Margaret Floy Washburn

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Margaret Floy Washburn
Portrait de Margaret Floy Washburn
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
à PoughkeepsieVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Vassar College et Université CornellVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession PsychologueVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université CornellVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie américaine des sciences (depuis ), Association américaine de psychologie et Association américaine pour l'avancement des sciencesVoir et modifier les données sur Wikidata

Margaret Floy Washburn, née le à New York et morte le à Poughkeepsie, est une psychologue et professeure d'université américaine. Elle est la première Américaine à obtenir un doctorat en psychologie (1894) et la deuxième femme élue présidente de l'Association américaine de psychologie. Elle est connue pour ses travaux expérimentaux en éthologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Francis Washburn, prêtre épiscopalien et d'Elizabeth Floy. Ses ancêtres, d'origine néerlandaise et anglaise, se sont installés aux États-Unis avant 1720[1]. En 1886, elle commence ses études supérieures au Vassar College, Poughkeepsie, et s'intéresse à la philosophie et la littérature[2]. Elle devient membre de la sororité Kappa Alpha Theta. Elle est diplômée de Vassar en 1891 et décide de poursuivre ses études en psychologie, dans le laboratoire de James McKeen Cattell à l'université Columbia. Elle y est admise avec un simple statut d'auditrice, cependant, Cattell l'encourage à s'inscrire à la Sage School of Philosophy de l'université Cornell pour y préparer son doctorat. Elle y est acceptée en 1891, avec une bourse d'études.

À l'université Cornell, elle étudie la psychologie avec Edward B. Titchener[3] et obtient un master in absentia de Vassar College en 1893, puis en juin 1894, elle soutient son doctorat en psychologie à l'université Cornell[4].

Elle enseigne la psychologie, la philosophie et l'éthique à Wells College, à Aurora, Cayuga County, New York, de 1894 à 1900. Elle est directrice du Sage College durant deux ans puis devient professeur assistant de psychologie à l'université de Cincinnati, et responsable du laboratoire de psychologie. Mais elle souhaite se réinstaller sur la côté est des États-Unis, et prend un poste de professeure assistante en philosophie, chargée des enseignements de psychologie, en 1903, au collège Vassar, puis en 1908, elle est titulaire de la chaire de psychologie[5]. Elle y passe l'essentiel de sa carrière, devenant directrice du département de psychologie.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle traduit en anglais Ethical Systems, de Wilhelm Wundt. Son ouvrage le plus connu et, sans doute, sa plus principale contribution à la psychologie est son manuel, The Animal Mind: A Textbook of Comparative Psychologypublié en 1908, dans lequel elle rassemble des données expérimentales sur le comportement animal, avec des données liées à la perception visuelle, auditive, kinesthésique. Ses travaux ont porté sur une grande variété d'espèces animales. Elle publie, en 1916, Movement and Mental Imagery

En 1925, elle devient co-éditrice de l'American Journal of Psychology, avec Dallenbach[6]. Psychological Bulletin, Journal de Comportement Animal, Psychological Review, et  du Journal of Comparative Psychology. En 1909-1910 puis, en 1925-1928, elle représente la psychologie dans le département de psychologie et d'anthropologie de la recherche nationale. En 1921, elle devient le 30e président de l'Association américaine de psychologie, devenant ainsi la deuxième femme élue à ce poste, après Mary Whiton Calkins qui avait été présidente en 1905[7]. En 1927, elle est élue vice-président et président de la Section 1 (Psychologie) de l'Association américaine pour l'avancement des sciences<meta />. En 1929, elle a été élue au Comité international de la psychologie. Washburn a été la première femme psychologue et la deuxième femme scientifique élue à la Académie nationale des sciences, en 1932. La même année, elle a est déléguée des États-Unis au Congrès international de psychologie à Copenhague.

Elle est la deuxième femme élue présidente de l'Association américaine de psychologie (1921)[8].

Une enquête de la Review of General Psychology de 2002, concernant les 100 psychologues les plus cités du XXe siècle, la classe à la 88e place, à égalité avec John Garcia, James J. Gibson, David Rumelhart, Louis Léon Thurstone, et Robert S. Woodworth[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • The Animal mind. A Text-book of comparative Psychology, Macmillan, 1908.
  • Movement and Mental Imagery. Outlines of a Motor Theory of consciousness, Boston/New York, Houghton Mifflins, 1916
  • Introspection as an Objective Method [1922], Psychological Review, 29, 89-112 [lire en ligne]

Traduction[modifier | modifier le code]

  • Wilhelm Max Wundt, Ethical Systems, New York, MacMillans, 1897 [3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Karl Dallenbach, « Margaret Floy Washburn 1871-1939 », The American Journal of Psychology, vol. 53,‎
  2. « Personal Biography », [lire en ligne].
  3. Edward B. Titchener (en) (1867-1927), psychologue expérimentaliste d'origine britannique, professeur à la Sage School de l'université Cornell, influencé par la pensée de Wilhelm Wundt.
  4. Myrla Corey-Seibold, Psychology's Foremothers: Case studies of six women who shaped the development of American psychology, Fuller Theological Seminary, 1982, 210 p.
  5. Notice sur le site de Vassar College [1]
  6. « Autobiography of Margaret Floy Washburn », Carl Murchison (éd.), History of Psychology in Autobiography, vol. 2, p. 333-358 [lire en ligne]]
  7. Mary Whiton Calkins, notice sur le site de l'APA [2].
  8. « Margaret Floy Washburn: 1921 APA President », American Psychological Association (consulté le 19 novembre 2012)
  9. Steven J. Haggbloom, Renee et al., Jason E. Warnick et Vinessa K. Jones, « The 100 most eminent psychologists of the 20th century », Review of General Psychology, vol. 6, no 2,‎ , p. 139–152 (DOI 10.1037/1089-2680.6.2.139)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Helen K. Mull, « A Bibliography of the Writings of Margaret Floy Washburn 1894-1927 », The American Journal of Psychology, vol. 39, n°1 (Dec., 1927), p. 428-436
  • M. F. Martin, « The Psychological Contributions of Margaret Floy Washburn », The American Journal of Psychology, 53 (1): 7–18, 1940.
  • A. G. O'Connell & N. F. Russo (éd.), Women in psychology: A bio-bibliographic source book, West Port, CN: Greenwood Press Inc, 1990.
  • W. B. Pillsbury, « Margaret Floy Washburn (1871–1939) », Psychological Review, 47 (2): 99–109, 1940.
  • Elizabeth Scarborough & Laurel Furumoto, Untold lives: The first generation of American women psychologists, New York: Columbia University Press, 1987 (ISBN 978-0231051552).
  • M. F. Washburn, « Some recollections », in C. Murchison (éd.), History of psychology in autobiography, vol. 2, p. 333–358, Worcester, MA: Clark University Press, 1932.
  • Karl M. Dallenbach, Madison Bentley, Edwin G. Boring (éd.) Washburn commemorative volume, American Journal of Psychology, vol. 39, 1927.
  • Robert S. Woodworth, « Margaret Floy Washburn », Biographical Memoirs of the National Academy of Sciences, I 25, 275-295, 1948.
  • Wayne Viney and Laura Burlingame-Lee, «Margaret Floy Washburn: A Quest for the Harmonies in the Context of a Rigorous Scientific Framework», in Gregory A. Kimble & Michael Wertheimer, Portraits of Pioneers in Psychology, vol. V, American Psychological Association, 2003 (ISBN 978-1-59147-017-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]