Maria Agata Szymanowska

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Maria Szymanowska

Maria Szymanowska, née Marianna Agata Wołowska à Varsovie le [1] et morte à Saint-Pétersbourg en Russie le (à 41 ans)[1], est une compositrice polonaise et l'une des premières pianistes virtuoses professionnelles du XIXe siècle[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle a réalisé de nombreuses tournées dans toute l'Europe[2], surtout dans les années 1820, avant de s'installer définitivement à Saint-Pétersbourg, où elle noue des relations avec John Field et Glinka[3]. En 1822, elle devint pianiste de la cour de Russie[1],[2], et composa pour elle, donna des concerts et enseigna la musique.

Les témoignages indiquent son jeu ferme, son style gracieux et noble, la précision et le charme romantique d'un interprète qui « ne joue pas, mais déclame »[3]. Chopin s'est intéressé au jeu de Szymanowska, plus qu'à ses œuvres et il fut impressionné par un piano « universel capable d'imiter le violon de Paganini ou le chant de la Pasta »[3].

Ses pièces pour piano, ses chansons, sa musique de chambre préfigurent le style polonais brillant de Frédéric Chopin. Notamment ses études qui recèlent des éléments de la technique d'écriture développée par Chopin[3]. Szymanowska fut parmi les premières à développer une sonorité liée à l'expression de la passion, fusionnant mélodie et harmonie dans un élan, une même « étreinte » (Première étude en , Nocturne op. 24), qu'on retrouve aussi chez Schumann[3]. Du point de vue de la technique et de l'expression, le piano cesse d'être un instrument, il devient un confident[3].

Sa fille, Celina Szymanowska (en), épousa le poète polonais Adam Mickiewicz.

Elle est décédée en 1831 du choléra et fut l'une des premières à être enterrée au Mitrofanievskoïe. Un cénotaphe a été érigé en sa mémoire le 25 septembre 2010 dans la Nécropole des artistes, à Saint-Pétersbourg.

photo : Cénotaphe
Cénotaphe de Maria Agata Szymanowska.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Album per pianoforte. Maria Szmyd-Dormus, Cracovie, PWM, 1990.
  • 25 Mazurkas. Irena Poniatowska, Bryn Mawr, Hildegard, 1991.
  • Music for Piano. Sylvia Glickman, Bryn Mawr, Hildegard, 1991.
  • Six Romances. Maria Anna Harley [alias Maja Trochimczyk], Bryn Mawr, Hildegard, 1999.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Armengand, « Les inspirateurs polonais de Chopin », Symphonia, Paris, no 27,‎ 1998, p. 8-11 (ISSN 1272-5765)

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 - Ballades & Romances - Acte Préalable AP0260[4].
  • 2013 - Complete Piano Works - Acte Préalable AP0281-83[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : Tome 2, Les Hommes et leurs œuvres. L-Z, Bordas, , 1232 p. (ISBN 2-04-010726-6), p. 1089
  2. a, b et c Dictionnaire de la musique : sous la direction de Marc Vignal, Larousse, , 1516 p. (ISBN 978-2-0358-6059-0), p. 1377
  3. a, b, c, d, e et f Armengand 1998, p. 9.
  4. Les Ballades & Romances sur acteprealable.com
  5. Les œuvres pour piano sur acteprealable.com

Liens externes[modifier | modifier le code]