Marguerite de Parme (1847-1893)

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Marguerite de Parme
Description de l'image Margarita de los carlistas.jpg.

Titres

Épouse du prétendant légitimiste au trône de France

1887 — 1893

Prédécesseur Marie-Béatrice de Modène
Successeur Marie-Berthe de Rohan

Épouse du prétendant carliste au trône d'Espagne

1868 — 1893

Prédécesseur Marie-Béatrice de Modène
Successeur Marie-Berthe de Rohan
Biographie
Titulature « Duchesse de Madrid »
Dynastie Maison bourbonienne de Parme
Nom de naissance Margherita Maria Teresa Enrichetta di Parma
Naissance
Lucques (duché de Lucques)
Décès (à 46 ans)
Viareggio (Italie)
Père Charles III, duc de Parme
Mère Louise d’Artois, petite-fille de France
Conjoint Charles de Bourbon, « duc de Madrid »
Description de cette image, également commentée ci-après

Armes paternelles

Marguerite de Parme (en italien, Margherita di Parma) — de son nom de naissance, Marguerite Marie Thérèse Henriette de Bourbon — est une princesse lucquoise puis parmesane née le à Lucques, dans le duché de Lucques (aujourd’hui en Italie) et décédée le à Viareggio dans le royaume d’Italie.

Fille du duc Charles III de Parme et de la petite-fille de France Louise d’Artois, Marguerite appartient deux fois à la maison de Bourbon (par la branche parmesane et par la branche aînée directe).

Lorsqu’elle se marie au prince capétien Charles de Bourbon (1848-1909) — plus tard, de 1887 à 1909, prétendant légitimiste au trône de France — la princesse Marguerite de Parme devient l'épouse du prétendant au trône d'Espagne et au trône de France.

Famille[modifier | modifier le code]

La petite Marguerite naît en 1847 d’un couple aux mêmes origines : Charles et Louise sont tous deux membres de la dynastie capétienne, mais ils sont aussi issus de la maison de Bourbon.

Louise d’Artois (1819-1864) est la petite-fille du roi déchu Charles X par son père Charles-Ferdinand, duc de Berry assassiné alors qu’elle n’avait pas un an. Sa mère, la princesse de Naples et de Sicile Caroline, lui donne comme grands-parents prestigieux un roi des Deux-Siciles (Ferdinand Ier), et une archiduchesse (Marie-Caroline d’Autriche). La branche paternelle n’est, pour ainsi dire, plus à la hauteur de son prestige puisque évincée du trône de France depuis seize ans, quand la branche maternelle semble pérenniser une couronne qui lui avait échappée en partie pendant l’épisode napoléonien.

Du côté du père, Charles de Parme (1823-1854), les origines princières des grandes maisons européennes sont aussi présentes. Fils de Charles II, Charles a pour grands-parents paternels le roi d’Étrurie Louis Ier et Marie-Louise de Bourbon, infante d'Espagne. Aux origines savoisiennes, sa mère, Marie-Thérèse de Savoie n’est autre que la fille de Victor-Emmanuel Ier et de Marie-Thérèse de Modène, couple royal sarde. C’est à la suite de son père Charles II que le prince Charles devient duc de Parme et de Plaisance sous le nom de Charles III de 1849 à 1854.

Le « comte de Chambord »

Avec une mère née à la cour de France, étant aussi une arrière-petite-fille de Charles X, la princesse Marguerite côtoie les milieux légitimistes et en premier lieu son oncle, Henri d’Artois, « comte de Chambord », lui-même prétendant légitimiste au trône de France de 1844 à 1883.

Après la déchéance de Charles X en juillet 1830, l’instauration de la monarchie de Juillet fait que les Bourbons (Charles X et ses descendants mâles) prétendent au trône depuis que leurs cousins éloignés, les Orléans, règnent avec Louis-Philippe Ier, roi des Français.

À la chute de Louis-Philippe (1848), les querelles dynastiques persistent : deux prétendants, l’un dit « orléaniste », l’autre « légitimiste » (respectivement « Louis-Philippe II » et « Henri V ») souhaitent accéder au trône. Les branches cadette et aînée sont décidément en guerre l’une contre l’autre quand le prétendant bonapartiste Louis-Napoléon Bonaparte devient empereur des Français, sous la dénomination de Napoléon III en 1852.

Un tournant du légitimisme s’opère en 1883 à la mort du prétendant « Henri V » : une partie des légitimistes souhaitent suivre la branche cadette d'Orléans quand une minorité, au regard des lois fondamentales et des principes de dévolution de la Couronne préfèrent suivre la branche bourbonienne d’Anjou, nouvelle branche aînée de la dynastie capétienne. Le beau-père de Marguerite, le « comte de Montizón » — « Jean III » — devient le prétendant légitimiste à partir de 1883.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Marguerite de Parme, alors âgée de vingt ans, se marie au futur « duc de Madrid », Charles de Bourbon le au château de Frohsdorf (Autriche). Ce dernier, issu de la maison bourbonienne d’Anjou est le fils de Jean de Bourbon, « comte de Montizón » et de l'archiduchesse Marie-Béatrice de Modène. Du couple princier cinq enfants naissent :

∞ en 1889 à l’archiduc Léopold d’Autriche, « prince de Toscane », avec postérité.
  • Jacques de Bourbon (1870-1931), « prince des Asturies » (1870-1909), « dauphin de France » (1887-1909), puis « duc d'Anjou et de Madrid ».
  • Elvire de Bourbon (1871-1929), « fille de France et infante d'Espagne », sans alliance mais avec postérité.
  • Béatrice de Bourbon (1874-1961), « fille de France et infante d'Espagne »
∞ en 1892 à Fabrizio Massimo, prince de Roviano.
  • Alice de Bourbon (1876-1975), « fille de France et infante d'Espagne »
∞ en 1897 au prince Frédéric de Schönburg-Waldenburg (divorce par la suite) ;
∞ en 1906 à Lino del Prete, sans postérité.

La princesse Marguerite de Parme meurt le , à l’âge de quarante-six ans. Son époux, le prince Charles se mariera après sa mort à Berthe de Rohan.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]