Marchand de listes

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Le marchand de listes est un professionnel de l'immobilier dont l'activité consiste à proposer des listes ou des fichiers de logements à louer ou à vendre. Le client, moyennant le versement d'une somme généralement forfaitaire, peut consulter des listes de logements, avec les coordonnées de leurs propriétaires.

Contrairement à un agent immobilier « traditionnel », le marchand de listes n’a aucun rôle d’intermédiaire entre les parties. Une fois la liste vendue, il appartient aux intéressés de prendre directement contact avec le propriétaire pour l’organisation des visites et, le cas échéant, aboutir à la conclusion de la transaction. L’acheteur de liste ne bénéficie d’aucune garantie quant à l’obtention du logement.

Agence de location dite sans commission[modifier | modifier le code]

L'activité de marchand de listes remonte à la fin des années 1970 et concerne la location immobilière. Elle consiste à proposer, à des candidats à la location de biens immobiliers, des listes de propriétaires contre une adhésion à ce service, ce qui explique que les marchands de listes ont également été appelés agences de location dites sans commission.

Ce système s'est développé en France lors de la crise du logement à la fin des années 1970. Le montant des honoraires des agences immobilières étant, à l'époque, à la charge du locataire seul, trouver un logement dans les grandes villes devenant de plus en plus difficile et coûteux, des officines ont été créées pour proposer un service de marchand de listes. La moyenne de l'adhésion demandée était d'environ 80 euros (soit 500 Fr.).

Dans le courant de l'année 1983, il existait à Paris quelque cinquante de ces agences dont le nom était aussi agences de location dites sans commission. En réalité, la plupart d'entre elles étaient le fait de mêmes personnes qui ont été condamnées pour escroquerie. Des émissions de télévision ont été nombreuses à être proposées par l'Institut national de la consommation, dans le cadre de l'émission D'accord pas d'accord, notamment avec l'association populaire familiale syndicale qui avait réuni sur Paris plus de 500 plaintes de consommateurs abusés.

Encadrement juridique[modifier | modifier le code]

Les vendeurs de listes relèvent de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970. Ils sont par conséquent soumis à certaines obligations. Ils possèdent une carte professionnelle spécifique portant la mention « marchands de listes » et, en cas d'infraction, peuvent encourir des sanctions pénales.

L’ordonnance du 1er juillet 2004[1] et la loi du 3 juillet 2004 imposent aux marchands de listes de fournir des coordonnées de propriétaires de logements à louer avant de percevoir des sommes correspondant à l'adhésion à leur système[2].

A compter du 1er juillet 2014 les « marchands de liste » doivent, conformément à la loi ALUR, bénéficier d’une clause d’exclusivité sur les biens qu’ils proposent et la convention qu’ils signent avec leurs clients doit rappeler toutes les obligations qui s’imposent aux professionnels de la loi « Hoguet ».

Critiques[modifier | modifier le code]

Les marchands de liste sont accusés par les associations de défense des consommateurs de ne pas fournir de réel service, en abusant de la difficulté à trouver un logement dans certaines villes[3], et notamment en ciblant les étudiants.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. article 6-II de l’ordonnance du 1er juillet 2004 interdit au marchand de listes de réclamer, avant l'exécution de son obligation, de fournir des listes ou des fichiers de logements à ses clients.
  2. textes et commentaires sur la loi du 1er juillet 2004 sur le site de la DGCCRF
  3. http://www.lefigaro.fr/immobilier/2012/08/28/05002-20120828ARTFIG00473-logement-attention-aux-vendeurs-de-listes.php

Liens externes[modifier | modifier le code]