Marguerite Turner
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Henri Ernest Baillon (beau-père) |
Marguerite Turner (ou Marie-Marguerite Turner, ou Baillon-Turner), née le à Saintes (Charente-Maritime)[1] et morte le à Chaville (Hauts-de-Seine), est une peintre française.
Biographie
[modifier | modifier le code]Famille
[modifier | modifier le code]Descendante de Samuel Turner, cofondateur d'Hennessy et maire de Cognac, Marie Marguerite Turner est la fille de Thomas Edouard Turner, médecin et historien, et de Marie Justine Rosalie Barthe[2].
Elle épouse à Paris en 1899 Henri André Baillon, alors étudiant en médecine et fils d'Henri Ernest Baillon. Le couple aura trois enfants. Ils divorceront en 1908[3].
Formation et carrière
[modifier | modifier le code]Élève de Félix-Joseph Barrias[4] et de Fernand Pelez[5], Marguerite Turner se consacre à la figure, au portrait, en dessin et pastel surtout. Elle admire Holbein et Ingres (« La grandeur des admirables dessins d'Holbein, le charme des croquis merveilleux d’Ingres sont tels à mes yeux que la "forme" seule suffit et reste la séduction même. Il me semble que l'art est là »), et parmi ses contemporains apprécie, outre Pelez, Dagnan-Bouveret[6].
- Elle accroche de 1886 à 1907 au Salon des artistes français[5] et devient sociétaire en 1894 ;
- Elle expose dès 1886 également à la Société des amis des arts de Seine-et-Oise, et y reçoit en 1887 une deuxième médaille d'argent pour ses portraits au pastel[7] ; elle y fait des envois en 1888 (Lisette, pastel) et en 1890 ;
- Elle est au blanc et noir en 1888 avec trois fusains, et en 1890 (Avant le Menuet)[8] ;
- Elle participe au salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1890 (Premeditazione), 1891 (La Fin du conte), 1892 (Pierrot à l'anémone, fort remarqué par la critique, et étude de femme, pastels)[9], 1894, et 1898 (marines) ;
- Elle réalise trois accrochages à l'étranger en 1893 : sur l’invitation de Sarah Tyson Hallowell, elle fait partie de la délégation des femmes françaises artistes présentées à l’Exposition universelle de Chicago en 1893, regroupées à dessein dans le Women's Building[10],[11] ; la même année, elle expose à Londres, et également au Cercle des femmes peintres de Bruxelles (Printemps (étude de nu), Étude (torse) et Boudeuse)[12] ;
- En 1900 (avec un intérieur, Au travail) et les deux années suivantes, elle expose avec Les XII à la Bodinière, groupe de douze artistes femmes de différentes nationalités, au théâtre de la Bodinière à Paris[13],[14].
Elle est nommée officier d'Académie en 1903[15].
Sa production diminue après son mariage, interrogée par la critique elle s'en explique dans un style direct (« Depuis (1893) mariage, maladie, ENFANTS ! ! Espère retravailler FERME si ma santé le permet »)[6], et elle ne semble plus exposer après la Première Guerre mondiale.
Jeanne Bourrillon-Tournay réalise son portrait en 1918[16].
Elle meurt à son domicile, rue Ernest Cadet, Villa les Marguerites, à Chaville le [17] à l'âge de 73 ans. Peu de ses œuvres sont actuellement connues.
Œuvres dans les collections publiques
[modifier | modifier le code]- Musée des Beaux-Arts de Chambéry, Jeune Fille au piano, huile sur toile, 41,5 × 33 cm, 1886.
Exposition rétrospective
[modifier | modifier le code]- 2016 : La jeune fille au piano (1886) dans l'exposition Femmes ! Les Silences de la peinture 1848-1914 du musée Fournaise à Chatou[18].
Galerie
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Jeune fille au piano, huile sur toile, 1886.
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Nu assis dans un fauteuil, pastel sur toile, 1891.
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Portrait de jeune femme, 1892.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Bulletin de la Société des archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, du 1er janvier 1886 : Les débuts de Marie Marguerite Turner.
- ↑ Archives de Saintes, acte de naissance no 77, année 1863 (vue 165/203).
- ↑ Archives de Paris 8e arrondissement, acte de mariage no 70, année 1899 (vue 10/31).
- ↑ L'Écho de Jarnac du 16 juin 1889, « Mme Turner ».
- « Base salons », sur salons.musee-orsay.fr (consulté le ).
- « Madame Baillon née Turner Marguerite », fonds Laruelle, BNF, départements des estampes et de la photographie.
- ↑ L'Écho de Jarnac du 6 février 1887 sur Gallica.
- ↑ Catalogue de l'Exposition internationale de blanc et noir 1888 sur Gallica.
- ↑ Journal des artistes du 6 mars 1892 sur Gallica.
- ↑ Les femmes artistes françaises invitées à Chicago sont : Louise Abbéma, Marie Bashkirtseff, Juliette Peyrol-Bonheur, Rosa Bonheur, Marthe Boyer-Breton, Marie Bracquemond, Laure Lapierre-Brouardel, Julie Buchet, Berthe Burgkan, Marie Cazin, Laure de Châtillon, Uranie Alphonsine Colin-Libour, Jeanne Contal, Delphine de Cool, Virginie Demont-Breton, Maximilienne Guyon, Joséphine Houssay, Camille Cornélie Isbert, Élodie La Villette, Madeleine Lemaire, Marie Louveau-Rouveyre, Euphémie Muraton, Gabrielle Poynot, Hortense Richard, Jeanne Rongier, Marguerite Turner, Frédérique Vallet-Bisson, Jenny Villebesseyx, Jenny Zillhardt, cf. : (en) « French Women Painters: 1893 Chicago World's Fair and Exposition » — en ligne.
- ↑ « Milieu artistique : Le Salon et les expositions », sur www.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Denis Laoureux, Kikie Crêvecœur, Margaux Van Uytvanck, Catalogue de l’exposition « Le Cercle des femmes peintres & Kikie Crêvecoeur » du musée Félicien Rops, Namur 2024, (ISBN 978-90-5856-722-2).
- ↑ Les "XII" sont Nanny Adam, Marguerite Arosa, Marguerite Baillon-Turner, Julia Beck, Berthe Bourgonnier-Claude, Marguerite Brémont, Mathilde Delattre, Eugénie Faux-Froidure, Émilie Guillaumot-Adan, Camille Métra, Maria Slavona, Frédérique Vallet-Bisson.
- ↑ La chronique des arts et de la curiosité du 29 mai 1901 sur Gallica.
- ↑ Compte-rendu des travaux de la Société des artistes français 1903 sur Gallica.
- ↑ Tristan Destève, « Les peintres de la femme aux salons de 1909 » dans Les Modes de juillet 1909 sur Gallica (avec reproductions).
- ↑ Archives départementales des Hauts-de-Seine, Chaville, acte de décès no 62, année 1936 (vue 21/47).
- ↑ Anne Galloyer, catalogue de l'exposition Femmes ! Les Silences de la peinture 1848-1914, musée Fournaise, 2016.
Liens externes
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- Ressource relative aux beaux-arts :