Margareta de Roumanie

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Margareta de Roumanie
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S.A.R. la princesse Margareta de Roumanie, en 2009.

Titre

« Princesse héritière de Roumanie »[1]

Depuis le
(66 ans 3 mois et 22 jours)

Prédécesseur Mihai de Roumanie
Biographie
Titulature Princesse de Roumanie
Princesse héritière et gardienne de la Couronne de Roumanie
Dynastie Maison de Hohenzollern
puis Maison royale de Roumanie
Nom de naissance Margareta a României
Naissance (66 ans)
Lausanne (Suisse)
Père Michel Ier
Mère Anne de Bourbon-Parme
Conjoint Radu Duda
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Princes héritiers de Roumanie

La princesse Margareta de Roumanie (en roumain : Margareta a României), née le 26 mars 1949 à Lausanne (Suisse) est la fille aînée du roi Michel Ier (Mihai ) et de la reine Anne (Ana).

Monogramme de la princesse Margareta de Roumanie

Famille et contexte politique[modifier | modifier le code]

La vie de la famille royale de Roumanie en exil peut être qualifiée de modeste. Le souverain ne dispose pas d’une grande fortune, raison pour laquelle il multiplie les activités professionnelles pour faire vivre les siens. La famille s’agrandit avec les naissances de la princesse Hélène en 1950, la princesse Irina en 1953, la princesse Sophie en 1957 à Tatoi en Grèce et la princesse Maria à Hellerup au Danemark[2].

Margareta de Roumanie suit sa scolarité en Suisse et grandit au sein d’une famille unie mais très marquée par l’éternelle nostalgie du roi Michel quant à son pays. Apparentée aux monarchies européennes, Margareta suit ses parents lors de vacances au Danemark où vit la famille de la reine Anne, en Grèce, patrie de sa grand-mère paternelle mais aussi en Grande-Bretagne notamment l’été à Balmoral auprès de la reine Élisabeth II. Margareta est rapidement consciente que malgré une vie tout à fait normale à l’instar de ses camarades de classe, sa famille appartient à l’Histoire.

Mariage et succession[modifier | modifier le code]

La princesse Margareta a étudié à l'Université d'Édimbourg où elle aurait eu une relation avec Gordon Brown, futur Premier ministre britannique[réf. nécessaire].

C’est lors d’une visite d’un orphelinat qu’elle fait la rencontre de Radu Duda (né en 1960), un acteur très connu en Roumanie, qui participe à un programme spécial centré sur l’art et s’adressant aux enfants ayant subi des traumatisme. La princesse confiera plus tard qu’elle avait été subjuguée par le sens relationnel de Radu avec les enfants[3]. Leurs chemins se croisent encore quelques fois par an. Comme l’explique la princesse, c’est sa mère la reine Anne qui après une nouvelle rencontre fortuite avec Radu, fera une allusion sur leurs échanges de regards.

Le mariage est célébré à Lausanne le . La princesse Margareta porte la même robe de mariée que sa mère la reine Anne lors de son union à Athènes en 1947. Dans l’assistance, la reine d’Espagne, l’Infante Elena et son époux le duc de Lugo, la princesse Irène de Grèce, le prince Alexandre de Serbie, le roi Constantin et la reine Anne-Marie de Grèce ou encore l’impératrice Farah d’Iran. Le voyage de noces a lieu en Jordanie à l’invitation de la famille royale hachémite[3].

Radu Duda est titré en 1999 « prince de Hohenzollern-Veringen » puis « prince de Roumanie ».

La princesse n'ayant pas d'enfant, les nouvelles lois fondamentales édictées par l'ex-roi Michel placent sa sœur, la princesse Elena, en deuxième position dans l'ordre de succession au trône et, après elle, le fils de celle-ci, le prince Nicolae.

Vie publique[modifier | modifier le code]

En 1989, le renversement de la dictature de Nicolae Ceaușescu laisse entrevoir la possibilité de la fin de l’exil. Margareta renonce à son travail aux Nations unies pour épauler son père le roi Michel dans ses contacts avec la Roumanie. Margareta crée en 1990 la Fondation princesse Margareta qui est d’emblée très active sur le terrain et apporte son soutien aux enfants des orphelinats roumains. La princesse participera à de nombreuses campagne de sensibilisation de leur sort pour lever des fonds à l’étranger. Il existe aujourd’hui des antennes en Suisse, Belgique, France, États-Unis et Royaume-Uni[3]. La princesse est le meilleur appui de son père le roi Michel qui a connu au début des années 90 un retour triomphal dans son pays. Cet engouement populaire à l’égard du monarque provoque la décision des autorités de ne plus le laisser revenir en Roumanie. C’est donc la princesse qui multiplie les voyages entre Genève et la Roumanie[2].

La Constitution de 1923 interdisant aux femmes l'accès au trône, la princesse Margareta ne deviendra héritière présomptive que lorsque l'ex-roi Michel instaurera de nouvelles lois fondamentales pour la famille royale de Roumanie[4] et lui octoiera le titre de « princesse héritière et gardienne de la Couronne de Roumanie » (Principesa Moștenitoare și Custode al Coroanei României) le , .

Le 15 mai 2015, la princesse Margareta est nommée présidente de la Croix-Rouge roumaine[5].

Titres et honneurs[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  • -  : Son Altesse royale la princesse Margareta de Roumanie, princesse de Hohenzollern-Sigmaringen ;
  • depuis le  : Son Altesse royale la princesse héritière et gardienne de la Couronne de Roumanie

Références[modifier | modifier le code]

  1. Titrée princesse héritière le 30 décembre 2007 par son père, le roi Mihai, lors de l'instauration des nouvelles lois fondamentales de la famille royale de Roumanie.
  2. a et b http://www.noblesseetroyautes.com/2012/03/portrait-margarita-de-roumanie/
  3. a, b et c http://www.fpmr.ro/index.php?page=hrh-the-princess-margarita
  4. Lois fondamentales de la Famille royale de Roumanie
  5. (ro) Principesa Mostenitoare Margareta, noul presedinte al Crucii Rosii Romane, site de la Croix-Rouge roumaine, 15-05-2015

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]