux compagnes avec tout le soin possible ; mais on peut juger aisément que dans un vaisseau on ne peut avoir que très-peu de secours, & celui sur lequel elles étoient ayant manqué d'eau douce on fut obligé pour donner quelque rafraichissement à cette chere malade, d'étendre des linges pour recevoir la rosée du Ciel afin d'étancher un peu sa soif ; il mourut quantité de personnes, le Capitaine de la Flote fut de ce nombre, & ce fut par miracle que notre chere Sœur fut guérie. »

« À cette époque, Québec n’est qu’un petit bourg au sein de la barbarie. Catherine descend dans un hôtel-Dieu qui ressemble « plutôt à une cabane qu’à un hôpital », écrit sa biographe[1].

Infirmière, économe, maîtresse des novices, directrice de l'hôtel-Dieu de Québec, Marie-Catherine de Saint-Augustin se voue entièrement aux malades et aux pauvres.

Le père jésuite Paul Ragueneau est choisi pour être le directeur spirituel de cette âme privilégiée, et c'est lui qui écrira la biographie de la religieuse[6]. Mère Marie-Catherine de Saint Augustin est renommée pour ses œuvres charitables dans un pays qu'elle aime et adopte. Elle meurt le à l'hôtel-Dieu de Québec des suites de la tuberculose.

En 1689, avec la permission de Mgr de Saint-Vallier, ses os sont placés dans une châsse[7].

Le , elle est déclarée vénérable. Le , Jean-Paul II la proclame bienheureuse[8]. Elle est fêtée le 8 mai. L'édifice Catherine-de-Longpré de Québec est nommé en son honneur. Elle est aujourd'hui reconnue comme cofondatrice de l'Église du Canada.

Bibliographie et liens Web[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (Chabot).
  2. (Augustines).
  3. Barthélemy Vimont, jésuite, troisième supérieur de la mission au Canada, lire sa biographie.
  4. (Juchereau, p. 70).
  5. (Juchereau, p. 74).
  6. (Ragueneau).
  7. (Juchereau, p. 313).
  8. (Mémoire).

Liens externes[modifier | modifier le code]