Maria Elise Turner Lauder

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Maria Elise Turner Lauder
MARIA ELISE TURNER LAUDER A woman of the century (page 452 crop).jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
TorontoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Agnes Grote Copeland (d)
George Whitfield Grote (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
William Waugh Lauder (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Maria Elise Turner Lauder, surnommée Toofie Lauder, également appelée Maria Elise Turner de Touffe Lauder ( - ), est une enseignante, linguiste et auteure canadienne du XIXe siècle qui a vécu et beaucoup voyagé en Europe. Elle a publié des romans et de la poésie, mais elle était surtout connue pour ses écrits sur ses voyages. Elle est également une philanthrope, engagée dans le mouvement de la tempérance, ainsi qu'une musicienne amatrice[1].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Maria Elise Turner Toof (ou de Touffe, surnommée Toofie)[2],[3] naît à Saint-Armand, au Québec, Canada[4],[3], le [3]. Elle est la fille de Whitcomb Powers Toof (ou Whitcombe de Touffe) et de Phoebe Harriet Perry[3]. Elle est de descendance normande et huguenote, ses ancêtres s'étant échappés de France en Allemagne lors de la révocation de l'édit de Nantes[5]. En 1838, la mère de Lauder épouse Rodolphus Fuller Grote (1809-1888). Ce mariage donne naissance à cinq demi-frères et demi-sœur : George Whitfield Grote (1843-1920), avocat et poète qui a écrit Ode sur le couronnement du roi Edward VII (1901) ; Phoebe Agnes Robina (Grote) Copeland (1849-1932), poète[6]; Gorham Whitcombe Grote, médecin ; John Wesley Grote (1845-1898), agent d'assurance et Lorenzo Perry Grote (1852-1869).

Elle fait ses études à l'Oberlin College, dans l'Ohio, car les femmes ne sont alors pas admises à l'université de Toronto. Elle étudie la théologie, pendant deux ans, sous la direction du révérend Charles Grandison Finney[5] et obtient son diplôme avec mention.

Carrière[modifier | modifier le code]

Maria Lauder est une linguiste complète, joignant une connaissance du latin et du grec à celle de plusieurs langues modernes, qu'elle parle couramment[5]. Après avoir terminé ses études, elle travaille comme linguiste[7] et enseigne au Whitby Ladies' College[3]. En 1856, elle épouse Abram William Lauder, un professeur et ils déménagent à Toronto, où ce dernier étudie le droit[8]. Il devient un éminent barrister dans cette ville, où il s'affilie au Parti conservateur[9], en tant que membre de l'Assemblée législative de l'Ontario pendant plusieurs années[5]. Durant cette période, Maria Lauder devient une philanthrope et membre du mouvement Woman's Christian Temperance Union (WCTU)[3]. Les Lauders ont un enfant, le futur pianiste William Waugh Lauder (en), dont elle est la seule enseignante jusqu'à l'âge de onze ans[5]. Elle est obligée d'assumer toute la direction de son éducation musicale. Pour cela, elle voyage beaucoup[1], résidant successivement en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France et en Italie et visitant de nombreuses régions d'Europe, accompagnée de son mari et de son fils. Pendant son séjour à l'étranger, elle se lie d'amitié avec plusieurs célébrités et auteurs musicaux et, munie d'une lettre de présentation du célèbre auteur et critique musical Oscar Paul (en), du Royal Conservatorium der Musik de Leipzig, elle emmène William au Grand-duché de Saxe-Weimar-Eisenach, où il étudie avec Franz Liszt[10].

Note et Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Morgan 2008, p. 27.
  2. Lauder 1885, p. 1.
  3. a b c d e et f (en) « Lauder, Maria », sur le site SFU digitial (consulté le 26 janvier 2020).
  4. Selon l'université Simon Fraser, elle est peut-être née dans le Vermont
  5. a b c d et e (en) Willard Frances Elizabeth et Livermore Mary Ashton Rice, A Woman of the Century : Fourteen Hundred-seventy Biographical Sketches Accompanied by Portraits of Leading American Women in All Walks of Life, Buffalo-Chicago-New York, Charles Wells Moulton, (lire en ligne).
  6. (en) « Copeland, Agnes Grote », sur le site SFU digitial (consulté le 26 janvier 2020).
  7. Dagg 2006, p. 160.
  8. (en) « LAUDER, ABRAM (Abraham) WILLIAM », sur le site Dictionary of Canadian Biography (consulté le 27 janvier 2020).
  9. Halpenny 1990, p. 644.
  10. Pocknell 1995, p. 47.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • (en) Dagg Anne Innis, The Feminine Gaze : A Canadian Compendium of Non-Fiction Women Authors and Their Books, 1836–1945, Wilfrid Laurier University Press, (ISBN 978-0-88920-845-2, lire en ligne). .
  • (en) Halpenny Francess G., Dictionary of Canadian Biography. 12., Springer Science & Business Media, (ISBN 978-0-8020-3460-1, lire en ligne). .
  • (en) Morgan Cecilia Louise, A Happy Holiday : English Canadians and Transatlantic Tourism, 1870–1930, University of Toronto Press., (ISBN 978-0-8020-9518-3, lire en ligne). .
  • (en) Pocknell Pauline, Liszt and His Canadian Circle : Journal of the American Liszt Society, vol. 38, American Liszt Society, (ISSN 0147-4413), p. 37–66. .

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]