Marguerite Soubeyran

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Marguerite Soubeyran
Portrait de Marguerite Soubeyran
Portrait de Marguerite Soubeyran par Evelyn Marc (vers 1943-1945)
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à DieulefitVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
à DieulefitVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Pédagogue (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Juste parmi les nationsVoir et modifier les données sur Wikidata

Marguerite Soubeyran, née le à Dieulefit (Drôme), où elle est morte le , est une pédagogue, cofondatrice, avec Catherine Krafft, de l’École de Beauvallon à Dieulefit. Elle est juste parmi les nations (1969).

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est issue d’une vieille famille protestante de Dieulefit, fille d'Ovide Soubeyran et de Marie Poulin, cinquième enfant et unique fille. Son père travaille aux filatures Morin comme cadre.

Elle commence par faire des études d’infirmière à Paris, rue Amiot, c’est là qu’elle va se créer un réseau de relations et d’amies (Jeanne Rivard, Madeleine Arcens, Alice Beaumet, la psychanalyste Blanche Reverchon, épouse de Pierre Jean Jouve et Claire Bertrand, épouse du peintre Willy Eisenschitz) qu'elle conserve toute sa vie. Malade et sans argent, de retour à Dieulefit, elle prend conscience et déplore le manque d’établissement de repos de qualité. Grâce au soutien de ses frères, elle va transformer une ferme familiale en maison de repos : la Pension des Tilleuls, dans le quartier de Beauvallon, qui ouvre ses portes en 1917. Elle est rejointe et aidée par son amie Jeanne Rivard. Celle-ci va assurer la direction de la maison pendant que Marguerite repart à Genève en 1927 entreprendre une formation à l’Institut Jean-Jacques Rousseau, dans le but de s’occuper d’enfants en difficulté.

C’est là, à Genève, que Marguerite fait la connaissance de Catherine Krafft, qui la suit en France quand l’idée de la création d’une École Nouvelle à Dieulefit se concrétise. Elle fonde avec elle en 1929 l'École de Beauvallon, qui accueille des enfants « blessés de la vie »[1] et reste en prise directe avec les grands courants pédagogiques de l'éducation nouvelle.

Article détaillé : École de Beauvallon.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle abrite à l'école des enfants juifs[2] envoyés par l'Œuvre de secours aux enfants[3]. Marguerite Soubeyran fut désignée pour ces actions comme « Juste parmi les nations » en 1969[4].

Elle adopte deux enfants, un garçon et une fille : Fernand Soubeyran dit « Dadou » et Claudine Soubeyran.

Elle est la sœur de Daniel Soubeyran et la tante de François Soubeyran, l'un des frères Jacques (Quatuor Vocal).

Elle meurt en 1980 à Dieulefit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Vallaeys, Dieulefit ou le miracle du silence, éd. Fayard, Paris, février 2008, 247 p. (ISBN 2213634068 et 978-2213634067)
  • Ahmed Kalouaz, Les fées de Dieulefit : Simone Monnier, Marguerite Soubeyran, Catherine Kraft, Paris : Oskar éditeur, DL 2014.
  • (Article) Jean Sauvageon, « Marguerite Soubeyran », page « Femmes de la Drôme : enseignantes », Études drômoises, no 28, déc. 2006, [lire en ligne].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Sauvageon, « Marguerite Soubeyran, Femmes de la Drôme : enseignantes », cf. bibliographie.
  2. Limore Yagil, Chrétiens et Juifs sous Vichy (1940-1944) : Sauvetage et désobéissance civile, éd. du Cerf, 2005, 765 p. (ISBN 220407585X et 9782204075855), p. 227 [lire en ligne sur books.google.fr]
  3. Céline Marrot-Fellag Ariouet, Les enfants cachés pendant la seconde guerre mondiale aux sources d'une histoire clandestine, « Dieulefit », juin 2005, site de la Maison d'enfants de Sèvres
  4. Base de données de tous les Justes de France, sur le site yadvashem-france.org, consulté le 17 septembre 2008.