Marcus Aemilius Lepidus (consul en -232)

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Marcus Aemilius Lepidus est un homme politique de la République romaine de la fin du IIIe siècle av. J.-C., période qui sépare la première et la deuxième guerre punique. Les sources historiques comme Tite-Live sont lacunaires sur cette période, ce qui explique qu'on sache peu de choses sur lui.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre des Aemilii Lepidi, branche de la famille patricienne des Aemilii. Il est le fils de Marcus Aemilius Lepidus, consul en 285 av. J.-C.[1] Son nom complet est Marcus Aemilius M.f. M.n. Lepidus[2]. Il est le père de Marcus Aemilius Lepidus, préteur en 218 av. J.-C., d'un Lucius et d'un Quintus Aemilius Lepidus[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Consulat (232)[modifier | modifier le code]

En 232 av. J.-C., il est consul alors que des peuples de Sardaigne, récemment soumis par les Romains, se soulèvent une fois de plus contre cette domination. Avec son collègue au consulat, Marcus Publicius Malleolus, ils répriment les soulèvements et réunissent un important butin. Alors qu'ils abordent les côtes de la Corse, ils se font attaquer par les insulaires corses qui s’emparent de ce butin[a 1],[3].

Durant leur consulat, le tribun de la plèbe Caius Flaminius s'oppose au Sénat et propose une loi agraire qui donnent à des citoyens romains des lots de terre dans les Ager Gallicus et Ager Picenus[a 2],[3].

Consulat suffect (222-218)[modifier | modifier le code]

Entre 222 et 218 av. J.-C., il est consul suffect[3].

Augure et décès (216)[modifier | modifier le code]

Marcus Aemilius Lepidus décède en 216 av. J.-C. alors qu'il est augure. Ses trois fils, Marcus, Lucius et Quintus organisent des jeux funèbres pendant trois jours en son honneur[a 3],[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a et b Wilson 2003, p. 14.
  2. Broughton 1951.
  3. a, b et c Broughton 1951, p. 225.
  4. Broughton 1951, p. 252.
  • Sources antiques :
  1. Dion Cassius, Histoire romaine, XII, 18
  2. Polybe, Histoires, II, 21, 7-8
  3. Tite-Live, Histoire romaine, XXIII, 30, 15

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (en) Stephen Wilson, The Means of Naming : a Social History, Routledge, , 440 p. (ISBN 1-8572-8245-0)

Voir aussi[modifier | modifier le code]