Marguerite Charpentier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Marguerite Charpentier
Pierre-Auguste Renoir - Madame Charpentier - 01.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marguerite-Louise LemonnierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Alexandre-Gabriel Lemonnier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Georgette Charpentier (d)
Paul Charpentier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Marguerite Charpentier ( - ) est une salonnière et collectionneuse d'art française. Elle est l'une des premières promotrices des impressionnistes, en particulier d'Auguste Renoir.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Renoir, Madame Charpentier et ses enfants, 1878. Les enfants de ce tableau sont Georgette et Paul.

Marguerite Louise Lemonnier est née à Paris d'Alexandre-Gabriel Lemonnier, joaillier de la cour, et de Sophie Raymonde Duchâtenet. En 1871, elle épousa l'éditeur Georges Charpentier et ils eurent quatre enfants : Georgette (1872-1945, épouse d'Abel Hermant), Marcel (1874-1876), Paul (1875-1895) et Jeanne (1880-1940).

Tous les vendredis, du milieu des années 1870 au début des années 1890, Marguerite tient chez elle un salon où elle invite des écrivains, des artistes, des musiciens, des acteurs et des politiciens. Parmi les participants, il y avait des écrivains représentés par son mari, dont Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Joris-Karl Huysmans et Émile Zola. Les artistes invités vont des réalistes traditionnels comme Carolus-Duran et Jean-Jacques Henner aux impressionnistes comme Édouard Manet, Claude Monet, Edgar Degas, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte et Auguste Renoir. Parmi les autres visiteurs figuraient le critique d'art Théodore Duret, le collectionneur d'art Charles Ephrussi, les compositeurs Camille Saint-Saëns et Jules Massenet, ou encore l'actrice Sarah Bernhardt.

Marguerite et son mari ont amassé une petite mais importante collection de peintures, principalement des œuvres des peintres impressionnistes français. En 1875, elle acquiert trois tableaux de Renoir, ce qui en fait l'une des toutes premières collectionneuses d'art à acheter des œuvres impressionnistes [1]. Renoir a exécuté une demi-douzaine de commandes de portraits de Marguerite et de sa famille, et s'est même décrit à un moment donné comme le " peintre privé " des Charpentier[2]. Son portrait de Marguerite et de deux de ses enfants a été acclamé au Salon de Paris de 1879, et l'écrivain Marcel Proust y fait référence dans le dernier volume d'À la recherche du temps perdu [3].

Au début des années 1880, la maison d'édition de son mari rencontre des difficultés financières et les Charpentier sont obligés de vendre une partie de leur collection d'art.

Après la mort, à l’âge de 28 jours, le 20 janvier 1890, de son petit-fils, Marcel Jean-Georges Abel Hermant, Marguerite Charpentier fonda la pouponnière de Porchefontaine, avec le dessein de lutter contre la mortalité infantile.

Après la mort de Marguerite en 1904 et de Georges en 1905, leurs enfants mettent aux enchères le reste des tableaux de la collection. Certains d'entre eux se trouvent maintenant dans de grands musées, dont le Musée d'Orsay et le Metropolitan Museum of Art.

Œuvres de la collection Charpentier[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Distel, Anne. Impressionnisme : les premiers collectionneurs. New York : Abrams, 1990. (ISBN 0-8109-3160-5) .
  • de Goncourt, Edmond. Journal des Goncourt, vol. 5 (1872–1877). Paris : Bibliothèque-Charpentier, 1891.
  • Kostenewitsch, Albert. Aus der Eremitage: verschollene Meisterwerke deutscher Privatsammlungen. Munich : Kindler, 1995. (ISBN 3-463-40278-5).
  • McQuillan, Melissa. Porträtmalerei der französischen Impressionisten. Rosenheim : Rosenheimer Verlagshaus, 1986. (ISBN 3-475-52508-9).
  • Proust, Marcel. Le Temps Retrouvé. Paris : Gallimard, 1927.
  • Robida, Michel. Le Salon Charpentier et les impressionnistes. Paris: Bibliothèque des arts, 1958.

Liens externes[modifier | modifier le code]