Margaret Roper

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Margaret Roper
Margaret-Roper.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
St. Dunstan's, Canterbury (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Mère
Jane More (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Elizabeth Dauncey (née More) (d)
Cecily Heron (née More) (d)
John More II (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
William Roper (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Mary Bassett (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Margaret Roper, née More, est une érudite anglaise née en 1505 et morte en 1544. Elle trladuit l'ouvrage d'Erasme Precatio dominica in septem portiones distributa en 1526.

Biographie[modifier | modifier le code]

Margaret More est la fille aînée de Thomas More et de sa première épouse, Jane Colt. Le couple a trois autres enfants après Margaret : Elizabeth en 1506, Cicely en 1507 et John en 1509. Jane Colt meurt en 1511, alors que Margaret n'est âgée que de six ans. Son père se remarie moins d'un mois plus tard avec une riche veuve, Alice Middleton (en)[1].

Thomas More offre une éducation poussée à ses enfants, y compris à ses filles, chose rare à l'époque. Margaret apprend ainsi le grec et le latin, mais aussi les sciences : philosophie, théologie, mathématiques et astronomie. Elle témoigne rapidement preuve d'une solide maîtrise du latin qui fait la fierté de son père. Elle réalise notamment une traduction d'un traité d'Érasme, le Precatio dominica in septem portiones distributa, qui est publiée en 1525. Elle aurait également rédigé des poèmes qui sont tous perdus[1].

Margaret More se marie en 1521 avec William Roper (en), un avocat originaire du Kent. Ils ont cinq enfants ensemble : Elizabeth, Mary, Thomas, Margaret et Anthony. Le luthéranisme fervent de William Roper n'est pas sans causer quelques frictions avec le père de Margaret, qui tente en vain de le ramener au catholicisme par le dialogue. Thomas More s'en remet à Dieu, et William Roper finit par renouer avec la foi catholique[1].

Elle traduit en anglais l'ouvrage d'Erasme Precatio dominica in septem portiones distributa. Cette traduction est publiée en 1526, son nom n'est pas mentionné[2].

Après l'arrestation de son père, en avril 1534, Margaret More lui rend fréquemment visite dans sa cellule de la Tour de Londres. Il est jugé et condamné à avoir la tête tranchée pour haute trahison. La tête de son père est exposée pendant un an sur le pont de Londres. Margaret More la récupère et la conserve par devers elle jusqu'à sa mort, en 1544. Elle est inhumée en l'église paroissiale de Chelsea, où elle vivait avec sa famille et celle de son père depuis une vingtaine d'années. Son corps est déplacé à l'église Saint-Dunstan de Canterbury pour reposer auprès de celui de son époux à la mort de ce dernier, en 1578[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Bowker 2004.
  2. Didier, Béatrice., Fouque, Antoinette. et Calle-Gruber, Mireille, 1945-, Le dictionnaire universel des créatrices, Des femmes-A. Fouque, [2013] (ISBN 9782721006318, 2721006312 et 9782721006288, OCLC 864873770, lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]