Marguerite Allotte de La Fuÿe

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Marguerite Allotte de La Fuÿe
Fonction
Présidente
Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marguerite PichelinVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Rogatien Duverger, Marguerite PichelinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Pierre Pichelin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Distinctions

Marguerite Allotte de La Fuÿe (1874 - 1959), née Marguerite Pichelin, est une femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite est la fille de Pierre Pichelin (1847-1921), bâtonnier de l'Ordre des avocats de Nantes, et d'Élisabeth Jégou d'Herbeline (fille de Charles Auguste Jégou d'Herbeline)[1]. Elle épouse un militaire, lieutenant d'artillerie, Louis Allotte de La Fuÿe (1872-1896), fils du colonel Maurice Allotte de La Fuÿe et de la sœur de sa mère, Louise Jégou d'Herbeline (1845-1925)[2], qui introduisit le ski dans l'armée française. Marguerite avait donc épousé son cousin germain. Le couple n'eut pas d'enfants, Louis étant décédé d'une intoxication alimentaire six mois après leur mariage

Marguerite Allotte de La Fuÿe, que ceux qui l'ont connue disent « simple de goûts et d'habitudes, aimant la société de ses semblables, d'une grande bonté» », trouve dans les lettres et le théâtre un palliatif à la solitude que lui impose son veuvage précoce[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Elle publie en 1928 la deuxième biographie consacrée à Jules Verne[4] : Jules Verne, sa vie, son œuvre, Paris, Simon Kra, qui obtient le Prix Sobrier-Arnould la même année[5] ; elle est la petite-nièce par alliance de l'écrivain : le père de Jules, Pierre Verne, est marié avec Sophie Allotte de La Fuÿe. La fiabilité de cette biographie a été mise en cause à partir de 1980[6],[1] ; selon Volker Dehs, « si elle a réarrangé et modifié des documents, elle ne les a jamais inventés de toutes pièces »[7]

Son œuvre se compose de biographies, d'adaptations pour la radio, de textes destinés à la jeunesse et de nombreuses pièces de théâtre, notamment inspirées par ses convictions religieuses, comme Sainte Geneviève de Paris, drame mystique en 3 tableaux, en 1917. Le Maître de la mort, drame lyrique en un prologue et trois actes, créé au Théâtre de la Passion à Nancy, publié en 1906 à Paris lui vaut le succès ; il est traduit en anglais et publié en 1923 sous le titre The lord of death. Elle s'intéresse au docteur Laennec, son grand-oncle paternel, et au général Charette.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Maître de la mort, drame lyrique en un prologue et 3 actes, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1906.
  • Le Confesseur, drame lyrique en 3 actes, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1913.
  • Sainte Geneviève de Paris : drame mystique en trois tableaux, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1917.
  • La Belle et la Bête, conte féerique en six tableaux, agrémentés de chansons, jeux et danses, Paris, Plon-Nourrit et Cie, 1925 (pièce créée au théâtre Albert Ier, à Paris, le 30 mars 1924)
  • Jules Verne, sa vie, son œuvre, Kra, Paris, 1928 (Prix Sobrier-Arnould, 1928).
  • Frère Antoine, Niort, H. Boulord, 1933.
  • La princesse Peau d'âne : comédie en un acte, avec danses et chansons, Niort, H. Boulord, 1936.
  • Bethsabée (tragédie), Plon, Paris, 1942 (Prix Paul-Hervieu, 1944).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Volker Dehs, « Précisions biographiques sur Marguerite Allotte de La Fuÿe », dans Revue Jules Verne, n° 32, 2011, p. 69-76.
  2. Charles Noël Martin, La vie et l’œuvre de Jules Verne, Michel de l'Ormeraie, 1978, p. 260
  3. Guy Benhamou, « Belles Nantaises et belles-lettres », dans Le Point, 17 janvier 2007.
  4. Après celle de Charles Lemire en 1908 : Claude Lepagnez, « Charles Lemire, premier biographe », dans Revue Jules Verne, n° 32, 2011, p. 37-42.
  5. Jean-Paul Dekiss. « Excès et qualités d'une légende familiale. Une relecture de Marguerite Allotte de La Fuÿe », dans Revue Jules Verne, n° 32, 2011, p. 43-52.
  6. Charles-Noël Martin, Recherches sur la nature, les origines et le traitement de la science dans l’œuvre de Jules Verne, thèse, Université Paris 7, 1980, p. 23-40 et 426-430.
  7. Volker Dehs, « Les Fiancés bretons, un texte apocryphe de Jules Verne », dans Verniana, vol. 4, 2011-2012, p. 9-24 Lire en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]