Marguerite Belèze

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Marguerite Belèze
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BelèzeVoir et modifier les données sur Wikidata
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Guillaume Belèze (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Marie Louise Marguerite Belèze (née le à Paris et morte le à Montfort-l'Amaury[1]) est une botaniste et aquarelliste française. Ses travaux, ses publications sur la flore ainsi que ses aquarelles sont récompensés de plusieurs prix. Trois espèces qu'elle a découvertes portent son nom.

Formation[modifier | modifier le code]

Elle étudie sous la direction de son père, Guillaume Belèze, directeur de l'Institution Morin (Paris) et pédagogue. Elle reçoit par ailleurs des leçons de botanique de la part d'Eugène Fournier et Gaspard Adolphe Chatin[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Marguerite Belèze est connue pour ses travaux sur la flore cryptogamique des alentours de Paris[3],[4], découvrant et vulgarisant par ses publications et interventions publiques, un nombre important de végétaux[2].

Elle constitue des herbiers ou des collections pour les congrès, les expositions ou encore le muséum de Paris. En 1898 par exemple, elle envoie près d'une cinquantaine de champignons de la forêt de Rambouillet pour l'exposition de la Société mycologique de France[5].

Membre de la société botanique de France, de l'Association française de botanique, de la société mycologique ou encore de la société archéologique de Rambouillet, elle publie régulièrement dans leurs revues scientifiques[6].

Ranunculus repens (herbier de Marguerite Belèze, Muséum d'histoire naturelle)

Elle collabore également aux Flores de France, de Georges Rouy et Gaston Bonnier.

Ses aquarelles des champignons de la région parisienne sont exposées à lors de l'Exposition universelle de 1900[2]. En 1902, lors du congrès des sociétés savantes, elle est mentionnée comme inscrite à la section de physique et aéronautique présidée par Éleuthère Mascart.

L'ensemble de ses travaux sont couronnés à plusieurs reprises par l'Académie des sciences[7],[8] (prix en botanique en 1908, mention honorable[9] en 1909).

Une partie de ses spécimens sont aujourd'hui conservés au Muséum de Paris[10] ou encore dans l'herbier de l'Université de Strasbourg[11],[12].

Engagement[modifier | modifier le code]

Marguerite Belèze est un temps vice-présidente du comité régional de l'Alliance pour la propagation de la langue française. Elle assure également pendant dix ans, au tournant du XXe siècle, le rôle de secrétaire du comité des dames de Montfort-l'Amaury, affilié à la Société française de secours aux blessés[13].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Trois espèces, qu'elle a découvertes, portent son nom[2] :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Liste des plantes rares ou intéressantes, phanérogames, cryptogames vasculaires et characées, des environs de Montfort-l'Amaury et de la forêt de Rambouillet, Seine-et-Oise », Bulletin de la Société botanique de France,‎ [17].
  • « Liste de quelques mousses et hépatiques des environs de Montfort-l'Amaury et de la forêt de Rambouillet (Seine-et-Oise) », Bulletin de l'Association française de botanique,‎ .
  • « À propos de l'"Eleocharis ovata" », Comptes rendus du Congrès des sociétés savantes en 1900,‎ .
  • Conseils aux amateurs pour faire une collection de papillons, vol. 16 (illustré de 27 figures), [18].
  • Marguerite Belèze, « La Morelle noire : étude de botanique pratique », Comptes-rendus du Congrès des sociétés savantes de Paris et des départements,‎ (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Montfort-l'Amaury, n° 38, vue 209/474.
  2. a b c d et e Charles-Emmanuel Curinier, « BELEZE (Mlle Marie-Louise-Marguerite) », Dictionnaire national des contemporains (tome 5),‎ 1899-1919 (lire en ligne)
  3. Mary R. S. Creese et Thomas M. Creese, Ladies in the Laboratory II: West European Women in Science, 1800-1900 : a Survey of Their Contributions to Research, Scarecrow Press, (ISBN 9780810849792, lire en ligne), p. 71
  4. « Belèze, Marie Louise Marguerite (1851-1913) », Global Plants, JSTOR, (en ligne, consulté le 6 août 2018)
  5. Société mycologique de France, « Rapport sur la session extraordinaire, les excursions et l'exposition publique de champignons de 1897 », Bulletin trimestriel de la Société mycologique de France,‎ (lire en ligne)
  6. 15 articles sont référencés dans le catalogue de la Bibliothèque nationale de France.
  7. Bonnier, Gaston (dir.), « Chroniques et nouvelles », Revue générale de botanique,‎ (lire en ligne)
  8. La mention "lauréat de l'Institut (sciences)" figure sur son acte de décès. Archives départementales des Yvelines, actes de décès de Montfort-l'Amaury, 1913, consultable en ligne.
  9. « Prix de l'Académie des sciences », L'Union pharmaceutique,‎ (lire en ligne)
  10. Musée national d'histoire naturelle, « Recherche "Beleze" dans le catalogue informatisé » (consulté le )
  11. « BELEZE Marie Louise Marguerite », Comité des travaux historiques et scientifiques, CTHS-La France savante (consulté le )
  12. Université de Strasbourg, « Inventaire des collecteurs et des collections de l'herbier de l'Université de Strasbourg » (consulté le )
  13. Société de secours aux blessés militaires, Bulletin de la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer, 1er janvier 1898, consultable en ligne
  14. R. de Litardière, « Aperçu sur la végétation estivale des environs de la Courtine (Creuse) », Bulletin de la Société botanique des Deux-Sèvres,‎ (lire en ligne)
  15. République française, « Journal officiel »,
  16. « L'Académie des Sciences tient sa séance annuelle », La Presse,‎ (lire en ligne)
  17. Mentionné sur Worldcat.
  18. Mentionné dans L'Intermédiaire des bombyculteurs et entomologistes, 1904 (consultable en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Belèze est l’abréviation botanique standard de Marguerite Belèze.

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