Marchepied (marine)

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Un marchepied est un cordage tendu sous une vergue ou un espar et sur lequel marchent les marins pour travailler sur les gréements[1],[2].

Marins sur les marchepieds du Tre Kronor à Stockholm pendant les Tall Ships Races 2013
Gabiers travaillant sur une vergue du Khersones.
Un matelot travaillant au Stavros S Niarchos en évoluant sur le marchepied et le petit marchepied de la vergue du grand perroquet.

Etymologie[modifier | modifier le code]

Le terme anglais très courant en voile est Footrope[1],[2], il a remplacé les anciens termes anglais horse ou flemich horse qui désignaient ce cordage. Le terme est identifié en français dés 1678 pour désigner un cordage sous une vergue[3].

Description[modifier | modifier le code]

Les marchepieds sont fixés aux vergues par des bouts de filins verticaux appelés « étriers »[4] (stirrup en anglais). Il existe en bout de vergues des marchepieds courts sans étriers, utilisés pour pousser ou rentrer un bout-dehors[1]. Ils s'appelle tout simplement "petit marchepied" ou "marchepied de bout dehors"[1]. Les petits marchepieds sont ajoutés en bout de vergues car les bords des marchepieds qui courent le long de la vergue ne sont pas facilement utilisables sur l'extrémité de celle-ci.

Les marchepieds étaient traditionnellement en chanvre comme les autres cordages. Compte tenu de l'usure potentiellement importante et de la sécurité que représente sa bonne tenu, les marchepieds étaient enduit de goudrons pour les protéger de l'usure, des embruns et des moisissures. Le goudron étaient l'odeur que l'on pouvait sentir sur les grand voiliers au XVIIIe siècle. Il n'est plus d'usage aujourd'hui compte tenu de l'amélioration de la qualité des cordages et des désagréments qu'il occasionne.

De nos jours, par mesure de sécurité les vergues sont équipées d'une tige en métal fixée sur la vergue, sur laquelle peut coulisser le mousqueton d'une ligne de vie. Équipement qui n'existait pas dans le passé, rendant les manœuvres dangereuses, toute chute étant souvent fatale.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Les marchepieds se rencontrent sur les vieux gréements, principalement à voiles carrés. Bien que les voiles carrées soient la plupart du temps manœuvrées à partir du pont, elles doivent être ouvertes, réduites (prise de ris) ou attachés aux vergues avec les ris (cordages qui permet de réduire les voiles ou les attacher aux vergues).

Cela oblige les marins à monter en altitude sur les gréements, et à utiliser les marchepieds pour pouvoir évoluer latéralement sur les vergues.

Les marchepieds sont réglés de sorte que les gabiers soit à la bonne hauteur pour leur travail sur les gréements[1]. La position de travail la plus confortable sur les vergues étant de se pencher en avant les pieds posés sur les marchepieds et le ventre posé sur la vergue.

Les autres principaux travaux nécessitant les marchepieds sont les manœuvres des bout dehors et des vergues elles-mêmes[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Dictionnaire de la marine à voiles (Pâris et De Bonnefoux, réédition de 1999), page 436
  2. a et b Guide des termes de marine (Chasse Marée, 1997), page 57
  3. « CNTRL (Etymologie / Marchepied) »
  4. « CNRTL (Définition / Marchepied) »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Parïs et Pierre de Bonnefoux, Dictionnaire de marine à voiles (Détail des éditions), Editions du Layeur (réimpr. 1999) (1re éd. 1859), 720 p. (ISBN 291146821X)
  • Collectif, Guide des termes de marine : Petit dictionnaire thématique de marine, Le Chasse Marée - Armen, , 136 p. (ISBN 290370872X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]