Maria Chudnovsky

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maria Chudnovsky
Description de cette image, également commentée ci-après

Maria Chudnovsky en 2011

Naissance (40 ans)
Domicile États-Unis
Nationalité Israélienne
Domaines Informatique
Institutions Université Columbia
Directeur de thèse Paul Seymour

Maria Chudnovsky est née le 6 janvier 1977 en Russie est une mathématicienne. D'origine russe et de nationalité israélienne, elle est résidente permanente aux États-Unis[1].

Elle est professeure associée de l'université Columbia, rattaché au département mathématique.

Ses intérêts scientifiques sont axés dans le domaine des mathématiques discrètes et en particulier sur la théorie des graphes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maria Chudnovsk fait des études secondaires à St-Pétersbourg en Russie avec un programme particulièrement axé sur les mathématiques [2].

À l’âge de 13 ans, elle immigre avec sa famille en Israël . En 1996, elle débute ses études au Technion Israel Institute of Technology à Haïfa où elle obtient sa licence en mathématiques puis un master en 1999. De 1996 à 1999, elle effectue son service miliaire obligatoire dans les forçes israéliennes.

Elle part ensuite aux États-Unis où elle obtient son doctorat de la prestigieuse université de Princeton sous la direction de Neil Robertson et en collaboration avec Paul Seymour et Robin Thomas[3]. Son travail de thèse est particulièrement remarqué sur un problème récurrent de la théorie des graphes.

En 2012, elle épouse Daniel Panner, un violoniste qui enseigne au Mannes College et à l'école Juilliard. Ils ont un fils nommé Rafael[4].

Recherche[modifier | modifier le code]

Les contributions de Maria Chudnovsky à la théorie des graphes comprennent notamment la preuve du théorème fort des graphes parfaits (avec Robertson, Seymour et Thomas), théorème qui caractérise les graphes parfaits comme étant exactement les graphes qui ne possèdent pas, ni eux ni leurs compléments, de cycle induit de longueur au moins 5[5],[6],[7]. Parmi les autres travaux fréquemment cités où Chudnovsky figure comme coauteur, il y a le premier algorithme en temps polynomial pour la reconnaissance des graphes parfaits (Chudnovsky et al. 2005), et une caractérisation structurelle des graphes sans graphe étoile (Chudnovsky et Seymour 2005).

Titulaire d'un des Prix MacArthur 2012[8], elle obtient un budget de 500 000 $ de la fondation MacArthur en octobre 2013, pour continuer son travail ans le département d’ingénierie industrielle et de recherche opérationnelle (IEOR) , avec un rattachement au département de mathématiques pour la période 2013-2018[9].

L'application de la théorie des graphes parfaits est particulièrement adaptés, en autres, pour la gestion optimale des réseaux de télécommunication en utilisant un nombre de canal minimal.

Articles (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Maria Chudnovsky, Gérard Cornuéjols, Xinming Liu, Paul Seymour et Kristina Vušković, « Recognizing Berge graphs », Combinatorica, vol. 25, no 2,‎ , p. 143-186 (DOI 10.1007/s00493-005-0012-8).
  • Maria Chudnovsky et Paul Seymour, « The structure of claw-free graphs », dans Bridget S. Webb (éditeur), Surveys in Combinatorics, 2005 : Invited lectures from the Twentieth British Combinatorial Conference, Durham, Cambridge, Cambridge Univ. Press, coll. « London Mathematical Society Lecture Note Series » (no 327), (ISBN 0-521-61523-2, DOI 10.1017/CBO9780511734885.008), p. 153-171.
  • Maria Chudnovsky, Neil Robertson, Paul Seymour et Robin Thomas, « The strong perfect graph theorem », Annals of Mathematics, vol. 164, no 1,‎ , p. 51-229 (DOI 10.4007/annals.2006.164.51, lire en ligne).

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • En 2004, Chudnovsky est nommée unes des « Brilliant 10 » par le magazine Popular Science[10].
  • Elle est lauréate du Prix Fulkerson 2009 pour son travail, avec ses coauteurs, sur le théorème fort des graphes parfaits[11].
  • En 2012, elle reçoit un « genius award » (« prix de génie ») de la part de la fondation du Prix MacArthur[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Maria Chudnovsky Curriculum Vitae », Columbia University.
  2. (en) « Interview with Research Fellow Maria Chudnovsky », sur www.claymath.org, (consulté le 26 avril 2017)
  3. « Une mathématicienne israélienne résout un problème vieux de 41 ans », (consulté le 26 avril 2017)
  4. (en) « Striking While the Iron Is Hot », sur nytimes.com, (consulté le 26 avril 2017)
  5. (en) Dana Mackenzie, « Mathematics: Graph theory uncovers the roots of perfection », Science, vol. 297, no 5578,‎ , p. 38 (DOI 10.1126/science.297.5578.38).
  6. (en) Gérard Cornuéjols, « The strong perfect graph conjecture », dans Proceedings of the ICM, Vol. III (Beijing, 2002), Beijing, Higher Ed. Press, (lire en ligne), p. 547-559.
  7. (en) F. Roussel, I. Rusu et H. Thuillier, « The strong perfect graph conjecture: 40 years of attempts, and its resolution », Discrete Math., vol. 309, no 20,‎ , p. 6092-6113 (DOI 10.1016/j.disc.2009.05.024).
  8. (en) « 2012 MacArthur Foundation 'Genius Grant' Winners », Associated Press, .
  9. (en) Arnold Dashefsky, Ira Sheskin, American Jewish Year book 2013, Springer, , 847 p. (lire en ligne)
  10. (en) J. R. Minkel, « Maria Chudnovsky », Popular Science,‎ (lire en ligne).
  11. (en) « 2009 Fulkerson Prizes », Notices Amer. Math. Soc.,‎ , p. 1475-1476 (lire en ligne).
  12. (en) Felicia R. Lee, « Surprise Grants Transforming 23 More Lives », New York Times,‎ (lire en ligne).
  13. (en) « Maria Chudnovsky », sur MacArthur Foundation, .

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maria Chudnovsky » (voir la liste des auteurs).

Liens externes[modifier | modifier le code]