Marie-Étienne Nitot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Marie-Étienne Nitot
Image dans Infobox.
Portrait par Louis-Léopold Boilly.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Bijoutier, orfèvreVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Marie-Étienne Nitot (, Paris - , Paris) est un orfèvre et joaillier français, fondateur de ce qui deviendra la maison Chaumet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le sur l'île de la Cité, Marie-Etienne Nitot est le second fils de Claude-Antoine Nitot, marchand à Paris, et de Marie Appoline Girard, son épouse, demeurant ensemble quai des Ormes à Paris[1]. Plus largement, il est issu d'une famille de sept enfants dont quatre fils exercent le métier de joaillier[2].

Le , à l'âge de 29 ans, il prend pour épouse Marie Catherine Endiger[3], d'origine prussienne, née en 1752 à Derendorf, près de Düsseldorf et domiciliée dans la capitale[4]. De ce mariage sont issus plusieurs enfants dont François-Régnault Nitot (1779-1853), fils aîné[5], ensuite devenu son associé.

Orfèvre et joaillier durant plusieurs décennies, Marie-Étienne Nitot meurt à Paris le , à l'âge de 59 ans à la survivance de son épouse[6]. Celle-ci s'éteint à son tour à leur domicile situé 15 place Vendôme à Paris, à l'âge de 72 ans, le [7].

Carrière[modifier | modifier le code]

Apprenti chez Ange-Joseph Auber, il devient à son tour l'orfèvre de la reine Marie-Antoinette. Installé comme maître orfèvre à Paris, il fonde la maison qui deviendra Chaumet en 1780, place du Pont-Neuf (paroisse Saint-Barthélemy). Il devient le joaillier-orfèvre de l'Empereur et de l'Impératrice.

Marie-Etienne Nitot est connu pour le sertissage de l'épée de Bonaparte, alors premier consul, réalisé suivant une commande de 1801[8]. Il sertit ensuite la tiare pontificale offerte par Napoléon 1er au pape Pie VII , apportée à Rome en 1806 par son fils, François-Régnault Nitot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Familysearch, Paris, Reconstitution chronologique des actes de naissance, 1749, 1750-1751, vue 194/2625 : Marie Etienne NITOT, né et baptisé le 2-4-1750 paroisse Saint-Barthélémy, fils de Claude Antoine Nitot, marchand de poisson et de Marie Appoline Girard, demeurant quai des Ormes dans cette paroisse. Acte en lien.
  2. Les quatre fils de Claude Antoine Nitot devenus joailliers sont : Claude Renaud, né en 1748 ; Marie Etienne, né en 1750 ; Jean Pierre né en 1756 ; Jean Rose, né en 1761. Un cinquième fils, Antoine Claude, marié en 1780 à Versailles, est peintre décorateur d'appartements.
  3. Fiches état civil reconstitué sur Filae, mariage le 21 mai 1779 entre Marie Etienne Nitot et Marie Catherine Endiger, paroisse Saint-Barthélémy. Epoux : fils de Claude Antoine Nitot et de Marie Appoline Girard - Epouse : Endiger Marie Catherine, fille de Jean Endiger et de Giffenkenhorst Anne Gertrude.
  4. Relevé Familysearch : baptême le 4 mai 1752, paroisse Sainte-Trinité (Sankt Dreifaltigkeit, Katholisch), à Derendorf, Rheinland, Prussia de "Maria Catharina Endinger, fille de Joannes Endinger et de Anna Gertrud Giffenkenhorst", en lien.
  5. Familysearch, Paris, Reconstitution chronologique des actes de naissance, vue 2909/2973 : naissance paroisse Saint-Barthélémy le 25 février 1779, baptême le 27 de François Renaud Nitot, fils de Marie Etienne Nitot, joaillier et de Marie Catherine Endiger, son épouse, demeurant rue St Louis, en lien. Né peu de temps avant le mariage de ses parents.
  6. Revue de la bijouterie, 9-1903, mention du décès de Marie Étienne Nitot le 9 septembre 1809 à Paris, en lien sur Gallica.
  7. Archives Nationales, Salle des Inventaires Virtuelle, inventaire après-décès de Marie Catherine Endiger le 28 février 1825 à Paris, mentionnant la date et le lieu de décès.
  8. Société des amis du musée de la Légion d'honneur, article "L'épée consulaire dite "Epée du sacre"", bulletin n°17, en lien.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Marseille, Le Luxe en France du siècle des Lumières à nos jours, 1999
  • Achille Murat, La Colonne Vendôme, 1970

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]