Maria Zakharova

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Maria Zakharova
Maria Zakharova 2017 (2).jpg
Fonctions
Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de l’URSS et de la Russie (d)
depuis le
Directrice du département de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie (d)
depuis le
Alexander Lukashevich (d)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Мария Владимировна ЗахароваVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Conjoint
Andrei Makarov (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Maître
Alexey Maslov (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Maria Vladimirovna Zakharova (Мари́я Влади́мировна Заха́рова) née le à Moscou, est une journaliste et diplomate russe. Elle est la directrice de l'information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de Russie et est porte-parole de ce ministère depuis le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Maria Zakharova vient d'une famille de diplomates. Ainsi, elle passe son enfance à Pékin, où son père travaille à l'ambassade de 1981 à 1991, moment de la chute de l'Union soviétique[2]. Sa mère travaille au Musée des Beaux-Arts Pouchkine[2].

En 1993, elle entre à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou et en ressort diplômée en 1998[2] en journalisme et orientalisme[3]. Son stage de fin d'étude se déroule à l'ambassade Russe en Chine[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Maria Zakharova rejoint le ministère russe des Affaires étrangères après ses études, en tant qu'attachée de presse[2] et rédactrice de la publication mensuelle Diplomatitcheskiy vestnik (Дипломатический вестник, La Revue diplomatique).

Entre 2005 et 2008, elle est directrice du service de presse de la représentation permanente de la Russie auprès de l'ONU à New York. Entre 2008 et 2011, elle occupe plusieurs postes au sein de l'appareil central du ministère. Entre 2011 et 2015, elle est vice-directrice du département de l'information et de la presse du ministère.

Le , elle est nommée directrice de ce département et devient la première femme russe à occuper ce poste[4]. En 2016, elle est nommée parmi les 100 femmes d'exception selon la BBC[5].

En 2017, Maria Zakharova accuse l'Union européenne d'hypocrisie pour son approche différente devant les mouvements séparatistes en Crimée et en Catalogne où des centaines de personnes sont blessées par les forces de sécurité espagnoles empêchant ainsi les Catalans de voter lors du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, déclarant : « Je vois et lis ce qui se passe en Catalogne. Et l'Europe a à nous dire quelque chose sur le référendum en Crimée et la protection des droits de l'homme. »[6].

En juin 2019, au cours d'une conférence de presse, elle rend hommage à ceux ayant perdu leur vie sur le front ouest de la Seconde Guerre mondiale et déclare que le gouvernement russe apprécie l'effort de guerre allié et ajoute que « Cet effort ne doit bien sûr pas être exagéré. Et surtout pas quand cela minimise les efforts titanesques de l'Union soviétique, sans laquelle cette victoire n'aurait tout simplement pas eu lieu. ». Elle précise ensuite « Comme le notent les historiens, le débarquement de Normandie n'a pas eu d'impact décisif sur l'issue de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique. Cet impact avait déjà été prédéterminé à la suite des victoires de l'Armée rouge, principalement à Stalingrad (à la fin de 1942) et à Koursk (au milieu de 1943). Il y avait une volonté d'attendre l'affaiblissement maximal de la puissance militaire de l'Allemagne à cause de ses énormes pertes à l'est, tout en réduisant les pertes à l'ouest. »[7].

Le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni et les 27 pays de l'Union européenne lui interdisent l'entrée sur leur territoire et la frappent de sanctions économiques dès le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022[8],[9],[10],[11],[12], ainsi que d'autres personnalités et journalistes russes, dont Piotr Tolstoï, Vladimir Soloviov ou encore Margarita Simonian.

Le elle décrit l'élection de Liz Truss en tant que première ministre du Royaume-Uni comme « crise de la démocratie britannique »[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page de présentation sur le site du ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie.
  2. a b c et d (en) Konstantin Benyumov, Emily Tamkin, « Meet The Woman Who Is Proudly Russia’s Troll-In-Chief », sur BuzzFeed News (consulté le )
  3. a et b (ru) « Мария Захарова. Биография », sur tass.ru (consulté le )
  4. (ru) « О назначении М.В.Захаровой директором Департамента информации и печати МИД России ».
  5. (en) « BBC 100 Women 2016: Who is on the list? ».
  6. (en) Daniel McLaughlin, « Russia and Serbia deride EU reaction to Catalan vote », sur The Irish Times (consulté le )
  7. (en) « Russia to West: D-Day wasn't decisive in ending World War Two », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (ru) ЕС лишил депутатов Госдумы шопинга в Милане и вечеринок в Сен-Тропе // РБК, 22 фев 2022
  9. (ru) Владимир Соловьёв, Маргарита Симоньян, Мария Захарова и Пётр Толстой попали под европейские санкции
  10. (ru) «Радио Свобода»: под санкции ЕС попали Маргарита Симоньян, Мария Захарова и Владимир Соловьёв, 23 февраля 2022
  11. (ru) « В обновлённый санкционный список Британии попали Мишустин, Собянин, Медведев, Песков, Турчак, Мазепины (версия 3) », sur SWI swissinfo.ch (consulté le )
  12. (ru) « Австралия ввела санкции против 22 российских журналистов и сотрудников СМИ », sur tass.ru (consulté le )
  13. « La porte-parole de la diplomatie russe moque l'avènement de Truss au Royaume-Uni », sur LEFIGARO, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]