Maria Szurek-Wisti

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Maria Szurek-Wisti
Nom de naissance Maria Szurek
Naissance
Cracovie Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès (à 65 ans)
Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
polonisante
Formation
Conjoint

Maria Szurek-Wisti (1914-1980), enseignante spécialiste de langue et littérature polonaise, a fait sa carrière à l'Institut national des langues et civilisations orientales où elle a été successivement répétitrice, assistante, maître-assistante et professeur[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le à Cracovie (Pologne autrichienne), elle a publié à Cracovie en 1937 un livre sur les traductions sous le titre Miriam le traducteur, monographie traitant des traductions poétiques de différentes littératures. Dans les revues littéraires polonaises, elle a aussi publié avant la guerre des essais sur l'influence d'écrivains français sur la littérature polonaise (Baudelaire, Verlaine, Rimbaud). Sous l'impulsion de son mari, Folmer Wisti (1908-2000), un institut danois a été officiellement fondé à Varsovie en 1937.

Arrivée à Paris en février 1940, dans le dessein d'y poursuivre ses études - une thèse sur le roman historique contemporain -, elle s'engage dans l'Association des femmes diplômées de l'université (AFDU) qui délivre aide matérielle et soutien aux réfugiées. Nommée lectrice de polonais à l'université de Montpellier en décembre 1940, elle y enseignera jusqu'à la suppression de ce poste en juin 1942. Arrêtée le 2 mars 1944 par la Gestapo avec tout le bureau grenoblois de la Croix-Rouge polonaise, elle est transportée à Romainville et ensuite déportée à Ravensbrück le 18 avril. Elle s'évade du camp de Ravensbrück le 7 mars 1945. « La voix des femmes doit être mieux entendue et respectée qu'avant pour que tous les sacrifices et toutes les souffrances ne soient pas vains et pour que l'avenir soit plus juste et plus humain» (lettre à Marie-Louise Puech du 12 juin 1944)[2].

Maria Szurek-Wisti décide alors de rester en France et accepte un poste de professeur au lycée polonais de Houilles en janvier 1946. Elle entre à l'École des langues orientales en 1952 et y reste jusqu'à sa retraite, qui précède sa disparition le (à 65 ans) de quelques semaines : elle y forme des générations entières d'étudiants[1].

Son dynamisme, son humour et son énergie ont fait beaucoup pour la diffusion des études polonaises en France[1].

Distinctions[1][modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Miriam-tłumacz. 1937. Cracovie, Drukarnia W. L. Anczyca i Spółki. 192 p.
  • Le paysan dans la littérature polonaise du XVIe siècle au XXe siècle, premier prix de l'Université d'Aarhus.
  • Quelques remarques sur les problèmes théoriques de la traduction en Pologne à l'époque romantique, in Communications de la délégation française au Congrès international des slavistes, Institut d'études slaves. 1973[3]
  • Jean Lajarrige, « In memoriam Maria Szurek-Wisti (24 janvier 1914 -8 août 1980) », in Les cahiers franco-polonais, 1982, pp. 5-9.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d http://www.academie-polonaise.org/pl/images/stories/pliki/PDF/Roczniki/R10/90inalco.pdf
  2. Rémy Cazals, Lettres de réfugiées. Le réseau de Borieblanque. Des étrangères dans la France de Vichy, Tallandier, 2004, 471 p. (préface de Michelle Perrot).
  3. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/slave_0080-2557_1973_num_49_1_2026