Marco de Gastyne

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Marco de Gastyne
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Marc Henri Benoist dit Marco de Gastyne, né le à Paris XVIIe où il est mort le , est un peintre français devenu réalisateur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marco de Gastyne est le fils de l'écrivain Jules Benoist, plus connu sous le nom de Jules de Gastyne, et le frère du chef décorateur Guy de Gastyne. Après avoir étudié la peinture (il obtient le premier Prix de Rome en 1911[1]), il est admis comme pensionnaire à la Villa Médicis de 1911 à 1913. En 1914, il épouse Mary Christian, chanteuse lyrique, avec laquelle il a une fille et dont il divorce au bout de 10 ans.

Il se tourne ensuite vers le cinéma, d'abord comme décorateur pour René Le Somptier, Germaine Dulac ou Robert Boudrioz[1], puis il devient réalisateur de films à partir de 1922. En 1924, il se remarie avec Choura Miléna, d'origine russe[1], qu'il fait jouer dans ses films. Pendant la période du muet, il tourne notamment La Châtelaine du Liban avec Arlette Marchal (1926) et La Merveilleuse Vie de Jeanne d'Arc avec Simone Genevois (1929).

En 1930, son premier film parlant, Une belle garce, est un succès commercial[1], succès qui ne se renouvelle pas par la suite. Il abandonne le cinéma à la fin des années 1930, revient à la peinture, puis il réalise des courts métrages à partir de 1945. En 1954, il tourne en Égypte un film, Le Masque de Toutankhamon (ou Le Trésor des pharaons) qui ne sera jamais monté[1]. À cette occasion, il remarque une jeune figurante qu'il envoie tenter sa chance à Paris, où elle va devenir Dalida[2]. Il reprend son activité de peintre après avoir quitté définitivement les plateaux de cinéma.

Il a aussi été illustrateur, comme dans le journal La Baïonnette.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Salon de Paris, Portrait de Mme JB
  • L'Angoisse du poilu[3] (Je ne peux pas dormir dans ce silence, première guerre mondiale)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Claude Beylie et Philippe d'Hugues, Les Oubliés du cinéma français, préface de Jean-Charles Tacchella, Éditions du Cerf, 1999, p. 57-60
  2. selon Beylie et d'Hugues, « Dalida confirme elle-même l'histoire dans ses Mémoires, sans trop s'appesantir sur les détails, mais en citant Marco de Gastyne »
  3. L'Angoisse du poilu

Liens externes[modifier | modifier le code]