Margaret Cossaceanu

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Margaret Cossaceanu
Portrait d'Antoine Bourdelle par Margareta Cossaceanu - 1970.jpg

Le portrait d'Antoine Bourdelle par Margaret Cossaceanu (1970), photographié par son fils, Carol-Marc Lavrillier

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Influencée par
Conjoint
Enfant
Œuvres réputées
Les Amants (1917)
La Maternité (1917)
Pieta (1923)
Femme à la draperie
(1925)
Bas-relief des Daces (1939)
Portrait en marbre de Rhodia Bourdelle (1943)
L'homme allongé (1942) par Margaret Cossaceanu

Margaret Cossaceanu ou Margaret Cossaceanu-Lavrillier (née le à Bucarest et morte le (à 87 ans) à Paris) est une sculptrice française d'origine roumaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'un père ingénieur et d'une mère professeur de français, Margaret Cossaceanu est également la nièce du savant George Constantinescu, inventeur de la théorie de la sonicité. Elle étudie la sculpture, de 1910 à 1913 à l'école des beaux-arts de Bucarest, où elle a comme professeur Dimitrie Paciuera et ouvre son atelier en 1914.

En 1921, elle obtient une bourse lui permettant d'aller à Rome poursuivre ses études à l'Académie des beaux-arts de Rome. C'est au cours de ce séjour dans la capitale italienne, qu'elle rencontre le graveur-médailleur français André Lavrillier, lauréat du prix de Rome en 1914 et, de ce fait, pensionnaire de la Villa Médicis. Celui-ci l'emmène à Paris, et lui fait rencontrer Antoine Bourdelle[1].

Après avoir obtenu le Grand prix de l'Académie des beaux-arts en 1922, elle quitte Rome pour s'installer à Paris, où elle fréquente un temps l'atelier de son compatriote Constantin Brâncuși tout en poursuivant ses études à l'Académie de la Grande Chaumière, dans l'atelier d'Antoine Bourdelle[2], où elle côtoie notamment Germaine Richier et Alberto Giacometti. Bourdelle la prend comme collaboratrice dans son atelier de l'impasse du Maine et elle travaille alors sur un certain nombre des grandes réalisations de celui-ci. Il lui fait exécuter des agrandissements de certaines de ses œuvres, comme, par exemple, sa Sapho. Elle restera auprès de lui jusqu'à la mort de Bourdelle en 1929. Dans un petit texte manuscrit daté de décembre 1928 reproduit dans la catalogue de l'exposition que le musée Rolin d'Autun a consacré en 2011 à Margaret Cossaceanu, Antoine Bourdelle écrit : « Elle a su m'aider dans l'exécution de plusieurs de mes figures. Cossaceanu a, en plus d'une très forte science technique, un très rare don de composition. »

En 1929, elle épouse André Lavrillier, avec qui elle a trois enfants, dont le photographe Carol-Marc Lavrillier. Après la mort de sa fille Nadia, à l'âge de 23 ans, en 1957, suivie quelques mois plus tard de celle de son mari, elle se retire dans son atelier.

En 1970, pour le quarantième anniversaire de la mort de son maître, elle réalise de mémoire un buste d'Antoine Bourdelle.

Margaret Cossaceanu meurt à Paris le , à l'âge de 87 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • sous la direction d'Anne Rivière, Scuplture'elles, Les sculpteurs femmes du XVIIIe siècle à nos jours, Co-édition Somogy / Musée des Années Trente de Boulogne Billancourt, 2011

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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