Marco Koskas

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Marco Koskas
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Marco Koskas est un écrivain franco-israélien né le en Tunisie[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrivé en France à l'âge de 11 ans, Marco Koskas est le fils d'un cafetier juif tunisien installé en banlieue parisienne qui meurt au bout d'un an d'exil[2]. Il fait ses études secondaires au lycée de Saint-Cloud. Collaborateur du Matin, Globe, L'Express et Libération, il a été détective privé et pensionnaire de la Villa Médicis de 1980 à 1982[3].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Repéré par Erik Orsenna et auteur de quinze livres, il reçoit le prix du premier roman en 1979 pour Balace Bounel, dont Bertrand Poirot-Delpech dit « si l'on juge un premier livre et ses promesses à ce qu'une voix inouïe s'y fait entendre, c'est gagné[4]. »

Marco Koskas est également auteur dramatique. Sa première pièce Le Roi des Schnorrers, adaptée du roman éponyme d'Israel Zangwill, est montée au festival d'Avignon en 1995 dans une mise en scène de Jean-Luc Porraz au Théâtre Benoît-XII.

En , Koskas publie un roman policier, Aline, pour qu'elle revienne aux Éditions Baleine.

En , il publie Mon cœur de père, chez Fayard où il décrit, sous forme d'un journal, ses conflits avec son fils, devenu juif orthodoxe. Patrick Besson dit de Koskas qu'il est « combattant du style. Il est resté cru comme un guerrier tartare. En 30 ans d'exercice littéraire patient, il n'a jamais cédé au mauvais goût du jour. »

A la fin de l'année 2011, Koskas émigre en Israël. Il vit désormais à Tel-Aviv. Avant de quitter la France, il publie un article intitulé « Peut-on encore être un écrivain juif en France ? », dans lequel il retrace l'historique du sentiment antisémite et anti-israélien dans le milieu littéraire français et dans les médias. L'article, refusé par toute la presse hexagonale, est finalement publié en mars 2012 dans la version française du Jerusalem Post.

En , son roman Bande de Français, qui raconte l'installation de juifs français à Tel-Aviv, est sélectionné parmi les 17 ouvrages cités pour le prix Renaudot.

Controverse[modifier | modifier le code]

Le roman ayant été refusé par toutes les maisons d'éditions, Koskas a choisi de le publier à compte d'auteur via la plateforme CreateSpace d'Amazon sous le nom d'une maison d’édition inventée pour l’occasion, « Galligrassud », compression de trois grandes maisons d’éditions parisiennes[5],[6]. L'ouvrage étant exclusivement diffusé par Amazon, le Syndicat de la librairie française (SLF) dénonce la valeur symbolique de ce choix et déclare qu'il « rend un bien mauvais service à l'auteur lui-même, aux libraires et donne un signal inquiétant pour l'avenir de la création et de la diffusion du livre[7]. » Dans une lettre ouverte, Koskas déclare :

« la civilité élémentaire, ce serait de laisser maintenant les jurés débattre sans menaces ni chantage, pour que le meilleur gagne[8]. »

Le livre a été remarqué par l'un des jurés du prix Renaudot, Patrick Besson, qui affirme qu'il ignorait que ce livre était publié par Amazon[9]. Il dénonce notamment le pourcentage récolté par les maisons d'édition sur les ventes de livres. Suite à cette interview, une libraire se dit « choquée » du désintérêt des libraires et adresse une lettre ouverte aux membres du jury du prix littéraire[10].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Balace Bounel, Ramsay, 1979 ; rééd. Pocket, 1989 (prix du premier roman)
  • Destino, Grasset, 1981
  • L’Homme de paille, Calmann Levy, 1988
  • L’Étrangère (récit), Calmann Levy, 1988
  • La Position Tango, J.-C. Lattès, 1990
  • Albert Schweitzer ou le Démon du bien (biographie), J.-C. Lattès, 1992 ; rééd. Livre de Poche, 1992
  • Arafat ou le palestinien imaginaire (biographie), J.-C. Lattès, 1994
  • J’ai pas fermé l’œil de l'été, Julliard, 1995
  • L’Hindou assis sur son trésor (récit), JC Lattès, 1997
  • Love and stress, Laffont, 2002
  • Avoue d'abord, La Table Ronde, 2007
  • Aline, pour qu’elle revienne (roman), éditions Baleine, 2009
  • Mon cœur de père (journal), Fayard, 2012
  • Ivresse du reproche (roman), Fayard, 2013
Romans autoédités
  • Bande de Français, 2018
  • Toutes les femmes ou presque, 2019

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Roi des Schnorrers, Lansmann, 2002
  • Dov de Deauville, inédit (sous-titres en hébreu d'Emmanuel Pinto)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]