Marguerite Naseau

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Marguerite Naseau
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Marguerite Naseau (parfois orthographié « Nezot »), surnommée la « première fille de la charité », est née le 6 juillet 1594[1] et mourut en 1633. Elle est considérée comme vénérable par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeune vachère illettrée de Suresnes, près de Paris, elle voulut apprendre à lire et à écrire pour être en mesure d'enseigner aux petites filles des villages environnants. Elle acheta un alphabet et, en demandant au curé, au vicaire et à toute personne qui savait lire comment se prononçaient les lettres et les mots, elle parvint à savoir lire. Les moqueries de son entourage ne faisaient que renforcer sa détermination[2], malgré les jeûnes forcés et les longues marches dans la campagne.

Elle rencontra bientôt saint Vincent de Paul qui, désabusé du peu de soutien des dames fortunées de son entourage, la présenta à Louise de Marillac. Marguerite Naseau devint bientôt une proche collaboratrice de saint Vincent de Paul et ainsi la « première sœur de la charité » dans la nouvelle congrégation religieuse qu'il fonda. Comme institutrice ou infirmière, elle se dévoua toute sa vie auprès des plus pauvres[2], qui ne manquaient pas en cette période du début de la guerre de Trente Ans.

Elle n'hésita pas à céder son lit de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à une lépreuse, dont elle contracta bientôt le mal. Elle fit joyeusement ses adieux à la communauté et se dirigea simplement vers l'hôpital Saint-Louis où elle mourut peu après, à l'âge de 39 ans[2].

À Suresnes, une place porte son nom et deux vitraux lui sont consacrés dans l'église du Cœur-Immaculé-de-Marie[3] :

L'ouverture de son procès de canonisation est demandée par l'évêque de Nanterre[Quand ?][réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Matthieu Frachon, avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, « C’est arrivé en été à Suresnes », Suresnes Mag n°309,‎ , p. 39 (lire en ligne).
  2. a b et c Article réalisé avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, « Suresnes, une histoire au féminin », Suresnes Mag n°305,‎ , p. 38-39 (lire en ligne).
  3. « Marguerite Naseau », eglise-suresnes.org, consulté le 30 octobre 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]